Philippe Ier de Piémont

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Philippe Ier de Piémont
Image illustrative de l'article Philippe Ier de Piémont

Titre Seigneur de Piémont
(1282-1334)
Autre titre Prince d'Achaïe, Seigneur d'Ivrée
Prédécesseur Thomas III de Piémont
Successeur Jacques de Piémont
Biographie
Dynastie Maison de Savoie-Achaïe
Nom de naissance Philippe de Savoie
Naissance
? Château de Suse (Piémont)
Décès
Pignerol (Piémont)
Père Thomas III de Piémont
Mère Guyonne de Châlon
Conjoint Isabelle de Villehardouin († 1312),
Catherine de la Tour du Pin
Enfants Jacques, Amédée, Thomas, Édouard, Aymon, Éléonore, Jeanne, Béatrice, Agnès, Elisabeth

Arms of the Prince of Piedmont.svg

Philippe Ier de Savoie, connu sous le nom de Philippe Ier de Piémont ou encore Philippe Ier d'Achaie, né à Suse en 1278, mort à Pignerol le , est un seigneur de Piémont (1282 à 1334), d'Ivrée et prince d'Achaïe (1301 à 1307), comte d'Alba et de Telese (1307), fils de Thomas III, seigneur de Piémont.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe est le fils de Thomas III, prince de Piémont, et de Guyonne de Châlons[1],[2].

Il est marié avec Isabelle de Villehardouin, qui apporte en dot la principauté d'Achaïe[1],[2]. Il entreprend de reconquérir toute la Laconie sur les Byzantins. Son caractère autoritaire le met rapidement en conflit avec les barons du pays. Après avoir tenté de mettre au pas les barons moréotes, il est contraint d'accepter un parlement en 1304. Les paysans grecs, écrasés d'impôts, se révoltent à leur tour. Finalement Charles II d'Anjou, suzerain de l'Achaïe, reprend le royaume en 1307 pour le confier à son fils Philippe Ier de Tarente.

Philippe de Piémont meurt le à Pignerol[2]. Son corps est inhumé dans l'ancienne église des Franciscains de la ville de Pignerol[3].

Famille[modifier | modifier le code]

Philippe de Piémont épouse en premières noces à Rome le Isabelle de Villehardouin (1263 † 1312), princesse d'Achaïe, fille de Guillaume II de Villehardouin, prince d'Achaïe, et d'Anne Ange[1],[2]. Il s'agit du troisième mariage pour cette princesse[2]. Par ce mariage, il devient prince de Morée ou d'Achaïe[Note 1].

Philippe et Isabelle ont une fille, Marguerite (1303 † ap.1371), mariée en 1324 à Renaud († 1370), fils du comte de Forez.

Veuf, il se remarie en 1312 avec Catherine de la Tour du Pin, dite aussi de Viennois († 1337), fille d'Humbert Ier, dauphin de Viennois et d'Anne de Bourgogne[1],[2]. Ils ont[1] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La principauté est connue sous ces deux noms, Samuel Guichenon[1] et certains historiens de la Savoie ultérieurs[4] ont cru à tort qu'il s'agissait de deux principautés distinctes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie ou Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monumens, histoires, et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, 1660, Tome I, p. 316-327 (lire en ligne).
  2. a, b, c, d, e et f Gustave Léon Schlumberger, Ferdinand Chalandon, Adrien Blanchet, Sigillographie de l'Orient latin, P. Geuthner, , 281 p. (lire en ligne), p. 184-186.
  3. Paolo Cozzo, « Stratégie dynastique chez les Savoie: une ambition royale, XVI-XVIII siècle », dans Juliusz A. Chrościcki, Mark Hengerer, Gérard Sabatier, Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècle : Volume I : Le grand théâtre de la mort, Les Editions de la MSH, , 412 p. (ISBN 978-2-73511-686-7, lire en ligne), p. 228-229 (Carte).
  4. Léon Kern, Études d'histoire ecclésiastique et de diplomatique, Payot, Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande, Lausanne, 1973, 221 pages, p. 6.