Jean-Luc Carbuccia

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Jean-Luc Carbuccia
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Jean-Luc Carbuccia, né à Bastia le [1] et mort à Gallipoli le , est un général et archéologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille, ancienne famille corse, apparentée aux Mozer de Mattéï, émigrée en France, préfère l’exil à la servitude des Génois. Son grand-père et son père s'illustrent au sein du régiment « Royal corse » où servent de nombreux notables exilés.

Il entre à Saint-Cyr en 1825 et en sort sous-lieutenant deux ans plus tard. Présent au débarquement du corps expéditionnaire de l'Algérie en 1830, il prend part à tous les combats des débuts de la conquête : débarquement du corps expéditionnaire à Sidi-Ferruch, aux sièges de Fort l’Empereur et d’Oran. Il regagne la France six ans plus tard avec le grade de capitaine. En 1839, il regagne à sa demande l'Algérie. Trois blessures, quatre citations et la croix de chevalier de la Légion d'honneur témoignent de ses qualités de soldat. Il y gagne également l'estime du duc d'Aumale et du maréchal Bugeaud, gouverneur de l'Algérie.

Colonel à 40 ans, il succède au colonel, comte de Noue le , à la tête du 2e régiment étranger en Algérie et au colonel Canrobert à la subdivision de Batna. Il reçoit le premier drapeau du régiment. Tout particulièrement apprécié par ses hommes, il sait en tirer une obéissance aveugle. Il s'illustre à leur tête, notamment lors de la prise de Zaatcha, durant laquelle son imprudence initiale lui sera reprochée par le général Emile Herbillon.

En 1854, nommé général, il est affecté à Paris. Mais la guerre de Crimée éclate, il demande à y être envoyé. Il y participe à la tête de la brigade de Légion étrangère. Après les obsèques du général d’Elchingen, mort du choléra d’une façon foudroyante, il rentre fatigué. Le lendemain, , contaminé lui aussi, il meurt en quelques heures, âgé de 46 ans, devant Gallipoli.

L'archéologue[modifier | modifier le code]

En plus d'avoir été un grand chef militaire, le général Carbuccia (colonel en Algérie) était féru d'archéologie. Sous ses ordres, son régiment, le 2e régiment étranger a commencé les campagnes de fouille de la ville romaine de Lambèse[2]. Cette ville fut l’ancienne capitale militaire de la Numidie romaine. Le colonel Carbuccia reconstitua en outre la géographie de l’ancienne province romaine.

Des fouilles des ruines de Lambèse, il tire un rapport intitulé « Archéologie de la subdivision de Batna ». Il est reçu par l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Le rapport est conservé actuellement à la bibliothèque de l’Institut de France. Récompensé par une médaille de satisfaction, Carbuccia ne l’accepte que pour son régiment.

Il est également l'auteur de :

Description des ruines situées sur la route suivie par la colonne du général de Saint Arnaud, mai-juin 1850 dans les Nemenchas et dans l’Aurès.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Base Leonore : Jean Luc Sébastien Bonaventure Carbuccia »
  2. Carole Dudognon, « Lambèse : une cité militaire et cultuelle antique », paru dans le Bulletin de la Société d’archéologie et d’histoire de Charente-Maritime, n° 33, 2006, p. 95, disponible en ligne [1], consulté le 28 septembre 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Deuxième Étranger - P. Cart-Tanneur et T. Szecsko - B.I.P. 1986, (ISBN 2905393025)
  • Division communication et information de la Légion étrangère
  • Division Histoire et Patrimoine de la Légion étrangère

Liens externes[modifier | modifier le code]