Hôtel de Choiseul (Paris)

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Hôtel de Choiseul
Hôtel de Choiseul (rue de Richelieu), Turgot Map – Kyoto University Library (14, 18).jpg
Localisation
Adresse
Coordonnées
Architecture
Type
Hôtel particulier, bâtiment détruit (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Architecte
Créateur
Gestion
Propriétaires

L'hôtel de Choiseul, dit aussi Hôtel Crozat, est un ancien hôtel particulier parisien du 9e arrondissement, datant du XVIIIe siècle. Situé au niveau des numéros 91-93 de l’actuelle rue de Richelieu, allant de la rue Saint-Marc aux remparts de Paris, il s'étendait dans sa profondeur jusqu'à l'actuelle rue de Gramont[1], avec de très vastes jardins au-delà des remparts. Il fut démoli à la fin du XVIIIe siècle et le terrain fut loti avec, au centre du lotissement, un théâtre la salle Favart.

Histoire[modifier | modifier le code]

Louis XIV décide en 1670 de faire de Paris une ville ouverte et de construire une large chaussée plantée d'arbres, les actuels grands boulevards, à la place des anciennes fortifications. La partie de ce « Nouveau Cours » correspondant aux actuels boulevards de la Madeleine, des Capucines, des Italiens, Montmartre et Poissonnière est tracée en avant de l'ancienne enceinte des Fossés Jaunes qui est progressivement rasée, la porte de Richelieu étant détruite en 1701, libérant un espace pour de nouvelles constructions.

Pierre Crozat, l'une des premières fortunes de France, se fait alors construire en 1704 un hôtel particulier au niveau des actuels numéros 91/93 de la rue de Richelieu, ainsi prolongée, dont les jardins s'étendaient au-delà des remparts de Paris[2], puisque le Potager était accessible au moyen d'un passage souterrain sous le boulevard, ainsi qu'un hôtel particulier place Vendôme, aujourd'hui propriété du Ritz.[réf. nécessaire]

La galerie du rez-de-chaussée, côté jardin, constitue alors la plus belle pièce de l'Hôtel, et son plafond a été peint par Charles de La Fosse, qui loge dans le bâtiment avec sa famille. Il meurt d'ailleurs en 1716 dans son appartement du premier étage de la rue Richelieu.

L'hôtel Crozat fut ensuite la propriété du duc Étienne-François de Choiseul, qui en était devenu propriétaire par son mariage avec la petite-fille de Pierre, Louise-Honorine Crozat, fille de Louis-François Crozat, marquis du Châtel.

Une autre propriété des Crozat, longeant la parcelle étroite qui liait la rue du Faubourg-Saint-Honoré à l'avenue des Champs-Élysées, est vendue à Louis-Marie Colignon, architecte du Roi, en 1765, pour bâtir l'hôtel de La Vaupalière.

Ensuite, obligé de vendre par parcelles pour lotissements le jardin de l'hôtel, puis le bâtiment lui-même, Étienne-François de Choiseul s'est installé dans l'hôtel Bouret-Laborde, où il a fini ses jours. La vente a été effectuée par son ami le banquier Jean-Joseph de Laborde[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Édouard Fournier, Paris démoli, Aubry, 1855, p. 294.
  2. Édouard Fournier, op. cit., p. 249.