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Iris van Herpen

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Iris van Herpen
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (40 ans)
WamelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
ArtEZ (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Iris van Herpen, née le , est une créatrice de mode néerlandaise. Elle étudie le design de mode à l'Institut des Arts Artez à Arnhem, puis en 2005, elle travaille chez Alexander McQueen et chez Claudy Jongstra. En 2007, elle lance sa propre ligne « Iris van Herpen » et défile pour la première fois à l'âge de vingt-trois ans lors de la Fashion Week de son pays natal. Quatre ans plus tard, elle devient « membre invité » de la Chambre syndicale de la haute couture. La styliste est connue pour ses créations en 3D et l'usage de matières novatrices.

Iris van Herpen lors de sa jeunesse s'intéresse à la mode et aux arts[1]. Elle développe une passion pour la danse, inculquée par sa mère professeure de ballet[1]. Lors de la préparation du concours d'entrée à l'Institut des Arts Artez pendant ses années de lycée, elle s'intéresse de plus en plus à la création de vêtements. Elle est diplômée en 2006 par le département « design de mode » de l'Institut des Arts Artez à Arnhem. Elle se forme également dans la capitale anglaise aux côtés d'Alexander McQueen[2].

Modèle de la collection printemps/été 2012.

Un an après son diplôme, Iris van Herpen revient dans son pays natal, travaille au sein de Claudy Jongstra, une maison néerlandaise, puis lance sa propre marque portant son nom[1],[3] à Amsterdam. Elle crée des collections de vêtements pour femmes nécessitant à chaque fois un traitement unique de la matière ou bien même la création complète de nouveaux matériaux avant-gardistes ou bien même la création complète de nouveaux matériaux avant-gardistes[pas clair][1]. Pour cette raison, Iris van Herpen effectue de la recherche inter-disciplinaire et collabore souvent avec d'autres artistes.

Depuis le début de sa carrière, Iris van Herpen est accueillie avec intérêt. Sa vision n'a fait qu'augmenter, au fil des collections.[pas clair]Elle a reçu plusieurs récompenses comme celle de l'Andam[4], et devient une « membre invité » de la Chambre syndicale de la haute couture[1]. Le magazine Time cite une de ses créations comme « une des cinquante inventions majeures de l'année »[1].

Collaborations

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Pièce en impression 3D d'Iris van Herpen (2011).

Iris van Herpen collabore avec de nombreux artistes de disciplines différentes pour l'élaboration de ses collections, souvent de façon récurrente, tels la chorégraphe Nanine Linning, l’artiste visuel Bart Hess, les architectes Daniel Widrig, Benthem Crouwel Architekten (en), Julia Koerner, les chapeliers Stephen Jones et Irene Bussemaker, la marque de chaussure United Nudela créatrice de bijoux Heaven Tanudiredja (en) et le réalisateur Joost Vandebrug (en)[5],[6].

La chanteuse-compositrice Björk a porté plusieurs tenues des différentes collections d'Iris van Herpen. Elle porte une des robes de la collection Radiation Invasion sur la photo de couverture de son album Biophilia[1]. La photo de couverture de l'album a été réalisé par le couple de photographes Inez & Vinoodh, qui ont également réalisé le clip de la chanson Moon de l'album Biophilia de Björk, où la robe apparait également. De plus Björk a utilisé plusieurs des créations d'Iris van Herpen comme tenues de scène pour ses concerts en 2012. Les chanteuses Lady Gaga ou Beyoncé, et l’artiste et icône de mode Daphne Guinness, ont porté également plusieurs créations d'Iris van Herpen[7],[8].

Éloignée des vêtements en 3D la caractérisant, la créatrice néerlandaise collabore avec la marque de lingerie Aubade, pour une mini-collection inspirée de l'« univers graphique et organique de la botanique »[9],[10].

Les créations d'Iris van Herpen expriment toujours un intérêt pour d'autres formes d'art, et une curiosité au-delà du monde de la mode. Ses collaborations au cours du processus de création sont exemplaires à cet effet, de même que ses expériences avec de nouveaux matériaux, nouvelles techniques et nouvelles technologies. Traduisant cette particularité, il n'est pas étonnant que le mot « sculptural » soit un des plus utilisés pour décrire son travail. Pourtant les créations restent des vêtements, Iris van Herpen se soucie du corps en mouvement[11],[3],[12].

Ses créations combinent le travail à la main et l'utilisation de technologies innovantes. La décision prise par Iris van Herpen d'explorer les possibilités de l'impression 3D lui a permis d'être la première à utiliser cette technologie dans le monde de la mode, et de créer des pièces spectaculaires, avec des formes totalement inédites, irréalisables de façon traditionnelle. L'utilisation de l'impression 3D renforce le caractère futuriste et sculptural de son style[13],[14].

Collections

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Certaines collections sont plus particulièrement remarquées, telle « Crystallization » de 2010, avec une robe en impression en 3D[15], « Voltage » de l'été 2013 réalisée avec le néo-zélandais Carlos Van Camp[1],[16] dont Le Monde écrit qu'elle « utilise des matériaux tellement nouveaux qu'ils n'ont pas encore de noms »[17] ou encore « Sensory Seas » en 2020[15].

Du 29 novembre 2023 au 28 avril 2024[18], à l'initiative d'Olivier Gabet[19], le musée des Arts décoratifs à Paris consacre à Iris Van Herpen, pionnière dans l’usage des nouvelles technologies dans sa discipline[20] — de l’impression 3D à l’élaboration de nouveaux matériaux architecturaux et écoresponsables qui s’inspirent des quatre éléments[21] —, une rétrospective d'une centaine de robes[22] sur neuf espaces pour neuf thématiques représentatives de ses créations[23], mêlant différentes inspirations[15],[23] qui fusionnent mode, design, art contemporain et science[15] dans un dialogue vestimentaire entre des œuvres d'art contemporaines, des pièces de design et des objets issus du domaine des sciences naturelles[23].

