Jay M. Ipson

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Jay M. Ipson, en décembre 2009.

Jay M. Ipson (né le 5 juin 1935 à Kovno, sous le nom de Jacob Ipp) est un survivant lithuano-américain de la Shoah. Il est cofondateur du Virginia Holocaust Museum, à Richmond, en Virginie.

Enfance et national-socialisme[modifier | modifier le code]

Jakob Ipp est né en Lituanie. Ses parents, Israël et Eta (Edna) Ipp, vivaient à Kowno. En 1941, alors qu’il n’a que six ans, sa famille est envoyée, par le régime National-socialiste, dans le Ghetto de Kowno. En 1943, Jakob et sa mère sont « sélectionnés » avec 5 000 autres Juifs. Grâce à un ami, appartenant à la police juive des ghettos, ils réussissent à s’enfuir et ont ainsi survécu. Par la suite, Jakob et ses parents réussiront à fuir.

Ils se réfugient dans une famille de paysans catholiques, les Paskauskas. Pendant six mois ils tinrent bon, jusqu’à leur libération par les russes, entassés dans une grotte sans lumière (environ 3,5 m de long, 2,7 m de large et 1 m de haut), dans laquelle on accédait grâce à un long tunnel. À la fin, dans cette grotte, se cachaient 13 personnes. Jakob avait 8 ans. Le paysan et sa femme, qui leur avaient fourni de la nourriture pendant tout ce temps, ont été honoré, après la deuxième guerre mondiale, à l’intérieur même du memorial israelien Yad Vashem comme justes parmi les nations.

Émigration aux États-Unis[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre, Jakob et ses parents quittent la Lituanie pour Munich, où le père de Jakob a trouvé un poste aux Nations Unis, dans l´administration de la reconstruction (UNRRA). Des parents proches les aidèrent à se rendre aux États-Unis, où ils arrivèrent le 12 juin 1947 à Richmond, Virginia. Pour mieux s´intégrer dans la société américaine, ils changèrent leur nom de famille, Ipp devint Ipson. Jakob avait 12 ans.

À 18 ans, Jay M. Ipson se porta volontaire dans l´armée américaine afin de vivre une vie « normale ». Il étudia la comptabilité à l´université de Richmond et se maria en 1959 à la fille d´un propriétaire de garages puis commença à travailler dans son entreprise. Plus tard il fondit à Richmond l’American parts Company, sa propre entreprise.

Le Virginia Holocaust Museum[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, Ipson commença à se rendre dans les écoles afin de parler de son passé durant l’Holocauste. Régulièrement il quittait la maison vers 6 heures du matin, tenait sa conférence et partait ensuite travailler. Jusqu´au moment ou des amis lui proposèrent de faire venir les classes chez lui.

En 1997 Ipson organisa une exposition à côté de la synogogue locale le Temple Beth El avec Mark E. Fetter et Al Rosenbaum. C´est ainsi que naquit le musée de l’Holocauste Virginia. Les locaux devenant trop petits par rapport à l’enjeu, ils cherchèrent un bâtiment plus grand. Avec le soutien du député du congrès Eric Cantor, on proposa un nouveau site muséal et mit à la disposition d’Ipson une ancienne entreprise de tabac. Le musée a été inauguré en 2003 après beaucoup de temps investi et de dépenses. Depuis, le musée de l’Holocauste Virginia a été agrandi et a enregistré plus de 175 000 visiteurs depuis son inauguration. En 2007 on célébra les 10 ans de sa création. Sans compter ses efforts, Ipson réussi en 2009 à obtenir une Tora (rouleau), qui avait été cachée dans une église (Vilnius) pendant l’Holocauste. Depuis sa coûteuse restauration, elle a trouvé sa place dans la synagogue du musée.

Prix[modifier | modifier le code]

Le 16 janvier 2001, Jay M. Ipson était honoré du First Freedom Award, remis par le First Freedom Center. En 2005 il fut récompensé par le Director's Community Leadership Award, remis par le FBI de Richmond. Le 11 mai 2010, Jay M. Ipson a reçu l’Austrian Holocaust Memorial Award 2009 (AHMA) pour son engagement pour « Tolerance Through Education » (Devise du Musée).

Références[modifier | modifier le code]