Iris van Herpen

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Iris van Herpen
Iris Van Herpen - Paris Haute Couture Spring-Summer 2012.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (34 ans)
WamelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
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Distinctions
Witteveen+Bos Art+Technology Award (d) ()
Q52896120 ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Iris van Herpen, née le , est une créatrice de mode néerlandaise. Elle a étudié le design de mode à l'Institut des Arts Artez à Arnhem, puis en 2005, elle a travaillé chez Alexander McQueen et chez Claudy Jongstra. En 2007 elle a lancé sa propre ligne « Iris van Herpen » et défile pour la première fois à l'âge de vingt-trois ans lors de la Fashion Week de son pays natal. Quatre ans plus tard, elle devient « membre invité » de la Chambre syndicale de la haute couture. La styliste reste connue pour ses créations en 3D et l'usage de matières novatrices.

Carrière[modifier | modifier le code]

Iris van Herpen lors de sa jeunesse est intéressé par la mode et les arts[1]. Elle développe une passion pour la danse, inculquée par sa mère professeure de ballet[1], mais lors de la préparation du concours de l'Institut des Arts Artez à Arnhem pendant ses années de lycée, elle s'intéresse de plus en plus à la création de vêtements. Elle est diplômée en 2006 par le département « design de mode » de l'Institut des Arts Artez à Arnhem. Elle se forme également dans la capitale anglaise aux côtés d'Alexander McQueen[2].

Un an après son diplôme, Iris van Herpen revient dans son pays natal, travaille au sein de Claudy Jongstra, une maison néerlandaise, puis lance sa propre marque portant son nom[1],[3]. Elle crée des collections de vêtements pour femmes nécessitant à chaque fois un traitement unique du matériau ou bien même la création complète de nouveaux matériaux avant-gardistes[1]. Pour cette raison, Iris van Herpen effectue de la recherche inter-disciplinaire et collabore souvent avec d'autres artistes.

Modèle de la collection printemps/été 2012.

Depuis le début de sa carrière, Iris van Herpen a été accueillie avec intérêt, et cette vision n'a fait qu'augmenter, au fil des collections. Elle a reçu plusieurs récompenses comme celle de l'Andam[4], et est devenue « membre invité » de la Chambre syndicale de la haute couture[1]. Le magazine Time cite une de ses créations comme « une des cinquante inventions majeures de l'année »[1].

Collaborations[modifier | modifier le code]

Iris van Herpen a collaboré avec de nombreux artistes de disciplines différentes pour l'élaboration de ses collections, souvent de façon récurrente , tels la chorégraphe Nanine Linning, l’artiste visuel Bart Hess, les architectes Daniel Widrig, Benthem Crouwel Architekten (en), Julia Koerner, les chapeliers Stephen Jones et Irene Bussemaker, la marque de chaussure United Nudela créatrice de bijoux Heaven Tanudiredja (en) et le réalisateur Joost Vandebrug (en)[5],[6].

La chanteuse-compositrice Björk a porté de nombreuses tenues des différentes collections d'Iris van Herpen. Elle porte une des robes de la collection Radiation Invasion sur la photo de couverture de son album Biophilia[1]. La photo de couverture de l'album a été réalisé par le couple de photographe Inez & Vinoodh, qui ont également réalisé le clip de la chanson Moon de l'album Biophilia de Björk, où la robe apparait également. De plus Björk a utilisé plusieurs des créations d'Iris van Herpen comme tenues de scène pour ses concerts en 2012. Les chanteuses Lady Gaga ou Beyoncé, et l’artiste et icône de mode Daphne Guinness, ont porté également plusieurs créations d'Iris van Herpen[7],[8].

Style[modifier | modifier le code]

Pièce en impression 3D d'Iris van Herpen (2011).

