Henri Poncet

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Officier général francais 4 etoiles.svg Henri Poncet
Naissance (67 ans)
Oran, Algérie
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de corps d'armée
Commandement 3e RPIMa
11e brigade parachutiste
BMN (Kosovo)
COS
Opération Amaryllis
Opération Licorne

Le général de corps d'armée Henri Poncet (né le 4 octobre 1949 à Oran, Algérie[1]) est un officier général français ayant dirigé plusieurs opérations en Afrique, notamment au Rwanda et en Côte d'Ivoire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Poncet (Saint-Cyr, DEA d'analyse économique des relations internationales) est issu de l'arme des troupes de marine, spécialité parachutiste.

En 1994, il dirige l'opération Amaryllis, pour l'évacuation des étrangers présents au Rwanda, au début du génocide.

En 1995 il est nommé professeur à l'école de guerre avant de rejoindre le cabinet du ministre de la défense de Charles Millon.

Au départ de Charles Millon et du changement de majorité, il est maintenu au cabinet du nouveau ministre de la défense Alain Richard jusqu'à l'été 1999 où il prend le commandement de la 11ième Brigade Parachutiste.

En octobre 2000, il commande la Brigade multinationale nord de l’OTAN au Kosovo.

À partir de février 2001, il dirige le commandement des opérations spéciales et engage les forces spéciales françaises en Afghanistan.

De mai 2004 à juin 2005, il dirige l'opération Licorne en Côte d'Ivoire. Il est en poste durant les affrontements opposant l'armée française aux partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo en novembre 2004, après l'attaque surprise de la base de Bouaké par deux Soukhoï Su-25S pilotés par des mercenaires biélorusses ou ukrainiens. Sous son commandement, l'armée française reprend le contrôle de l'aéroport et de la capitale ivoirienne aux forces gouvernementales. Près de 8 000 ressortissants étrangers sont évacués par les forces armées françaises et celles des Nations unies qui empêchent les forces rebelles (FAFN) de profiter de la situation pour ajouter au chaos[réf. nécessaire]. Par son action, le général Poncet favorise la médiation du Président sud-africain Mbeki.[réf. nécessaire]

Le 13 juillet 2005, il est décoré par le Président de la République Jacques Chirac.

Le 13 décembre 2005, Poncet est mis en examen pour « complicité d'homicide volontaire » dans le cadre de l'affaire Mahé. Le 17 mai 2010, le procureur du Tribunal aux armées de Paris (TAP) requiert un non-lieu en faveur d'Henri Poncet. Le 16 juillet 2010, le juge d'instruction chargé du dossier prononce une ordonnance de non-lieu.

Il termine sa carrière en 2007 avec le grade de général de corps d'armée, chargé de mission à la Direction du Renseignement Militaire.

Il entame alors une carrière dans le civil comme consultant et directeur général d'une PME spécialisée dans la gestion des risques.

Depuis 2015, il fait partager son expérience aux ingénieurs du master spécialisé "ingénieur d'affaires" de l'INSA Toulouse.

Le général Poncet est l'auteur de plusieurs articles parus dans la presse nationale, traitant des relations internationales et des problèmes de défense.

Il est élu conseiller municipal à Cazilhac (Aude).

Le général Poncet est commandeur de la Légion d’honneur et de l'Ordre national du Mérite et titulaire de six citations.

Affaire Mahé[modifier | modifier le code]

Le 13 mai 2005, un civil ivoirien de 30 ans, Firmin Mahé, recherché pour différents crimes et violences sur les populations locales, meurt alors qu'il est détenu par trois soldats de l’opération Licorne. Son exécution sommaire par ces soldats a été reconnue par la justice française en décembre 2012[2].

Sanctions et suites judiciaires[modifier | modifier le code]

Le 7 décembre 2012, la Cour d’assises de Paris a prononcé son verdict à l’égard des deux principaux accusés. Le colonel Burgaud reconnu comme le donneur d’ordres a été condamné à 5 ans de prison avec sursis. L’adjudant-chef Raugel qui a reconnu avoir étouffé Firmin Mahé a été condamné à 4 ans de prison avec sursis[3]. Le brigadier-chef Schnier est condamné à 1 an avec sursis pour avoir aidé Raugel lors de l'assassinat de Mahé. Le conducteur du véhicule, Ben Youssouf, est acquitté[4].

Le général Poncet qui avait été mis en examen pour « complicité d'homicide volontaire » le 13 décembre 2005 a été blanchi par la justice. Après la phase d'instruction, le procureur du Tribunal aux armées de Paris (TAP) a requis le 17 mai 2010 un non-lieu en faveur du général Henri Poncet et le 16 juillet 2010 le juge d'instruction a prononcé une ordonnance définitive de non-lieu

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Zecchini, « Henri Poncet, un "chef de guerre rugueux, déterminé", un "patron" comme le nomment ses pairs », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  2. Affaire Mahé : "J'assume avoir donné un ordre illégal", dit le colonel Burgaud, Nathalie Guibert, Le Monde.fr, 29 novembre 2012
  3. « Entretien avec Guy Raugel : "À ce moment-là, la fin justifiait les moyens" », Le Dauphiné libéré,
  4. Nathalie Guibert, « Procès Mahé : un militaire acquitté, trois autres condamnés avec sursis », Le Monde,