L'exposition est complétée d'une évocation de l'atelier de l'artiste à Amsterdam et d'un véritable cabinet de curiosités haute couture mêlant des accessoires à des livres, des vidéos, des dessins, des sculptures, des insectes...[21].

À travers une expérience immersive, un parcours sonique spécifique a également été créé par le designer sonore Salvador Breed[24].

Peu après la fin de cette exposition, la créatrice réalise une « installation artistique hybride » présentée le 24 juin à Paris[25].

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur Iris van Herpen. Sculpting the Senses .

Références

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  1. a b c d e f g et h de Montmorin 2015, Capital, p. 33.
  2. Rosemont 2015, Vanity Fair.
  3. a et b Bizet août 2013, Le Monde.
  4. Bonnot 2014, L'Obs.
  5. Collaboration Iris van Herpen et United Nude
  6. Iris van Herpen sur le site BoF
  7. Gregory 2015, The New York Times.
  8. Vedreine 2014, Huffington Post.
  9. Pauline Borgogno, « Aubade et Iris Van Herpen co-créent une collection capsule de lingerie », sur lofficiel.com, (consulté le ).
  10. (en) Lily Templeton, « Iris van Herpen Creates Capsule for French Lingerie Brand Aubade », sur wwd.com, (consulté le ).
  11. Bizet 2013, Le Monde.
  12. Bost et Crosetto 2014, p. 167, 169.
  13. Rédaction LM 2014, Le Monde.
  14. François 2015, Le Monde.
  15. a b c et d Corinne Jeammet, « Les surprenantes robes avant-gardistes de la créatrice de mode néerlandaise Iris van Herpen au musée des Arts décoratifs à Paris », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  16. Corinne Jeammet et AFP, « La 1re journée haute couture été 2013 électrisée par Iris Van Herpen », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  17. Carine Bizet, « Iris van Herpen, l'ovni high-tech », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  18. Godfrey Deeny, « L’exposition "Iris van Herpen: Sculpting the Senses" inaugurée en grande pompe au MAD », sur fr.fashionnetwork.com, (consulté le ).
  19. Valérie Guédon, « Plongée dans les coulisses de la nouvelle exposition mode du Musée des Arts décoratifs, «Iris Van Herpen, Sculpting the Senses». » Accès limité, sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  20. Iris Van Herpen. Sculpting the senses., sur le site du musée des Arts décoratifs à Paris.
  21. a et b 3 bonnes raisons de découvrir le monde féérique et futuriste d’Iris van Herpen au MAD, Time Out, 13 février 2024.
  22. (en) Vanessa Friedman, « The Cosmic Genius of Iris van Herpen », sur nytimes.com, (consulté le ).
  23. a b et c Giorgia Cantarini, « Iris Van Herpen est à l'honneur au Musée des Arts décoratifs de Paris », sur lofficiel.com, (consulté le ).
  24. Dépliant de l'exposition, sur le site du musée des Arts décoratifs à Paris.
  25. (en) Nina Siegal, « Dutch Fashion Designer Iris van Herpen Moves Into Art », sur nytimes.com, (consulté le )

Bibliographie

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  • (nl) Het Nieuwe Ambacht. Iris van Herpen en haar inspiratie, Utrecht, Centraal Museum, (ISBN 978-90-5983-025-7). Catalogue publié à l’occasion de l'exposition Het Nieuwe Ambacht. Iris van Herpen en haar inspiratie au Centraal Museum ().
  • (nl) Jalink, Bert, Dutch Heights # 2. Award Winners Arts and Culture in the Netherlands, De Vrije Uitgevers, (ISBN 978-94-90529-03-1).
  • (en) Vassilis Zidianakis, Not A Toy. Fashioning Radical Characters, Pictoplasma Publishing, , 350 p. (ISBN 978-3-942245-02-9).
  • (nl) Iris van Herpen, BAI Publishers, , 220 p. (ISBN 978-90-8586-623-7). Monographie publié à l'occasion de l'exposition Iris van Herpen au musée de Groningue ().
  • (en) Bradley Quinn, Fashion Futures, London/New York, Merrell, , 239 p. (ISBN 978-1-85894-563-7 et 1-85894-563-1).
  • Florence Bost et Guillermo Crosetto, Textiles, innovations et matières actives, Editions Eyrolles, (lire en ligne), p. 60, 74, 75, 167-169, 238.
  • Cloé Pitiot, Iris van Herpen : Sculpter les Sens, Lannoo, , 256 p. (ISBN 978-9401496100)

Articles de presse

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Par date de parution.

  • Catherine Bizet, « Iris van Herpen, l'ovni high-tech », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Catherine Bizet, « Iris van Herpen : Nous sous-estimons le corps », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Fanny Vedreine, « Couture et impression 3D à la Fashion Week avec Iris Van Herpen », Huffington Post,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction LM, « La mode en 3D », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Claire Bonnot, « Iris Van Herpen remporte le Grand Prix de l'ANDAM 2014 », O le cahier des tendances de L'Obs,‎ (lire en ligne)
  • Sophie Rosemont, « Coup de chapeau. Iris van Herpen », Vanity Fair,‎ (lire en ligne).
  • (en) Alice Gregory, « Iris van Herpen’s Intelligent Design », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  • Maxime François, « Sarah, diplômée des Arts déco : Je passe mon temps devant un ordinateur  », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Gabrielle de Montmorin, « Iris van Herpen : L'ovni de la mode », Capital, no 8 Dossier spécial,‎ décembre 2015 - janvier février 2016, p. 33.

Liens externes

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