Les créations d'Iris van Herpen expriment toujours un intérêt pour d'autres formes d'art, et une curiosité au-delà du monde de la mode. Ses collaborations au cours du processus de création sont exemplaires à cet effet, de même que ses expériences avec de nouveaux matériaux, nouvelles techniques et nouvelles technologies. Traduisant cette particularité, il n'est pas étonnant que le mot « sculptural » soit un des plus utilisés pour décrire son travail. Pourtant les créations restent des vêtements, Iris van Herpen se soucie du corps en mouvement[9],[3],[10].

Ses créations combinent le travail à la main et l'utilisation de technologies innovantes. La décision prise par Iris van Herpen d'explorer les possibilités de l'impression 3D lui a permis d'être la première à utiliser cette technologie dans le monde de la mode, et de créer des pièces spectaculaires, avec des formes totalement inédites, irréalisables de façon traditionnelle. L'utilisation de l'impression 3D renforce le caractère futuriste et sculptural de son style[11],[12].

Collections[modifier | modifier le code]

Certaines collections sont plus particulièrement remarquées, telle « Voltage » de l'été 2013 réalisée avec Carlos Van Camp[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h de Montmorin 2015, Capital, p. 33.
  2. Rosemont 2015, Vanity Fair.
  3. a et b Bizet août 2013, Le Monde.
  4. Bonnot 2014, L'Obs.
  5. Collaboration Iris van Herpen et United Nude
  6. Iris van Herpen sur le site BoF
  7. Gregory 2015, The New York Times.
  8. Vedreine 2014, Huffington Post.
  9. Bizet 2013, Le Monde.
  10. Bost et Crosetto 2014, p. 167, 169.
  11. Rédaction LM 2014, Le Monde.
  12. François 2015, Le Monde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) Het Nieuwe Ambacht. Iris van Herpen en haar inspiratie, Utrecht, Centraal Museum, (ISBN 978-90-5983-025-7). Catalogue publié à l’occasion de l'exposition Het Nieuwe Ambacht. Iris van Herpen en haar inspiratie au Centraal Museum (29 juin – 9 octobre 2011).
  • (nl) Jalink, Bert, Dutch Heights # 2. Award Winners Arts and Culture in the Netherlands, De Vrije Uitgevers, (ISBN 9789490529031).
  • (en) Vassilis Zidianakis, Not A Toy. Fashioning Radical Characters, Pictoplasma Publishing, (ISBN 978-3942245029).
  • (nl) Iris van Herpen, BAI Publishers, (ISBN 9789085866237). Monographie publié à l'occasion de l'exposition Iris van Herpen au musée de Groningue (24 mars – 23 septembre 2012).
  • (en) Bradley Quinn, Fashion Futures, Merrell, (ISBN 1858945631).
  • Florence Bost et Guillermo Crosetto, Textiles, innovations et matières actives, Editions Eyrolles, (lire en ligne), p. 60, 74, 75, 167-169, 238.

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Par date de parution.

  • Catherine Bizet, « Iris van Herpen, l'ovni high-tech », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Catherine Bizet, « Iris van Herpen : Nous sous-estimons le corps », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Fanny Vedreine, « Couture et impression 3D à la Fashion Week avec Iris Van Herpen », Huffington Post,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction LM, « La mode en 3D », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Claire Bonnot, « Iris Van Herpen remporte le Grand Prix de l'ANDAM 2014 », O le cahier des tendances de L'Obs,‎ (lire en ligne)
  • Sophie Rosemont, « Coup de chapeau. Iris van Herpen », Vanity Fair,‎ (lire en ligne).
  • (en) Alice Gregory, « Iris van Herpen’s Intelligent Design », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  • Maxime François, « Sarah, diplômée des Arts déco : Je passe mon temps devant un ordinateur  », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Gabrielle de Montmorin, « Iris van Herpen : L'ovni de la mode », Capital, no 8 Dossier spécial,‎ décembre 2015 - janvier février 2016, p. 33.

Liens externes[modifier | modifier le code]