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Jean-Louis Soubdès

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Jean-Louis Soubdès
Illustration.
Portrait en pied de Jean-Louis Soubdès, Musée de la franc-maçonnerie, ca 1798.
Fonctions
Administrateur du département du Gers

(1 an et 2 mois)
Député au Conseil des Anciens

(1 an, 6 mois et 28 jours)
Juge au tribunal de première instance de la Seine

(7 ans, 11 mois et 20 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Aulnay (Charente-Maritime)
Date de décès (à 69 ans)
Lieu de décès Condom (Gers)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Modérés
Profession Magistrat
députés du Gers

Jean-Louis Soubdès, né le à Aulnay (Charente-Maritime)[1] et mort le à Condom (Gers), est un avocat, magistrat, franc-maçon et homme politique français.

Il est d'abord député du Gers au Conseil des Anciens, puis juge au tribunal de 1re instance de la Seine, tout en étant vénérable maître de la loge de Condom La Parfaite Amitié.

Jeunesse et formation

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Jean-Louis Soubdès est issu d'une famille de la petite noblesse du Condomois[2],[3], propriétaire de la seigneurie du Lac, dont Jean-Louis prit parfois le nom[4]. Il est le fils de Gabriel de Soubdès, juge-royal en chef du comté de Gaure, receveur des aides en Poitou, et de Madeleine Despetit de La Salle[1].

Licencié en droit de l'Université de Toulouse, il poursuit ses études à Poitiers et y obtient un doctorat en droit civil et canonique. Il y devient docteur en droit puis avocat. En 1779, il prend la suite de son père à la charge de juge-royal en chef du comté de Gaure[5], acquise par son grand-père Guillaume de Soubdès, président de l'Élection de Lomagne.

Mariage et descendance

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Il épouse Suzanne Jadot de Duran en 1780 à Sainte-Mère, fille de Pierre Jadot de Duran, bourgeois, et de Geneviève de Castanet[6]. Leur fils aîné, Pierre Soubdès, fut éphémère sous-préfet de Lectoure pendant les Cent-jours. Leur fils cadet Jean-Marie Soubdès fut capitaine de cuirassiers sous Napoléon Ier[7] ; c'est le père d'Albert Soubdès (1822-1901), archiviste de la ville de Condom[8].

Carrière politique

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Il est élu administrateur du département du Gers en 1790, député du Gers au Conseil des Anciens[9] le 24 germinal an VI, par 262 voix sur 365 votants. Il prend d'abord place parmi les partisans du Directoire. Il est ensuite élu secrétaire en l'an VII et membre de la commission des rapports.

Après le 18 brumaire, il est nommé le 14 germinal an VII juge au tribunal de première instance de la Seine.

Carrière maçonnique

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Jean-Louis Soubdès est initié par la loge « Le Mystère » dans les années 1780. Il rejoint au début des années 1790 la loge « La Parfaite Amitié » à Condom dont il est vénérable. À Paris, il rejoint la loge « Thémis »[10].

Il est nommé officier du Grand Orient de France au sein de la « Grande Loge d'administration » le 13 décembre 1805[11], jusqu'à la chute de l'Empire[5].

Publications

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  • Conseil des anciens, Motion d'ordre faite par Soubdès (du Gers), relativement à la discussion sur l'organisation judiciaire : séance du 18 ventose, an 7, Paris, Imprimerie nationale, , 4 p. (BNF 37235698)
  • Jean-Louis Soubdès, Corps législatif. Conseil des Anciens : Discours prononcé par Soubdès, séance du 12 thermidor an VII, Paris, Imprimerie nationale, , 3 p., In-8° (BNF 31386770)
    Sur le vol des diligences et caisses publiques
  • Jean-Louis Soubdès, Corps législatif. Conseil des Anciens. Discours prononcé par Soubdès sur l'adresse de l'administration centrale du département du Gers concernant la conspiration royale qui a éclaté dans le département. Séance du 3e jour complémentaire, an VII, Paris, Imprimerie nationale, an viii, 11 p., In-8° (BNF 31386772)
  • Jean-Louis Soubdès (Anon.), Traité du jeu de wisth en forme de vocabulaire raisonné indiquant les lois et les règles qu’on doit pratiquer pour le bien jouer, ainsi que les usages et les convenances qu’on doit observer pour le jouer avec agrément, précédé d’une notice historique sur son nom et son origine ; suivi d’une ancienne boutade contre ce jeu, et d’une chanson, Paris, Léopold Collin, , 176 p., In-12°
  • Jean-Louis Soubdès, Les vrais principes de la discipline de l’Église catholique, mis à la portée de tous les fidèles, Paris,

Notes et Références

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  1. a et b « Etat civil- Charente Maritime », sur archinoe.net, p.76.
  2. « La maison des Abbés, berceau des Soubdès », La dépêche,‎ (lire en ligne).
  3. « Bulletin de la Société archéologique, historique littéraire & scientifique du Gers » Accès libre, sur Gallica, (consulté le ).
  4. « Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie du Gers » Accès libre, sur Gallica, (consulté le ).
  5. a et b Pierre Mollier, « Jean-Louis Soubdès », Lettre d'information de l'Association des amis du musée de la franc-maçonnerie,‎ .
  6. « Ministère de la culture - Base Léonore », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le ).
  7. Georges Courtès, Le Gers : dictionnaire biographique de l'Antiquité à nos jours, Société archéologique et historique du Gers, , 2e éd., p. 325
  8. « Revue de Gascogne : bulletin mensuel du Comité d'histoire et d'archéologie de la province ecclésiastique d'Auch » Accès libre, sur Gallica, (consulté le ).
  9. « Corps législatif. Conseil des Anciens. Observations faites par Soubdès en présentant au Conseil un tableau intitulé » [livre], sur Google Books (consulté le ).
  10. Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, Paris, Presses universitaires de France, , 5e éd. (1re éd. 1986), 1 376 p. (ISBN 2-13-055094-0), p. 1150Voir et modifier les données sur Wikidata
  11. « Sévenet-Souvestre » Accès libre, sur Gallica (consulté le ).


Bibliographie

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  • « Jean-Louis Soubdès », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Aliocha Piéchaud, Une noblesse fort équivoque. Évolutions sociales, matérielles et culturelles d'une famille gasconne entre notabilité et noblesse, les Soubdès (v. 1650 - 1901), Mémoire de master 2 de Sorbonne Université sous la direction de François-Joseph Ruggiu et Michel Figeac, 2024.

Article connexe

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Liens externes

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