Hôtel de Grandval-Caligny

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Hôtel de Grandval-Caligny
ValognesHotelGrandvalCaligny 04.jpg
Hôtel de Grandval-Caligny
Présentation
Destination initiale
Style
Construction
XVIIIe siècle
Propriétaire
Adrien Morel de Courcy (à l'origine)
Familles Fauvel, Fortin et Renouf (actuellement)
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Commune
Coordonnées

L’hôtel de Grandval-Caligny est un hôtel particulier du XVIIIe siècle situé à Valognes dans le département de la Manche en Basse-Normandie. Il est inscrit à la liste des monuments historiques de la Manche.

Historique[modifier | modifier le code]

Construit au début du XVIIIe siècle par Adrien Morel, écuyer, sieur de Saint-Cyr, ou par son fils Adrien Morel de Courcy, gouverneur de Valognes, l'hôtel est agrandi d'un pavillon latéral par le gendre de ce dernier, Anténor-Louis Hue de Caligny de Cruyningham, vers le milieu du XVIIIe siècle[2].

Il conserve le nom de la famille de Caligny, et de Michel Bauquet de Grandval, époux de Rose Henriette Hüe de Caligny, fille d'Anténor Guillaume Hüe de Caligny, et petite-fille d'Anténor-Louis. Il reste dans la famille de Caligny jusqu’à la fin du XIXe siècle. En 1877 l’hôtel est acheté par Monsieur Le Maréchal propriétaire du Grand Hôtel du Louvre voisin, puis, au début du XXe siècle, devient la propriété de la famille Fauvel.

Jules Barbey d'Aurevilly y réside chaque été et automne dans l'appartement du premier étage avec quatre vastes chambres de 1872 jusqu'au 6 décembre 1887. Dormant dans le lit de son père, il dispose le buste de sa grand-tante sur la cheminée monumentale, le "Buste-Jaune" [3]. C'est là qu'il met la dernière main à son recueil de nouvelles Les Diaboliques (1874)[4].

Description[modifier | modifier le code]

L’hôtel est doté d’un rare exemple de terrasse à double balustrade, d’une cour d'honneur pavée, et d’un escalier intérieur en pierre avec rampe en fer forgé. Ses façades et toitures donnant sur la rue, le jardin à la française, sont également inscrits à l'inventaire des monuments historiques le 21 septembre 1982[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no PA00110630, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Les monuments
  3. Abbé J.L. Adam, Quelques notes sur Valognes, Cherbourg, Impr. Émile Le Maout, 1905.
  4. « Guide Barbey en Cotentin », Hellequin, n° 3-4-5, 1975-1976, p. 36.

Sur les autres projets Wikimedia :