Hoplias aimara

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Hoplias aimara, aussi nommé Aymara, est une espèce de poissons d'eau douce de la famille des Erythrinidae, elle-même de l'ordre des Characiformes, qu'on trouve dans les rivières d'Amérique du Sud, particulièrement en Guyane et au Brésil.

Description[modifier | modifier le code]

Poisson carnivore diurne et nocturne, il fréquente une majorité de fleuves en Guyane. Il peut atteindre 1,40 m pour 45 kg. Il se reproduit pendant la saison des pluies de décembre à mars.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il est piscivore, insectivore et surtout opportuniste.

Toxicologie, écotoxicologie, écoépidémiologie[modifier | modifier le code]

C'est une des espèces qui - comme H. malabaricus - peut fortement bioaccumuler (sous forme de méthylmercure hautement toxique) le mercure rejeté dans la nature par les orpailleurs[1], ou le mercure naturel méthylé dans les colonnes d'eau privée d'oxygène (anoxiques) des barrages hydroélectriques construit en zone tropicale et en amont desquels on n'a pas coupé les arbres (tel que celui du Barrage EDF petit-Saut en Guyane).

Distribution, habitat et écologie[modifier | modifier le code]

L'Aymara se rencontre sur la majeure partie du nord de l'Amérique du Sud dont le Brésil, la Colombie, le Venezuela, le Guyana, la Guyane Française, le Suriname et l'île de Trinité. En particulier, il se trouve sur la partie médiane et basse de l'Amazonie (incluant les affluents Trombetas, Jari, Tapajós, Xingu y Tocantins) ainsi que sur les fleuves Araguari et Amapá dans l'état de l'Amapá au Brésil ou sur l’Orénoque au Venezuela.

Souvent à l'affut dans les contre-courants des principales rivières et criques, l'Aymara est généralement un prédateur de poissons par embuscade mais peut aussi se nourrir de manière opportuniste d'autre animaux qui tombent dans l'eau comme des invertébrés terrestres. Des attaques sur des vertébrés de grandes tailles tel que l'homme sont non-prouvées. L'Aymara est principalement actif au lever et coucher du soleil.

La reproduction se réalise au début de la saison des pluies entre décembre et mars. Suivant la taille, la femelle peut produire entre 6000 et 60000 œufs.

Ce poisson est connu pour la qualité de sa chair, ainsi les populations sont sévèrement réduites dans les régions habitées par l'homme.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Durrieu G, Maury-Brachet R, Boudou A. 2005. Golmining and mercurycontamination of the piscivorous fish Hoplias aimara in French Guiana (Amazonbasin). Ecotox. Environ. Saf. 60: 315-323.

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (fr+en) Référence ITIS : Hoplias aimara (Valenciennes in Cuvier and Valenciennes, 1847) (+ version anglaise )
  • Eschmeyer, William N., ed. 1998. Catalog of Fishes. Special Publication of the Center for Biodiversity Research and Information, num. 1, vol. 1-3. California Academy of Sciences. 2905. (ISBN 0-940228-47-5).
  • Fenner, Robert M.: The Conscientious Marine Aquarist. Neptune City : T.F.H. Publications, 2001.
  • Helfman, G., B. Collette y D. Facey: The diversity of fishes. Blackwell Science, Malden, 1997.
  • Hoese, D.F. 1986: . A M.M. Smith y P.C. Heemstra (eds.) Smiths' sea fishes. Springer-Verlag, 1986.
  • Moyle, P. y J. Cech.: Fishes: An Introduction to Ichthyology, 4e édition, Upper Saddle River, 2000.
  • Nelson, J.: Fishes of the World, 3e édition. John Wiley and Sons, 1994.
  • Wheeler, A.: The World Encyclopedia of Fishes, 2ème édition, Macdonald, 1985.