Ibrahim Baré Maïnassara

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Ibrahim Baré Maïnassara
Fonctions
Président du Comité de salut national de la République du Niger
Premier ministre Boukary Adji (en)
Prédécesseur Mahamane Ousmane
(président de la République)
Successeur Lui-même
(président de la République)
4e président de la République du Niger
Élection
Premier ministre Boukary Adji (en)
Amadou Cissé
Ibrahim Hassane Mayaki
Prédécesseur Lui-même
(président du Comité de salut national)
Successeur Daouda Malam Wanké
(président du Conseil de réconciliation nationale)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Maradi (Afrique-Occidentale française)
Date de décès (à 49 ans)
Lieu de décès Niamey (Niger)
Parti politique Rassemblement pour la démocratie et le progrès
Profession Militaire

Ibrahim Baré Maïnassara
Présidents de la République du Niger

Le général Ibrahim Baré Maïnassara (qui signifie « le victorieux », en langue haoussa), né le 9 mai 1949 à Maradi (Afrique-Occidentale française) et mort le 9 avril 1999 dans la même ville, est un militaire de carrière nigérien, président de la République de 1996 à 1999. Il a mené en janvier 1996 le coup d'État de 1996 au Niger et pris la tête du Conseil de salut national, avant d'être tué dans un autre coup d'état trois ans plus tard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1949 à Maradi (550 km à l'est de Niamey), il est Haoussa (ethnie majoritaire au Niger et surtout présente au sud du pays, le long de la frontière avec le Nigeria) et fils d'un instituteur. Il fait des études primaires à Niamey, suivies d'une formation militaire à Madagascar et en France, avant de devenir en 1974, à l'âge de 25 ans, aide de camp du président Seyni Kountché, ayant participé au coup d'état qui l'a conduit au pouvoir[1].

En 1976, il est nommé commandant de la garde présidentielle. Deux ans plus tard, il prend le commandement de la compagnie parachutiste de Niamey. En 1984, il est chef du troisième bureau de l'état-major des forces armées. De 1986 à 1987, le colonel Maïnassara est attaché militaire à l'ambassade du Niger à Paris, avant de se voir confier le ministère de la Santé (1987-90)[1],. De 1990 à 1992, il est ambassadeur en Algérie. En 1992, il revient au Niger pour devenir conseiller de défense du Premier ministre de transition Amadou Cheiffou (1991-1993). Après la première élection présidentielle démocratique, en avril 1993, il est nommé chef d'état-major particulier du président Mahamane Ousmane en juin de cette même année[1],[2]. Il est marié, musulman et père de cinq enfants.

En 1994-95, il effectue un stage au collège interarmées de défense à Paris avant d'être nommé colonel, en janvier 1995 et, en mars de la même année, chef d'état-major de l'armée nigérienne par le premier ministre Hama Amadou, qu'il connaît bien puisque ce dernier a été le directeur de cabinet du président Kountché. Il renverse le président Mahamane Ousmane le dans un coup d'état militaire interrompant la mise en place d'une démocratie. Il organise et remporte l’élection présidentielle en juillet 1996, une élection qui soulève bien des interrogations sur sa régularité[3],[4],[2].

Ibrahim Baré Maïnassara est assassiné le 9 avril 1999 lors d’un second coup d'État orchestré par les éléments de sa garde personnelle. Il est enterré à Douméga, village natal de son père situé à 250 km de Niamey. Une prière est dite sur sa tombe à chaque date anniversaire de sa mort (9 avril), et une demande d'enquête est réitérée, par les sympathisants et militants du parti politique qu'il a créé : le RDP (Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès) JAMA'A[5].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas Sotinel, « Un putschiste en campagne au Niger », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction LM, « Paris « s'interroge » sur la régularité de l'élection présidentielle au Niger », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Collectif, Tchad, Niger, escroqueries à la démocratie, (ISBN 2738446981, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via L'Harmattan.
  • Abdoulaye Niandou Souley, « Démocratisation et crise du modèle compétitif au Niger », dans Les figures du politique en Afrique: des pouvoirs hérités aux pouvoirs élus, Éditions Karthala, (lire en ligne), p. 413-435.
  • Souleymine Lamine, « 12 ans après, toujours pas de lumière sur l’assassinat du Président Ibrahim Baré Maïnassara », Medianiger.info,‎ (lire en ligne).

Webographie[modifier | modifier le code]