Nadejda Dourova

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Nadejda Dourova
Nasezhda Durova.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
IelabougaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Allégeance
Activités
Écrivaine, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Grades militaires
Conflits
Distinction
Croix de Saint-Georges (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Nadejda Andreïevna Dourova (née le 17 septembre 1783 ( dans le calendrier grégorien) à Kiev ; 21 mars 1866 ( dans le calendrier grégorien) à Ielabouga) est la première femme officier de la cavalerie russe et l'auteur d'une des premières autobiographies en russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nadejda Dourova est la fille d'un capitaine de hussard ukrainien. Elle grandit élevée comme un garçon dans les campements militaires. Elle entra dans l'armée russe habillée en homme sous le nom d'Alexandre Sokolov (Alexandrov) et fut engagée lors de la bataille de Friedland (campagne de Prusse et de Pologne). Son identité découverte, elle fut promue lieutenant dans un régiment de hussards[1].

Après la retraite de son père, elle a continué à jouer avec des sabres cassés et a effrayé sa famille en apprivoisant secrètement un étalon qu'ils considéraient comme incassable.] En 1801, elle épouse un juge de Sarapul, V.S. Tchernov et a donné naissance à un fils en 1803. Selon certains témoignages, elle s'est enfuie de chez elle avec un officier cosaque en 1805. En 1807, à l'âge de vingt-quatre ans, elle s'est déguisée en garçon, a abandonné son fils et son mari, et apportant son cheval Alkid, enrôlé dans le régiment de chevaux polonais (plus tard classé Uhlans) sous le pseudonyme d'Alexandre Sokolov vers l'âge de treize ans.

Elle combattit lors de la bataille de la Moskova en 1812. Tombée malade après la retraite de Moscou, elle quitta l'armée pour s'occuper de son père et travailla comme avocate.

Dourova était farouchement patriote et considérait la vie militaire comme une liberté. Elle aimait les animaux et le plein air. Elle a estimé qu'elle avait peu de talent pour le travail des femmes traditionnelles. Dans ses mémoires, elle a décrit une relation malheureuse avec sa mère, une relation chaleureuse avec son père et rien de sa vie conjugale.


Nadezhda Durova vers 13 ans

Carrière[modifier | modifier le code]

Ses exploits parvinrent aux oreilles du Tsar Alexandre Ier, qui, séduit par le cran de la jeune Nadejda — alias « Alexandrov », la promut au prestigieux régiment de hussard de Marienpoul[2].

Nadejda Dourova quitta l'armée en 1812 après la capitulation de Napoléon Ier. Cette retraite précoce fut décidée à la suite d'un refus de promotion d’après le traducteur de ses mémoires.

Après la fin de sa carrière dans le régiment, elle décida de reprendre son identité de femme et de se consacrer à d'autres projets, tels le sauvetage d'animaux blessés, l'investissement dans des œuvres caritatives locales et l'écriture.

En 1866, elle fut enterrée avec les honneurs militaires. C'était la première femme officier, reconnue comme tel, en Russie[3].

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Première édition de Cavalière du Tsar (« Notes d'une cavalières »).
  • Cavalière du tsar, éditions Viviane Hamy, 1996 ((ru) Записки кавалерист-девицы, 1836), trad. Paul Lequesne (ISBN 978-2878580723)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dourova : l’héroïne russe de Borodino sur fr.sputniknews.com.
  2. Elody Croullebois, « Nadejda Dourova, cavalière du Tsar », in, Collectif Georgette Sand, Ni vues, ni connues, Hugo Doc, 2017, p. 127
  3. Elody Croullebois, « Nadejda Dourova, cavalière du Tsar », in, Collectif Georgette Sand, Ni vues, ni connues, Hugo Doc, 2017, p. 128