Ererouk

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Ererouk
Site d'Ererouk.
Site d'Ererouk.
Présentation
Nom local (hy) Երերույք
Culte Abandon
Type Basilique, monastère
Début de la construction IVe - Ve siècle
Style dominant Arménien
Géographie
Pays Arménie
Région Shirak
Province historique Ayrarat
Ville Anipemza
Coordonnées 40° 26′ 23″ N 43° 36′ 33″ E / 40.439722, 43.60916740° 26′ 23″ Nord 43° 36′ 33″ Est / 40.439722, 43.609167

Géolocalisation sur la carte : Arménie

(Voir situation sur carte : Arménie)
Ererouk

Ererouk, Yererouk ou Ererouïk (en arménien Երերույք (Yererouyk)) est un site archéologique situé en périphérie du village d'Anipemza en Arménie, dans le marz de Shirak, près de la rivière Akhourian, frontière avec la Turquie, et à 5 km de l'ancienne capitale de l'Arménie bagratide Ani[1]. Le site est principalement connu en raison des restes d'une basilique à trois nefs datant de la fin du IVe ou du Ve siècle[2].

L'ensemble du site figure depuis le sur la liste indicative arménienne du patrimoine mondial de l'UNESCO[3].

Basilique[modifier | modifier le code]

La basilique oblongue à trois nefs[4] du IVe ou du Ve siècle est une des plus grandes églises arméniennes bâties à cette époque[2]. Dotée de galeries (deux pastophoria, ailes barlongues flanquant l'abside) et de niches absidioles extérieures[5], couverte à l'origine d'une charpente en bois, elle se rapproche des basiliques syriennes tant dans sa conception (hautes pièces angulaires saillantes) que dans son décor (bandes décoratives des fenêtres)[6]. Avec Zvartnots, elle est une des rares églises arméniennes à être entièrement placée sur un socle à gradins ; elle est en outre appelée par des inscriptions figurant sur ses murs « martyrium de saint Jean-Baptiste »[7]. Les portails du bâtiment sont à gable[8] ornés de denticules et comprenant un arc[9] supporté par des piédroits à colonne unique[10]. Les façades (à l'exception de l'orientale) sont décorées de pilastres peu saillants[11].

La basilique devait être dotée d'un décor peint ; il n'en reste aujourd'hui qu'une composition au-dessus du linteau du portail ouest de la façade sud du bâtiment, seul exemple subsistant antérieur au VIIe siècle dans l'architecture arménienne religieuse[12].

Elle a subi des restaurations aux XIe et XIIIe siècles[2]. Elle a été fouillée au début du XXe siècle par l'archéologue Nicolas Marr[13].

Autres vestiges[modifier | modifier le code]

De nombreux fragments de stèles ont été retrouvés autour de la basilique. En outre, au nord-est se situent les restes d'un mausolée de saint Théodore[6]. Le site comprend également les ruines de bâtiments monastiques et d'un village médiéval[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) (hy) G. Beglaryan, Atlas of Armenia and adjacent countries, Noyan Tapan, Erevan, 2007, (ISBN 978-99941-44-556) p. 7.
  2. a, b, c et d (en) « Index of Armenian Art: Armenian Architecture – Ererouk », sur California State University, Fresno (consulté le 20 février 2009)
  3. (en) « The basilica and archeological site of Yererouk », sur UNESCO (consulté le 20 février 2009).
  4. Patrick Donabédian, L'âge d'or de l'architecture arménienne, Parenthèses, Marseille, 2008 (ISBN 978-2-86364-172-9), p. 41.
  5. Patrick Donabédian, op. cit., p. 43.
  6. a et b Patrick Donabédian, op. cit., p. 49.
  7. Jannic Durand, Ioanna Rapti et Dorota Giovannoni (dir.), Armenia sacra — Mémoire chrétienne des Arméniens (IVe ‑ XVIIIe siècle), Somogy / Musée du Louvre, Paris, 2007 (ISBN 978-2-7572-0066-7), p. 56.
  8. Patrick Donabédian, op. cit., p. 230.
  9. Patrick Donabédian, op. cit., p. 233.
  10. Patrick Donabédian, op. cit., p. 232.
  11. Patrick Donabédian, op. cit., p. 238.
  12. Patrick Donabédian, op. cit., p. 61.
  13. (en) « Yererouk », sur Gateway to Armenian cultural heritage (consulté le 20 février 2009).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]