Jehan Mayoux

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Jehan Mayoux né le à Cherves et mort à Ussel le , est un poète, enseignant, militant pacifiste, antimilitariste et libertaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est de le fils de Marie Mayoux et de François Mayoux, enseignants et syndicalistes très engagés dans le militantisme.

Instituteur antimilitariste et libertaire, Mayoux entre en contact avec les surréalistes au début de l'année 1933, envoyant à André Breton et Paul Éluard un « jeu surréaliste » qui sera publié dans la revue Le Surréalisme au service de la révolution. En 1935, il participe à la première manifestation du groupe Rupture. Il restera membre du groupe surréaliste jusqu'en 1967.

En 1939, il refuse la mobilisation et se voit condamné à cinq ans de prison, puis il s'évade. Il est repris par les autorités de Vichy et est déporté par les Allemands au camp de Rawa-Ruska en Ukraine.

En 1945, il réintègre l'enseignement. Durant la guerre d'Algérie, il réclame le droit à l'insoumission en signant le manifeste des 121. Il subit alors un interdit professionnel de cinq ans. Par la suite, il participe aux mouvements de Mai 68, mais s'en écarte après un désaccord avec certains syndicats.

Ami du peintre Yves Tanguy et du poète Benjamin Péret, il laisse derrière lui une œuvre poétique encore largement méconnue.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Ma tête à couper, GLM (1939)
  • Au crible de la nuit, GLM (1948)
  • André Breton et le surréalisme, Les cahiers de Contre-courant/Le libertaire, Revue de synthèse anarchiste, Le Havre, s.d[1].
  • Œuvres complètes, Éditions Peralta, Ussel (1976)
  • Traînoir. Le Fil de la nuit. Maïs. Autres poèmes..., Atelier de création libertaire (1997)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry Maricourt, Histoire de la littérature libertaire en France, Albin Michel, , 491 p. (lire en ligne), pp. 294 et suivantes.

Notices[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]