Himiko (reine)

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Himiko
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
卑弥呼Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité

Himiko (卑弥呼?)[1] ou Pimiko[2] (175-248) est une reine japonaise qui a régné de 188 (date supposée) jusqu'en 248 sur la région de Yamatai. Le Yamatai serait soit situé dans la province de Yamato, soit dans le nord de Kyūshū[3]. Son règne se situerait à la fin de la période Yayoi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Himiko est principalement connue par le Gishiwajinden (魏志倭人伝?, lit. « vie des habitants de Wa dans les chroniques de Wei »), un texte chinois de huit pages issu du livre dédié au royaume de Wei dans les Chroniques des Trois Royaumes[3]. Selon ce texte, Himiko était une prêtresse dotée de pouvoirs surnaturels.

Elle aurait fédéré les différentes principautés du pays du Yamatai (Proto Japon, sans les îles Okinawa, sans Hokkaido ni le nord de Honshu), mais ce sujet fait débat chez les historiens, car l'emplacement du pays du Yamatai, suivant à la lettre les indications chinoises se trouverait au milieu du pacifique. La seconde hypothèse , qui semble plus probable, serait de rattacher le Yamatai au pays du Yamato (qui trouve son épicentre vers Nara), cependant selon les écrits chinois, " On construisit un tombeau de plus de cent pas où furent ensevelis une centaine d'esclaves" mais cette pratique n'est pas représentative de l'époque Yayoi.[4]

Elle aurait reçu de Chine en 239, cents miroirs et un sceau. A sa mort, une jeune fille de sa famille aurait pris sa succession.[4]

Selon le Nihonshoki, Himiko aurait pu être l'impératrice Jingū, la mère de l'empereur Ojin, mais les historiens n'acceptent pas cette hypothèse.

Sépulture[modifier | modifier le code]

Le 31 mai 2009, l'équipe de chercheurs du professeur Harunari du Musée national d'histoire japonaise de Sakura (Chiba) ont présenté lors du 75e meeting annuel de l'Association japonaise d'archéologie les résultats de leurs recherches, selon lesquels le kofun Hashihaka (箸墓?) situé dans la ville de Sakurai dans la préfecture de Nara serait la tombe de Himiko[5],[6].

Des objets dont la datation au carbone 14 concordent avec la date de la mort de la reine ont été découverts sur le site, cependant certains archéologues trouvent cette sépulture trop moderne pour être du IIIe siècle, ces découvertes restent donc sujettes à caution[7]. L'Agence impériale refuse cependant l'excavation qui fournirait de nombreuses informations sur l'identité de la reine et sur la lignée des empereurs du Japon, descendant officiellement d'Amaterasu[7].

Malheureusement, la fouille des tombeaux est soumise à l'autorisation de la maison impériale du Japon et depuis sa découverte, rien n'a encore pu être entrepris.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Himiko, est un personnage qui apparaît de temps à autre dans certains jeux vidéo, la plupart du temps dans les jeux vidéo qui sont de concessions de la marque japonaise Koei :

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Dans Tomb Raider de Roar Uthaug (2018), adapté du jeu vidéo du même nom, Himiko est au cœur de l'intrigue.

Comics[modifier | modifier le code]

  • Dans la série de comics Tomb Raider (2014) se déroulant après les événements du jeu, Himiko fait son retour dans l'intrigue le temps de quelques numéros.

Notes et références[4][modifier | modifier le code]

  1. Selon Masumi Shibata, « Himiko » serait l'abréviation de « hime » (?, « princesse ») et de « mikoto » (尊/命?, « majesté »)
  2. Voir page 157 in Handbook to life in medieval and early modern Japan, William E. Deal, Oxford University Press. 2006
  3. a et b Masumi Shibata, Le Kojiki : chronique des choses anciennes, Maisonneuve & Larose 1997 (ISBN 9782706812750)
  4. a, b et c Francine Hérail, Histoire du Japon: Des origines à nos jours, Paris, Hermann, , 1413 p. (ISBN 978-2705684747), p. 33-36
  5. Julian Ryall, « Tomb of legendary Japanese Queen Himiko found », sur Telegraph, (consulté le 2 juin 2009)
  6. « Research team believes Nara tomb may be that of 3rd century Queen Himiko », sur Mainichi Shinbun, (consulté le 2 juin 2009)
  7. a et b Laura Chatenay-Rivauday, « En quête de la tombe de la reine japonaise Himiko », sur Aujourd'hui le Japon, (consulté le 2 juin 2009)
  8. Voir : Himi/ Izumo / Yamata city

Voir aussi[modifier | modifier le code]