Gardénia

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Gardenia

Gardenia, en français Gardénia, est un genre de plantes à fleurs de la famille des Rubiaceae. Il comprend entre 60 et 250 espèces, réparties dans les régions tropicales et subtropicales d'Afrique, d'Asie, de Madagascar et des îles du Pacifique.

Plusieurs espèces d'Asie et du Pacifique sont occasionnellement cultivées, en particulier Gardenia jasminoides, originaire de Chine, qui est très populaire dans le monde entier pour ses fleurs décoratives.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Le genre est décrit par le naturaliste irlandais John Ellis en 1761, qui le nomme Gardenia en hommage au botaniste écossais Alexander Garden[2].

Gardenia a pour synonymes :

  • Bergkias Sonn., 1776[3]
  • Caquepiria J.F.Gmel., 1791[3]
  • Decameria Welw., 1859[3]
  • Piringa Juss., 1820[3]
  • Pleimeris Raf., 1838[3]
  • Sahlbergia Neck., 1790[3]
  • Sulipa Blanco, 1837[3]
  • Thunbergia Montin, 1773[3]
  • Varneria L., 1759 nom. nud.[1]
  • Warneria L., 1759[3]
  • Yangapa Raf., 1838[3]

Description[modifier | modifier le code]

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Feuilles de Gardenia brighamii.

Ce sont des arbustes ou rarement des arbres, parfois à pousses courtes (par exemple Gardenia angkorensis et Gardenia sootepensis), parfois épineux, avec des bourgeons et les jeunes extrémités des tiges souvent résineuses. Il n'y a pas de raphides. Les feuilles sont opposées ou rarement alternes, parfois groupées à l'apex de la tige ; les stipules sont persistantes ou caduques, réunies autour de la tige ou réunies complètement en une coiffe conique, triangulaire, ou lorsqu'elles sont réunies en une coiffe, se fendant sur un côté[4].

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

Les inflorescences sont pseudoaxillaires et/ou terminales, fasciculées à cymeuses et à plusieurs fleurs ou parfois réduites à une seule, pédonculées à sessiles, à bractées. Les fleurs sont sessiles ou sur des pédicelles, bisexuelles, monomorphes, souvent visuellement remarquables. Le calice est avec partie ovarienne bien développée et souvent striée longitudinalement ; le limbe est à 5 à 8 lobes ou parfois fusionné en un tube ou une calotte conique qui se fend irrégulièrement à mesure que la corolle s'allonge, souvent bien développé. La corolle est blanche à crème, plate ou en entonnoir, glabre ou plus ou moins pubescente à l'intérieur ; les lobes sont par 5-12, convolutés en bourgeon. Les étamines sont au nombre de 5 à 12, insérées dans la gorge de la corolle, incluses ou partiellement exclues ; les filaments sont très courts ou réduits ; les anthères sont dorsifiées. L'ovaire est unicellulaire, les ovules nombreux sur 2-6 placentas pariétaux ; le stigmate est entier ou à deux lobes, inclus ou exclu[4].

Le fruit est généralement jaune à orange, rouge-orange ou brun, avec une pulpe généralement orange, coriace ou charnue, ellipsoïde à subglobulaire, lisse ou avec des crêtes longitudinales, avec le membre du calice généralement persistant ou parfois la partie supérieure tardivement caduque. Les graines sont nombreuses, moyennes, ellipsoïdes, comprimées, noyées dans la pulpe ; la testa est coriace ou membraneuse ; l'endosperme est généralement corné, l'embryon petit ou moyen ; les cotylédons sont larges, en forme de feuille[4].

Chez de nombreuses espèces, les lobes persistants du calice s'élargissent apparemment de façon marquée au fur et à mesure que le fruit se développe ; cela peut prêter à confusion si l'on compare les lobes élargis du calice fructifère aux descriptions des lobes du calice fleuri. Les fleurs sont souvent nocturnes et sont généralement fortement parfumées avec une odeur caractéristique[4].

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Selon Plants of the World online (POWO) (6 mars 2021)[3] :

Langage des fleurs[modifier | modifier le code]

Dans le langage des fleurs, le gardénia symbolise la sincérité[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Muséum national d’Histoire naturelle [Ed]. 2003-2021. Inventaire National du Patrimoine Naturel, Site web : https://inpn.mnhn.fr., consulté le 6 mars 2021
  2. Claude Gagnière, Pour tout l'or des mots : Au bonheur des mots, Des mots et des merveilles, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (ISBN 2-221-08255-9), p. 652
  3. a b c d e f g h i j et k POWO (2019). Plants of the World Online. Facilitated by the Royal Botanic Gardens, Kew. Published on the Internet ; http://www.plantsoftheworldonline.org/, consulté le 6 mars 2021
  4. a b c et d (en) Tao Chen et Charlotte M. Taylor, chap. 29 « Gardenia J. Ellis, Philos. Trans. 51: 935. 1761 », dans Flora of China, vol. 19 (lire en ligne)
  5. Anne Dumas, Les plantes et leurs symboles, Éditions du Chêne, coll. « Les carnets du jardin », , 128 p. (ISBN 2-84277-174-5, notice BnF no FRBNF37189295).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]