Jean Vignaud

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Jean Vignaud
Les Amours d'Héloïse et d'Abeilard.jpg

Abélard et Héloïse surpris par Fulbert (1819), Joslyn Art Museum (en), Omaha, Nebraska.

Naissance
Décès
Activité

Jean Vignaud, né à Beaucaire (Gard) en 1775 et mort à Nîmes le , est un peintre d’histoire et un portraitiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un tailleur de vêtements, il refuse de reprendre la direction de l'atelier familial et préfère se consacrer à sa passion : la Peinture. Autodidacte à ses débuts, il devient néanmoins professeur de dessin à l'école centrale de Nîmes, fonction qu'il abandonne en 1796 pour se rendre à Paris où un graveur l'emploie lui assurant son ordinaire et lui permettant pour ses loisirs de copier les maîtres anciens au Louvre et les modernes au Luxembourg. Son talent grandissant, il est remarqué par le hollandais Wander Wold qui lui offre cent écus par semaine pour travailler pour lui et lui assure ainsi une certaine aisance financière. Il entre ensuite dans l'atelier de Jacques-Louis David; dès lors le préfet de police Dubois lui prête un atelier dans son hôtel particulier et lui obtient des commandes de portraits qui le mettent à l'abri du besoin[1].

Il peut ainsi aborder les œuvres de grandes dimensions et être accepté au Salon où il expose de 1806 à 1824, ses toiles étant souvent achetées par l'État pour doter des musées et des églises, avec notamment :

De retour à Nîmes en 1820, il est le tout premier directeur de l’école de dessin qui vient juste d'être créée, mais décède six ans plus tard. Jean Vignaud était aussi collectionneur de tableaux et la plus grande part de sa collection fut acquise en 1827 par la ville de Nîmes pour enrichir le fonds du musée des Beaux-Arts tout nouvellement créé (1823), alors installé dans la Maison Carrée[2].

Son frère aîné, le peintre Antoine Vignaud, né en 1773 à Beaucaire, dont la notoriété est restée locale, est connu pour avoir peint un retable dans la chapelle du Sacré-Cœur de l'église saint-Paul à Beaucaire (Photo).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

L'abbé Bonhomme1821
  • Nîmes, musée des Beaux-Arts :
    • Mercure enseignant la lyre à Amphion, huile sur toile, 1819, présentée au Salon de 1819
    • L'Abbé Bonhomme, huile sur toile, 1821
    • Liszt vers 14-15 ans, huile sur toile, 1826
    • Mort de Saint Bruno, huile sur toile, d'après Eustache Le Sueur


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liszt vers 14-15 ans
  • Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l’école française, au XIXe siècle, Vergne, 1831, p. 691.
  • André Bernardy, Les artistes gardois de 1820 à 1920, Ateliers Henri Peladan, Uzés (Gard), 1980, pages 39 à 40 Document utilisé pour la rédaction de l’article

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b André Bernardy, Les artistes gardois de 1820 à 1920, Ateliers Henri Peladan, Uzés (Gard), 1980, page 40.
  2. Guy Tosatto in Préface du Guide des collections du musée des Beaux-Arts de Nîmes - Réunion des musées nationnaux, Paris, 2000 - (ISBN 2 7118 4096 4)
  3. « Noli me tangere », notice no PM30000067, base Palissy, ministère français de la Culture
  4. « La Mort de Le Sueur », notice no 000PE009499, base Joconde, ministère français de la Culture

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