Jacques Mayoux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour la commune, voir Mayoux.
Jacques Mayoux
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
(à 92 ans)
Nationalité
Formation
Activité

Jacques Mayoux (né le [1] et mort le [2]) est un banquier d'affaires français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'École des hautes études commerciales de Paris[1]. Licencié en Droit et Lettres[1]. Il passe l'École nationale d'administration (France) en 1951, dans la promotion Europe la même que le futur président de la république Valéry Giscard d'Estaing. Jacques Mayoux en est major et devient Inspecteur des finances (IF 1952)[3].

Directeur général du Crédit Agricole de 1963 à 1975[4], il en fait le premier groupe bancaire en France et en Europe[5]. Au Crédit Agricole il refuse plusieurs postes: en 1971 la président de la Banque nationale de Paris (BNP) et en 1975 la présidence de la Société Nationale Industrielle Aérospatiale (SNIAS)[5]. Il est limogé par le ministère de tutelle en 1975[5], réintégré au corps des fonctionnaires il réalise diverses missions.

En 1978, le Gouvernement Raymond Barre a nationalisé la sidérurgie Sacilor. Son patron Pierre Célier est remplacé par Jaques Mayoux qui en devient président directeur général de 1978 à 1982[4],[1]. Il a un assistant de 22 ans, Hubert Joly qui deviendra plus tard le PDG de l'entreprise américaine Best Buy[6]. Il ne parvient pas à redresser la société, la sidérurgie européenne dans son ensemble étant en crise.

Président de la Société Générale de 1982 à 1986[4].

En septembre 1987, la commission européenne le charge (avec Hans Friderichs et Umberto Colombo) d'une mission lié au future de la sidérurgie dans la communauté européenne[1].

En 1989, il est démarché directement par le président de la banque Américaine Goldman Sachs qui souhaite le rencontrer et est ainsi nommé vice-président de Goldman Sachs Europe[7]. La banque depuis 1987 cherche à s'implanter en Europe. Jaques Mayoux apporte une première affaire, la vente du fabricant de papier Aussedat-Rey à l'International Paper Company[7]. En 2004, il est remplacé par Charles de Croisset[8],[7] ancien président directeur général du Crédit commercial de France.

Il a écrit une préface pour l'ouvrage Especes de banquiers (1993) de François-Xavier de Fournas[9].

Auteur[modifier | modifier le code]

  • La politique du logement vue de Saint-Étienne : mémoire de stage, ENA (Section économique et financière), , 43 p.
  • L'économie Européenne (les communautés économiques européennes), Paris, Les Cours de droit, (notice BnF no FRBNF33095075)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Commission Européenne - COMMUNIQUES DE PRESSE - Communiqué de presse - SIDERURGIE : LA COMMISSION CONFIE UN MANDAT A TROIS SAGES », sur europa.eu (consulté le 13 novembre 2016)
  2. « Décès de Jacques Mayoux, ancien de Société Générale et Goldman Sachs », sur www.cbanque.com (consulté le 17 mai 2017)
  3. Ghislaine Ottenheimer, Les Intouchables: Grandeur et décadence d'une caste : l'inspection des Finances
  4. a b et c Patrick Lemoine, « Silhouette », (consulté le 13 novembre 2016)
  5. a b et c « M. JACQUES MAYOUX », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  6. Jacques-Henri Eyraud, « Hubert Joly, à la conquête de l'Ouest », émile boutmy magazine,‎ , p. 62 (ISSN 2429-7356, lire en ligne)
  7. a b et c Marc Roche, La Banque: Comment Goldman Sachs dirige le monde
  8. Marc Roche, « La "franc-maçonnerie" européenne de Goldman Sachs », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  9. Fournas, François-Xavier de. Auteur du texte et Fournas, François-Xavier de, « BnF Catalogue général », sur catalogue.bnf.fr, (consulté le 13 novembre 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]