Haghpat

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Monastères de Haghbat et de Sanahin *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Haghpat, Église Sainte-Croix.
Haghpat, Église Sainte-Croix.
Coordonnées 41° 05′ 42″ nord, 44° 42′ 37″ est
Pays Drapeau de l'Arménie Arménie
Subdivision Lorri
Type Culturel
Critères (ii) (iv)
Numéro
d’identification
777
Zone géographique Europe et Amérique du nord **
Année d’inscription 1996 (20e session)
Année d’extension 2000 (24e session)
Extension Sanahin
{{{Note}}}

Géolocalisation sur la carte : Arménie

(Voir situation sur carte : Arménie)
Monastères de Haghbat et de Sanahin
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Haghpat ou Haghbat (en arménien Հաղպատ), ou Haghpatavank (Հաղպատավանք) est un monastère arménien situé dans la communauté rurale de Haghpat, marz de Lorri, au nord-est de l'Arménie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monastère a été construit entre le Xe et le XIIIe siècles. La fondation fut tracée sous le règne d'Abas Bagratouni, à l'emplacement d'un petit village du IVe siècle du nom de Haghpat. Il est situé dans le district de Toumanian comme le monastère de Sanahin. L'église Sourp Nshan (« Saint-Signe »), la principale, a été construite sur l'ordre de la reine Khosrovanouch, femme d'Achot le Miséricordieux, pour assurer la longévité et la prospérité de ses fils, Smat et Gourgen. Elle fut achevée plus tard par ses fils, les rois Smbat II et Gourgen Ier Bagratouni vers 989. Un bas-relief de l'église représente les deux princes soutenant une maquette de celle-ci.

Smbat et Gourgen.

Après la chute des Bagratides, à Ani, en 1064, le monastère périclita, jusqu'à l'époque zakaride. Le monastère fut alors très largement complété ; cette construction allait de pair avec celle de Sanahin et celle de la forteresse de Kayan destinée à les protéger des troupes mongoles.

Après la prise d'Ani par les Mongols en 1236, les monastères furent mis à sac. Plusieurs fois reconstruits, ils furent de nouveau saccagés par les légions de Timur, c'est-à-dire par les Ottomans[1].

Par la suite, grâce à la paix durable qui s'institua alors, les monastères renaquirent et constituèrent un grand centre intellectuel de l'Arménie, de 1759 à 1795. Ce lieu d'enseignement et d'études, où étaient entreposés de nombreux manuscrits, abrita le poète lyrique Sayat-Nova pendant sa vie monastique, sous le nom de frère Stépanos.

Il a été restauré à l'époque soviétique, et vidé de ses moines.

« Exemple remarquable de l'architecture religieuse qui s'est développée en Arménie entre le Xe et le XIIIe siècles », le site est repris depuis 1996 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO avec le monastère de Sanahin, ajouté en 2000[2].

Description[modifier | modifier le code]

L'église principale est dédiée au Sainte-signe (Sourp Nshan) et précédée d'un gavit ou narthex construit vers 1201. Le monastère abritait autrefois le mausolée du roi bagratide de Lorri Kuriké III.

Sourp Nshan est une église cruciforme typique, encastrée dans un bâtiment rectangulaire ; elle est surmontée par un dôme monumental, qui a été rénové en 1113. Ainsi, de l'extérieur elle a un aspect rectangulaire et dès qu'on pénètre à l'intérieur on reconnaît la croix. Son architecte est Tiridate. On y retrouve les quatre piliers soutenant la coupole reliés par des arcades ogivales.

Bien que des fresques aient été réalisées à deux reprises, il n'en reste que peu de traces. Néanmoins les formes géométriques qui ornent les plafonds et les murs donnent à l'ensemble un aspect très élégant.

La deuxième chapelle est dédiée à Saint-Grégoire ; elle fut construite entre 1005 et 1025. Le monastère compte également une petite chapelle, Sainte-Mère-de-Dieu (Sourp Astvatsatsin).

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mack Chahin, The Kingdom of Armenia — A History, Londres, Routledge, (ISBN 978-0-7007-1452-0).