Mohamed Bazoum

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Mohamed Bazoum
Illustration.
Mohamed Bazoum en décembre 2011.
Fonctions
Président de la république du Niger
(élu)
En attente d'investiture –
Élection 21 février 2021
Prédécesseur Mahamadou Issoufou
Président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme
En fonction depuis le
(7 ans, 1 mois et 29 jours)
Prédécesseur Mahamadou Issoufou
Ministre d’État nigérien
Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses

(4 ans, 2 mois et 17 jours)
Président Mahamadou Issoufou
Premier ministre Brigi Rafini
Gouvernement Rafini
Prédécesseur Hassoumi Massaoudou
Successeur Alkache Alhada
Ministre d’État
Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur

(3 ans, 10 mois et 4 jours)
Président Mahamadou Issoufou
Premier ministre Brigi Rafini
Gouvernement Rafini
Prédécesseur Touré Aminatou Maiga
Successeur Aïchatou Kané Boulama
Biographie
Nom de naissance Mohamed Bazoum
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance région de Diffa, République du Niger
Nationalité Nigérienne
Parti politique PNDS-Tarayya
Diplômé de Université de Dakar
Religion Musulman

Mohamed Bazoum

Mohamed Bazoum, né le est un homme d'État nigérien.

Il est le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses du au . Il est candidat à l'élection présidentielle de 2020 qu'il remporte au second tour face à l'ex-président Mahamane Ousmane.[1]

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine, enfance et famille[modifier | modifier le code]

Arabe Oulad Souleymane[2],[3], Mohamed Bazoum est le cadet de six frères et deux sœurs. Il est né, selon les sources, à N'Guigmi, à N'Gourti ou à Bilabrine, des villes de la région de Diffa, proches du lac Tchad[4],[5],[3].

Mohamed Bazoum est musulman sunnite[6].

Scolarité et études[modifier | modifier le code]

Il commence ses études primaires à l’école primaire de Tesker (en) de 1966 à 1971 puis au collège d’enseignement général (CEG) de Maïné-Soroa et ensuite de Gouré de 1971 à 1975 où il obtient son brevet d'études du premier cycle (BEPC). Il fréquente le lycée Amadou Kouran Daga de Zinder de 1975 à 1979 d’où il sort avec son baccalauréat A4. Il fait ses études universitaires de 1979 à 1984 à l’université de Dakar (Sénégal) à la faculté des lettres et sciences humaines au département de philosophie. Il est détenteur d’une maitrise en philosophie politique et morale puis d’un diplôme d’études approfondies (DEA), option logique et épistémologie[6].

Syndicalisme et politique[modifier | modifier le code]

Après la vie estudiantine, il s’investit en syndicalisme dans le Syndicat national des enseignants du Niger (SNEN) avant d’intégrer le Bureau exécutif de l’USTN (Union syndicale des travailleurs du Niger)[7],[3]. Mohamed Bazoum est aussi enseignant en philosophie à Tahoua et à Maradi entre 1984 et 1991[3]. En 1991, il représente l'USTN à la Conférence nationale[3].

Il est membre fondateur du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Tarayya) créé en [3]. Il occupe le poste du Président du Comité exécutif national (CEN) de ce parti depuis l’accession en 2011 de Mahamadou Issoufou à la magistrature suprême du Niger[4].

En janvier 1998, le président Ibrahim Baré Maïnassara dénonce un complot visant à le tuer. Si la réalité de ce complot est contestée, plusieurs membres de l'opposition politique sont néanmoins accusés, dont Hama Amadou et Mahamadou Issoufou. Mohamed Bazoum, bras droit d'Issoufou, est arrêté[8].

Quatre fois élu député (1993, 2004, 2011 et 2016) de la circonscription spéciale de Tesker (Zinder) et plusieurs fois vice président de l'Assemblée nationale et président du groupe parlementaire du PNDS-Tarayya, il a été aussi membre du parlement de transition de 2010 à 2011. Mohamed Bazoum est également secrétaire d’État auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération chargé de la coopération de 1991 à 1993 pendant la transition démocratique post conférence nationale.

