Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir

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Homo Deus : Une brève histoire de l'humanité
Auteur Yuval Noah Harari
Genre Essai
Version originale
Langue Hébreu

Anglais

Titre Homo Deus: A Brief History of Tomorrow
Éditeur Kinneret, Zmora-Bitan, Dvir (édition hébraïque)

Harvill Secker, Random House, Londres (édition anglaise)

Date de parution 2015 (en hébreu)

2016 (en anglais)

Version française
Traducteur Traduit de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat
Éditeur Albin Michel
Collection Essais-Documents
Lieu de parution Paris
Date de parution juin 2017
Nombre de pages 464 pages
ISBN 978-2-226-39387-6

Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir est un livre de Yuval Noah Harari publié pour la première fois en hébreu en 2015. Traduit en plusieurs langues, il l'a été notamment en anglais en 2016 et en français un an plus tard aux éditions Albin Michel (septembre 2017).

Contenu[modifier | modifier le code]

Ce livre constitue en quelque sorte un prolongement du précédent essai de Harari, Sapiens : Une brève histoire de l'humanité, même si il ne reprend pas la construction suggérée à la fin de ce premier essai. Harari, en examinant les grands mouvements de l'évolution de l'humanité depuis la préhistoire et fort des dernières découvertes de la biologie de la technologie informatique et des sciences sociales, nous interroge sur l'avenir de l'homme. Un troisième livre est annoncé dans le prolongement de celui-ci : 21 leçons pour le XXe siècle s'interrogera sur ce dont les être humains auraient besoin pour faire face aux évolutions en cours[1].

Le projet de l'auteur n'est pas de prédire l'avenir mais d'identifier ce que pourraient produire à terme les logiques sociétales à l’œuvre aujourd'hui si des humains ne se mobilisent pas pour les freiner. « Toutes les prédictions qui parsèment ce livre ne sont rien de plus qu'une tentative pour aborder les dilemmes d'aujourd'hui et une invitation à changer le cours de l'avenir » (p. 78).

Détail des parties[modifier | modifier le code]

Introduction : Le nouvel ordre du jour humain[modifier | modifier le code]

L'auteur se pose la question de savoir quelles vont être les priorités de l'humanité au cours du 3e millénaire. L'histoire nous apprend le caractère imprévisible à long terme des aspirations humaines. Mais il est probable que les grands projets de l'humanité au XXIe siècle soient d'atteindre l'immortalité, de trouver la clé du bonheur et d'ainsi hisser l'homme au rang de dieu. Mettre des mots sur ce possible avenir est indispensable si l'humanité veut influencer un tel scénario[2].

Partie 1 : Homo Sapiens conquiert le monde[modifier | modifier le code]

  • Chapitre 2 :L'Anthropocène. Au cours de l'anthropocène, l'homme, grâce à son intelligence a asservi le monde animal. L'auteur pose la question de savoir si des ordinateurs dépassant les hommes en intelligence et en puissance pourraient traiter les hommes de la même façon que les hommes traitent les animaux
  • Chapitre 3 : L'étincelle humaine. Les humains ont créé des entités intersubjectives, comme les dieux, les nations, les entreprises; ce sont des fictions qui dominent les hommes et le monde.

Partie 2 : Homo Sapiens donne sens au monde[modifier | modifier le code]

  • Chapitre 4 : Les conteurs. Les fictions permettent aux hommes de coopérer entre eux, mais au XXIe siècle, avec les biotechnologies et l'informatique, les fictions peuvent devenir de plus en plus puissantes. Elle pourront modeler les corps et créer des mondes virtuels, contrôlant davantage l'existence des humains.
  • Chapitre 5 : Le couple dépareillé. Les religions sont des fictions qui ont permis d'assurer le pouvoir sur les hommes en transformant des jugements éthiques en énoncés factuels, obscurcissant la connaissance. La science en recherchant la vérité recherche le pouvoir.
  • Chapitre 6. L'alliance moderne. La modernité est la conséquence de l'alliance entre la science et l'humanisme.
  • Chapitre 7 : La Révolution humaniste. L'humanisme est devenu la religion du XXe siècle, elle est scindée en trois grandes branches ː l'humanisme libéral (ou libéralisme), l'humanisme socialiste et l'humanisme évolutionniste.

Partie 3. Homo Sapiens perd le contrôle[modifier | modifier le code]

  • Chapitre 8. La bombe à retardement au laboratoire. Les neurosciences du XXIe siècle indiquent que les décisions humaines, le libre-arbitre, sont le résultat de processus électro-chimiques du cerveau. Les chercheurs arrivent à la conclusion qu'il n'y a pas d'individus libres.
  • Chapitre 9 : Le grand découplage. Au cours du XXIe siècle, la machine va devenir plus performante que l'homme et va se substituer radicalement aux humains. Les seuls métiers qui vont rester sont ceux où le remplacement de l'homme par une machine n'est pas rentable. Se pose alors la question de l'avenir de ces humains devenus inutiles, face à une élite aux pouvoirs améliorés.
  • Chapitre 10 : L'océan de la conscience.
  • Chapitre 11 : La religion des data. La puissance des systèmes de gestion de données et la multiplication des capteurs d'acquisition de données, font que les systèmes informatiques ont des performances meilleures que celle des humains. Des systèmes algorithmes non conscients mais hautement intelligents savent mieux que vous ce qui est bien pour vous. Cette gestion des données pourrait être le système qui mette l'Homme sur la touche.

Références[modifier | modifier le code]