Guy Le Guen de Kerangal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guy Le Guen de Kerangal
Fonctions
Député
à partir de
Procureur-syndic
Landivisiau
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
LandivisiauVoir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de travail
Activités

Guy-Gabriel-François-Marie Le Guen de Kerangal, né le à Landivisiau et mort le (à 71 ans) dans la même ville, est un député français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guy Le Guen de Kerangal naît le à Landivisiau[1]. Il est le fils de Guy Le Guen et d'Anne de Kerangal.

Il est député à la session des États de Bretagne du 14 février 1789. Il est élu député par la sénéchaussée de Lesneven aux États-Généraux. Il ne paraît qu'une seule fois à la tribune de l'Assemblée, et ce discours suffit pour transmettre son nom à la postérité. La Biographie bretonne dit que Le Guen, dans la nuit du 4 août, reproche à l'Assemblée de ne pas avoir prévenu l'incendie des châteaux en détruisant elle-même les titres de servitude, et demande, le premier, l'abolition immédiate des titres féodaux. Mais d'après les procès-verbaux de la séance, le vicomte de Noailles se présente le premier à la tribune pour indiquer l'abandon des privilèges suivi par le duc d'Aiguillon, Le Guen de Kerangal prenant la parole après eux. Son discours, très applaudi, décide des sacrifices consentis dans cette séance : « Soyons justes, Messieurs, s'écria-t-il ; qu'on nous apporte ici les titres qui outragent non seulement la pudeur mais l'humanité même. Qu'on nous apporte ces titres qui humilient l'espèce humaine, en exigeant que les hommes soient attelés à une charrette comme les animaux du labourage. Qu'on nous apporte ces titres qui obligent les hommes à passer les nuits à battre les étangs pour empêcher les grenouilles de troubler le sommeil de leurs voluptueux seigneurs. Qui de nous, Messieurs, dans ce siècle de lumières, ne ferait pas un bûcher expiatoire de ces infâmes parchemins, et ne porterait pas le flambeau pour en faire un sacrifice sur l'autel du bien public ? »[2].

Il est arrêté comme suspect, le 1er décembre 1793, par le juge de paix Heriez, bien qu'il exerçait les fonctions de procureur-syndic de la commune de Landivisiau, prouvant ainsi qu'il a suivi le mouvement et adopté le nouvel-ordre des choses. Il reste en prison pendant presque une année, et est élargi, sur l'ordre du comité de sûreté générale, le 29 brumaire an III, soit le 18 novembre 1794. Il reprend ensuite son commerce de vins et de toiles à Landivisiau où il meurt le 16 avril 1817[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Guy, Gabriel, François, Marie Le Guen de Kérangal », sur Base Sycomore de l'Assemblée nationale (consulté le 16 juin 2017)
  2. « Guy Le Guen de Kerangal », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition]
  3. René Kerviler, Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux États généraux et à l'Assemblée Nationale Constituante de 1789, Nantes, Vincent Forest et Émile Grimaud,