Il fait partie du groupe des 14 députés qui déposent la motion de censure qui entraîne la chute du gouvernement de Hama Amadou.

Mohamed Bazoum est ministre des Affaires étrangères de 1995 à 1996 et de 2011 à 2015[4]. Entre 2015 et 2016, il est ministre d’État à la présidence où il a comme tâche principale l'organisation de la réélection du président Issoufou[4].

Entre et , Mohamed Bazoum est ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses.

Élection présidentielle de 2020-2021[modifier | modifier le code]

Il devient le le candidat du PNDS Tarayya pour l’élection présidentielle de 2020-2021 en vue de succéder au président Mahamadou Issoufou qui ne peut briguer un troisième mandat conformément à la constitution[5].

En , Mohamed Bazoum démissionne du gouvernement pour se consacrer à la campagne électorale. Il est remplacé par Alkache Alhada[9].

En , Sani Mahamadou Issoufou, le fils du président Issoufou, est nommé directeur de la campagne de Mohamed Bazoum[10].

Au premier tour de l'élection présidentielle, il obtient 39,3 % des voix et finit en première position. Au second tour, le , il affronte Mahamane Ousmane[11].

La victoire attendue de Bazoum à l'élection présidentielle de 2020-2021 malgré son appartenance à une ethnie ultra-minoritaire au Niger, les Oulad Souleymane — principalement présents en Libye —, est perçue comme un signe d'une bonne santé de la vie politique nigérienne, qui se détacherait d'un vote à prédominance communautaire auquel le pays était jusque-là habitué. Bazoum ne bénéficie ainsi d'aucun fief électoral « naturel » acquis à sa candidature. Cette appartenance ethnique n'est cependant pas dépourvue de polémique identitaire, une partie de l'opposition l'utilisant pour jeter le doute sur la légitimité, voire la légalité, de sa candidature en faisant courir le bruit qu'il serait né à l'étranger, appelant les électeurs à ne pas élire un « président libyen » et à « ne pas choisir un blanc », en référence à son teint relativement clair. Cet argument identitaire, dénoué de fondement, est alors commun dans la région, ayant notamment déjà été utilisé par le passé contre son principal opposant, Mahamane Ousmane[12].

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Grand officier de la légion d’honneur française pour son engagement dans la coopération et son amitié avec la France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 2ndtour | Commission Électorale Nationale Indépendante » (consulté le 23 février 2021)
  2. Thalia Bayle, « Le Niger est en train de lâcher les anciens kadhafistes », Mondafrique,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2017).
  3. a b c d e et f Mathieu Olivier, « Niger : dix choses à savoir sur Mohamed Bazoum, le ministre de l’Intérieur », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  4. a b c et d Mathieu Olivier, « Mohamed Bazoum, 55 ans, ministre d’État, président du PNDS-Tarayya », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « Niger : Mohamed Bazoum candidat du parti au pouvoir à la présidentielle de 2021 », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Biographie de Mohamed Bazoum », sur Niger Inter, (consulté le 26 août 2020).
  7. « Les vérités de Mohamed Bazoum | Tamtaminfo », sur tamtaminfo.com (consulté le 19 octobre 2017).
  8. Thomas Sotinel, « Au Niger, le chef de l'Etat dénonce une tentative de coup d'Etat », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. Mathieu Olivier, « Niger : Mohamed Bazoum quitte le gouvernement avec la présidentielle en ligne de mire », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  10. « Présidentielle au Niger : le fils de Mahamadou Issoufou nommé directeur de campagne de Mohamed Bazoum », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  11. Mathieu Olivier, « Présidentielle au Niger : un second tour entre Mohamed Bazoum et Mahamane Ousmane », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  12. « Mohamed Bazoum favori du second tour de la présidentielle au Niger », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 23 février 2021).