Guillaume de Sardes

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Guillaume de Sardes
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Guillaume de Sardes à Paris en 2012
Naissance (39 ans)
Activité principale
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Auteur
Genres

Guillaume de Sardes est un écrivain, photographe, historien de l'art et commissaire d'exposition français né le . Il collabore à de nombreuses revues comme Commentaire, Edwarda, Possession immédiate, Irène Erotic fanzine. Il est le directeur de la rédaction du magazine d'art Prussian Blue et de la revue de la Maison européenne de la photographie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son premier roman, Giovanni Pico, publié en 2007, est consacré à l'humaniste Jean Pic de la Mirandole, dont il fait une figure nietzschéenne. Cette œuvre, au style classique et tenu, a obtenu le Prix Ulysse. La Dernière passion de Son Éminence (2008), roman ironique et léger, est inspiré d'un fait divers réel, sur lequel l'avocat Jacques Vergès a travaillé : un triple meurtre ayant eu lieu au Vatican en 1998. L'action est cependant transposée en 1939. Par son ton et sa construction (recours au procédé d’enchâssement des récits), La Dernière passion de Son Éminence évoque les romans libertins du XVIIIe siècle. Son Éminence en rose-et-blanc (2011) remet en scène les mêmes personnages (notamment celui du cardinal Benvenuto, vieil esthète cocaïnomane et débauché). L'intrigue est cette fois de pure fantaisie, bien que le contexte du Vatican et de l'Italie fasciste soit toujours aussi travaillé. Paru en 2009, Le Nil est froid (Prix Bourgogne de littérature, Prix François-Mauriac de l'Académie française) explore les thèmes de la guerre, de l'obsession et de la création artistique. Il a pour toile de fond la Campagne d'Égypte. Le Dédain, "roman d'une génération" [1], dont le personnage principal partage des traits communs avec l'auteur, explore différentes manières d'aimer dans le Paris contemporain. Un cadre que l'on retrouve dans L'Éden la nuit, dernier roman en date, qui raconte les nuits d'un jeune russe dans les clubs de pole dance la capitale à la recherche de sa soeur.

Parallèlement à son œuvre de romancier, Guillaume de Sardes travaille sur les Ballets russes, dont il est un des meilleurs spécialistes. Il a notamment écrit une biographie de Vaslav Nijinski et édité et traduit les Mémoires de Serge Diaghilev. Il a également écrit un essai biographique sur les années passées par Jean Genet à Tanger.

Comme commissaire d'exposition, il travaille essentiellement dans le champ de la photographie contemporaine. Il a ainsi conçu une vingtaine d'expositions, notamment d'artistes français (Antoine D'Agata, Alain Fleischer, Richard Dumas, Marc Riboud), italiens (Sergio Strizzi, Giulio Rimondi, Giasco Bertoli), libanais (George Awade, Lara Tabet, Randa Mirza, Danielle Arbid) et marocains (Hicham Gardaf, Leila Alaoui).

Son travail de photographe et vidéaste régulièrement exposé en France et à l'étranger porte sur les thèmes de l'intime, de l'errance et de la nuit.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Roman
  • L'Eden la nuit, Paris, Gallimard, coll. L'Infini, 2017.
  • Le Dédain, Paris, Grasset, 2012.
  • Son Éminence en rose-et-blanc, Paris, Grasset, 2011.
  • Le Nil est froid, Paris, Hermann, 2009.
  • La Dernière Passion de Son Éminence, Paris, Hermann, 2008.
  • Giovanni Pico, Paris, Hermann, 2007.
Essai
  • Genet à Tanger, Paris, Hermann, 2018
  • Nijinsky, sa vie, son geste, sa pensée, Paris, Hermann, 2006
Édition et traduction de texte
Livre de photographies
  • Charbon (ouvrage collectif), Londres, KAHL Editions, 2018.
  • Fragments d'une histoire d'amour, présentation Patrick Mauriès, Paris, Hermann, 2018.
  • Retours à Beyrouth, présentation Simone Klein, Beyrouth, Kaph Books, 2016.
  • Nouveaux Territoires, avec Nicolas Comment, Ola Rindal, Henry Roy, présentation Dominique Baqué, Paris, 2014

Expositions de photographies et de videos d'art[modifier | modifier le code]

  • BIMBO (vidéo), 2018, La Havane, ON / OFF festival.
  • Fragments d'une histoire d'amour, 2018, Paris, Maison européenne de la photographie. [2]
  • Retours à Beyrouth, 2016, Beyrouth, SV gallery.
  • Loneliness , 2016, Paris, galerie Alain Gutharc.
  • Mues (exposition collective), 2016, Paris, galerie 24B. [3]
  • Retours à Beyrouth, 2016, festival les Nuits photographiques de Pierrevert. [4]
  • Dessiner l'Invisible (exposition collective), 2015, Paris, galerie 24B.
  • Paris-Tokyo aller-retour (exposition collective), 2015, Paris, Maison de la culture du Japon. [5]
  • Vies secrètes, 2015, Tirana, TULLA culture center.
  • Possession immédiate (exposition collective), 2015, Paris, galerie 24B.
  • MTAG goupshow (exposition collective), 2014, Paris, More Than A Gallery.
  • Vies secrètes, 2014, Paris, galerie Myriam Bouagal. [6]
  • New territories, 2014, Beyrouth, Gathering/Institut français.

Commissariat d'exposition[modifier | modifier le code]

  • Les Marocains, 2018, Musée Yves Saint Laurent (Marrakech) [7]
  • Le Rouge des villes et des forêts, 2018, Château La Dominique (Saint-Emilion) [8]
  • Une Fragile poésie, 2018, Institut français de Marrakech [9]
  • Life Line, 2017, Sulger-Buel Lovell gallery (Londres) [10]
  • La poésie des ruines, 2017, Villa Audi (Beyrouth)
  • Bernard Faucon, mes routes, 2017, MuCEM (Marseille) [11]
  • La ville autrement, 2017, La Friche La Belle de Mai (Marseille) [12]
  • Antoine D'Agata, Atlas, 2017, FRAC PACA (Marseille) [13]
  • Regards sur Beyrouth, 2016, La Friche La Belle de Mai (Marseille) [14]
  • Festival Photomed France 2016 et 2017 (Toulon, Sanary, Marseille)
  • Festival Photomed Liban 2016 et 2017 (Beyrouth) [15]

Liens externes[modifier | modifier le code]