Malakoff Médéric

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Malakoff Médéric
Image illustrative de l'article Malakoff Médéric

Création
Forme juridique Association loi de 1901
Siège social Drapeau de la France Paris Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Thomas Saunier
Activité Assurance, prévoyance, retraite complémentaire, complémentaire santé.
Filiales
  • Viamédis, Prévoyance Ré, Fédéris Épargne Salariale, Fédéris Gestion d'Actifs, Auxia
  • Institutions de prévoyance : Capreval, INPR, Malakoff Médéric Prévoyance
Effectif 5 700
Site web www.malakoffmederic.com

Chiffre d’affaires 3,6 Mds € (2015)
Résultat net 156 M € (2015)

Malakoff Médéric est un groupe paritaire de protection sociale français. Il est issu de la fusion, le 30 juin 2008, du groupe Malakoff et du groupe Médéric. Il est dirigé par Thomas Saunier. Son siège social est situé 21, rue Laffitte à Paris 9e, à l'emplacement de l'ancienne banque Rothschild[1]. L'immeuble était occupé précédemment par la Barclays Bank.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1945[modifier | modifier le code]

Malakoff Médéric est un groupe paritaire, mutualiste et à but non lucratif de protection sociale, né le 1er juillet 2008 de la fusion de deux acteurs historiques de ce secteur : le groupe Malakoff et le groupe Médéric.

Le groupe Malakoff est issu du Comité des forges, association patronale créée à la fin du XIXe siècle pour le secteur professionnel des mines et de la métallurgie. En 1891, un groupe d’industriels appartenant au Comité des Forges crée la Caisse syndicale d'assurance mutuelle des Forges de France contre les accidents du travail. Elle est destinée à garantir le service de rentes en cas d’accidents survenant pendant leur travail aux ouvriers des entreprises affiliées. La Caisse étendra progressivement son champ d’application à tous les membres des syndicats affiliés à l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Les prestations, initialement limitées à l’attribution de rentes en cas d’incapacité permanente ou de décès par accident du travail, ainsi qu’au versement d’indemnités en cas de longue incapacité temporaire, seront étendues plus tard à la couverture des incapacités de courte durée.

Les institutions qui ont donné naissance au groupe Médéric sont nées d’une idée : organiser l’aide aux familles que la Première Guerre mondiale a fragilisées. Ainsi, quelques patrons décident de verser à leurs ouvriers un « sur-salaire » dont le montant dépend, notamment, du nombre d’enfants à charge. Pour éviter qu’une charge financière trop lourde ne pèse sur les entreprises qui comptent une forte proportion de chefs de famille, une « péréquation » entre entreprises est mise en place. Ce mécanisme, nommé « compensation » est mis en œuvre par des « Caisses » et sera à l’origine des premières formes d’allocations familiales. Pour accroître leur efficacité, une coordination de leurs activités est mise en place, avec la création en 1920, du Comité central des allocations familiales (CCAF). Cette même année, pour répondre aux attentes de certains milieux professionnels pour une meilleure couverture sociale, est mis en place, en s’inspirant de l’expérience du CCAF, le Comité central des assurances sociales. Sa mission sera de faire connaître les nouvelles garanties face aux différents risques : vieillesse, invalidité, maladie, maternité.

Ce sont ces deux organismes, CCAF et CCAS, qui sont à l’origine des organismes qui ont composé le groupe Médéric.

De la coopération à la fusion[modifier | modifier le code]

Les deux groupes ont mis en commun leurs savoir-faire dans différents domaines opérationnels. Ainsi, à partir des années 1970, des réalisations communes : création de l’IRCASUP (Institution de retraite pour les cadres supérieurs), initialisation de coopérations techniques induites par l’application de la loi Évin du 31 décembre 1989. Dans les années 1990, les deux groupes se sont rapprochés pour mieux distribuer des produits de prévoyance collective.

Enfin, pour tenir compte d’une part de l’évolution législative et technique des marchés sur lesquels ils opèrent, et de la concentration des intervenants, il est apparu que la mise en commun des moyens des deux groupes était nécessaire à la poursuite de leur développement. Les conseils d’administration des deux entités ont ainsi enclenché un processus de fusion le 1er octobre 2007 dont la première étape s’est réalisée le 1er juillet 2008.

Le groupe comprend 4 institutions de retraite complémentaire : Institution de retraite complémentaire par répartition (IREC), Caisse de prévoyance des industries métallurgiques, mécaniques, électriques et connexes (CAPIMMEC), Caisse interprofessionnelle de prévoyance des cadres-Retraite (CIPC-R) et Caisse interprofessionnelle paritaire des salariés (CIPS), qui assurent la gestion de leurs adhésions aux régimes de retraite complémentaire AGIRC et ARRCO[2].

Guillaume Sarkozy, frère aîné de l'ex-président Nicolas Sarkozy, a été le délégué général du groupe qui emploie 5 700 collaborateurs jusqu'à janvier 2016.

En septembre 2014, des pourparlers de fusions sont annoncés entre avec Malakoff Médéric et La Mutuelle Générale[3].

En mai 2016, les pourparlers de fusions entre les deux groupes ont échoué[4]. Thomas Saunier est nommé Directeur général du groupe en mai 2016.

Les métiers[modifier | modifier le code]

Malakoff Médéric est un groupe de protection sociale présent dans deux domaines d’activité principaux : la gestion de la retraite complémentaire et les assurances de personnes.

En retraite, le groupe bénéficie d’une délégation de l’Agirc et de l’Arrco pour gérer la retraite complémentaire de 3 millions de salariés cotisants et de 2,8 millions de retraités, cadres ou non cadres (chiffres 2014).

En assurances de personnes, le groupe intervient sur un marché concurrentiel en mettant à la disposition des entreprises et de leurs salariés, ainsi que des particuliers, des produits et des services dans le domaine de la santé, de la prévoyance, et de l’épargne-retraite.

Chacune de ces deux activités est portée par des entités juridiques spécialisées dont le point commun principal est un mode de gouvernance paritaire ou mutualiste : institutions de retraite complémentaire Agirc et Arrco, institutions de prévoyance, mutuelles, etc. Ce mode de fonctionnement permet une représentation directe et à parts égales des entreprises adhérentes et des assurés dans les conseils d’administration concernés. Cette caractéristique est le fondement de la personnalité et de l’indépendance du groupe.

Par ailleurs, des sociétés d’assurance spécialisées (assurance obsèques, épargne salariale…) entrent dans le périmètre du groupe.

Une fondation d'entreprise, la Fondation Malakoff Médéric Handicap, a été créée en 2013.

Enfin, la solidité financière du groupe est garantie par ses fonds propres : ils s’élèvent en 2014 à 3,9 milliards d'euros, couvrant ainsi plus de 4 fois la marge de solvabilité réglementaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]