Funeral Parade of Roses

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Funeral Parade of Roses
Titre original 薔薇の葬列
Réalisation Toshio Matsumoto
Scénario Toshio Matsumoto
Sociétés de production Mitsuru Kudō
Keiko Machida
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Genre drame, documentaire, film d'art et essai, film expérimental
Durée 105 minutes
Sortie 1969

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Funeral Parade of Roses (薔薇の葬列, Bara no Sōretsu?, Parade funèbre des roses) est un film japonais par Toshio Matsumoto sorti le 13 septembre 1969 au Japon.

Il s'inscrit dans la Nouvelle Vague japonaise.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film suit les tribulations d'Eddie et de son groupe d'amis, travestis ou non, à Tokyo, mais la narration n'est pas dans un premier temps l'élément principal du film.

Il s'agit d'une réinterprétation de Œdipe roi. Le père de Eddie a disparu lorsqu'elle était jeune, celui-ci lui manque. Eddie tue sa mère et l'amant de celle-ci. Gonda est propriétaire du club le Genet et vendeur de drogue. Ayant une relation avec Leda, Gonda sort avec Eddie qui travaille dans le même bar. Leda tente de récupérer Gonda qui choisit finalement Eddie. Leda se suicide. Après l'enterrement de Leda, Gonda constate qu'il est le père d'Eddie, il se suicide et Eddie se crève les yeux.

Distribution[modifier | modifier le code]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le film[modifier | modifier le code]

Le film est volontairement tourné en noir et blanc en 1969, alors que la couleur se popularise dans les années 50. Le film se positionne comme expérimental notamment par une citation de Jonas Mekas à la minute 41.

Le film joue avec l'effet de distanciation, typique du théâtre de Bertold Brecht, en multipliant les ruptures afin de faire prendre de la distance au spectateur par rapport à l'œuvre perçue. Toshio Matsumoto insère par exemple du texte destiné au spectateur au beau milieu d'une scène d'amour dont on montre le tournage ou bien interview Pita, dont c'est le premier rôle, pour connaitre sa perception de son personnage. Il brouille en permanence, parfois avec humour, les frontières entre la réalité et la fiction[2].

La narration est non-linéaire, certaines scènes se répètent et trouvent leur justification par la suite.

Cetrains aspects du film sont documentaires, insérant au milieu du récit des interviews réeles de travestis, d'usagers de drogues, de manifestations antigouvernementales, intégrés au récit. On pensera à Les Hommes le dimanche, premier film de Robert Siodmak, pour le mélange de documentaire et de fiction.

Sans pour autant donner de justification, il est affirmé que le film aurait inspiré Orange mécanique de Stanley Kubrick tourné en 1971[3], [4], peut-être en raison de l'usage de la distorsion de la musique et des accélérés de l'image.

Le terme de Bara (薔薇?)  : rose était utilisé dans les années 1960 et 1970 pour désigner la communauté homosexuelle au Japon, comme le terme pansy aux États-Unis[5]. Les roses artificielles étant les fleurs préférées de Leda donnant ainsi au titre une double signification.

Le film précédent de Matsumoto : For My Crushed Right Eye contient des séquences reprises dans Funeral Parade of Roses.

Le film a été tourné à Tokyo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]