Jean-Luc Coronel de Boissezon

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Jean-Luc Coronel
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Jean-Luc Coronel de Boissezon est un historien français du droit.

Professeur à l'université de Montpellier à partir de 2010, il est révoqué en 2019.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1989, Jean-Luc Coronel de Boissezon obtient le diplôme de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence avec un mémoire sur la pensée politique de Julius Evola[1]. En 2008, il obtient ensuite son doctorat à l'université Paris-Sud, avec une thèse intitulée Frédéric Le Play face au droit, dirigée par les professeurs Brigitte Basdevant-Gaudemet et François Jankowiak[2].

De 2010 à 2019, il est professeur à la faculté de droit et science politique de Montpellier.

Destitution[modifier | modifier le code]

En mars 2018, Coronel de Boissezon est mis en cause dans l'intrusion d'hommes cagoulés et dans les violences commises contre des étudiants grévistes, en même temps que le doyen Philippe Pétel. Les deux professeurs sont alors inculpés pour « complicité d'intrusion » et suspendus de leurs fonctions. Coronel se défend pourtant : « j'étais présent [...] pour veiller sur nos locaux, nos étudiants et nos collègues présents. Je n'étais évidemment pas cagoulé et donc parfaitement identifiable de mon plein gré. [...] Je n’ai pas l’habitude, lorsque je suis agressé, de rester passif »[3]. C'est la compagne de Coronel, ancienne candidate royaliste aux élections législatives de 2012 dans le Rhône, qui serait à l'initiative du commando[4].

Emmenés par le Montpelliérain Rémy Cabrillac, 450 universitaires s'insurgent, dans un courrier à la ministre, contre la suspension des professeurs, mesure prise selon eux au mépris du principe de présomption d'innocence[5]. Le , Coronel et Pétel écopent toutefois, le premier d'une révocation de l'enseignement supérieur, le second d'une suspension pour cinq ans[6]. Pour François-Xavier Lucas, professeur de droit à l'université Panthéon-Sorbonne, ces sanctions retenues contre « deux universitaires parmi les plus éminents » sont d'une « extrême sévérité », mais aussi « infondée et nourrie d'arrière-pensées politiques »[7]. Le journaliste Mickaël Fonton estime cette sanction « rarissime »[8].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Réputé conservateur, il figure notamment, en 2012, parmi les signataires d'une tribune s'opposant au « mariage pour tous ». D'après Les Inrockuptibles, il participe également à une manifestation organisée par la Ligue du Midi en 2016[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Travaux inédits », Revue française de science politique, vol. 40, no 3,‎ , p. 437 (lire en ligne).
  2. « Thèse de Jean-Luc Coronel de Boissezon », sur Theses.fr (consulté le 22 février 2019).
  3. Wally Bordas, « Violences à Montpellier : l’ex-doyen de la fac et un professeur mis en examen », Le Figaro Étudiant,‎ (lire en ligne, consulté le 21 février 2019).
  4. https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/violences-a-la-fac-de-montpellier-le-prof-de-droit-la-royaliste-et-le-commando_2068627.html.
  5. https://abonnes.lemonde.fr/campus/article/2018/05/28/violences-a-la-faculte-de-droit-de-montpellier-un-rapport-preconise-de-sanctionner-l-ex-doyen_5305845_4401467.html.
  6. https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/02/07/violences-a-la-fac-de-droit-de-montpellier-l-ancien-doyen-et-un-professeur-sanctionnes_5420634_4401467.html.
  7. François-Xavier Lucas, « Violences à la fac de Montpellier : « Les lourdes sanctions contre deux professeurs sont iniques » », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 21 février 2019).
  8. https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/montpellier-une-faillite-francaise-105563.
  9. « Violences à la fac de Montpellier : un prof de droit assume avoir porté des coups », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne, consulté le 21 février 2019).

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]