Fulgence Masson

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Fulgence Paul Benoît Masson, né à Dour le et décédé à Mons le , était un avocat, journaliste et homme politique belge à tendance libérale. Il fut nommé ministre d'État.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'avocat[modifier | modifier le code]

Fulgence Masson fit ses études supérieures à l'Université de Liège où, le 12 août 1875, il obtenait son diplôme de docteur en droit avec la plus grande distinction. Après ses études, il fréquenta la Sorbonne, et le Collège de France à Paris.

Par la suite, il s'installa à Mons et plaida au barreau de Mons pendant plus de soixante ans. Il plaida dans de nombreux procès, dont deux défrayèrent la chronique à l'époque. L'affaire dite du « grand complot » contre la sûreté de l'État en 1889. Les vingt-deux accusés, défendus notamment par Fulgence Masson, furent acquittés. Et l'affaire dite des « boulettes de Wasmes », en 1926, où Fulgence Masson parvint à faire acquitter une femme qui était accusée d'avoir empoisonné son mari. En outre, il fut nommé bâtonnier à trois reprises.

Le politicien[modifier | modifier le code]

En parallèle avec sa carrière d'avocat, il se lança aussi en politique. Le , il fut élu conseiller communal de la Ville de Mons. Il y fut ensuite échevin de l'Instruction publique et devint aussi conseiller provincial pour le canton de Dour et pour le canton de Mons. En 1904, il fut élu à la Chambre des Représentants, mandat renouvelé à chaque élection, jusqu'à sa démission en 1933 (son remplaçant ne fut autre que Victor Maistriau). Il fut plusieurs fois ministre, dans les gouvernements Delacroix I et II et Theunis I. Tout au long de sa carrière politique, aussi bien en tant qu'échevin qu'en tant que ministre, il s'investit pleinement en faveur des plus faibles. Il est à l'origine de lois relatives à la protection de l'enfance, des orphelins de guerre et des familles nombreuses.

Durant la Première Guerre mondiale, il fut prisonnier. En 1915, il s'était insurgé face à l'ennemi contre les déportations. Cela lui valut d'être incarcéré dans des prisons allemandes. D'abord à Aix-la-Chapelle et Siegburg, ensuite Celle-Schloss d'où il sortit à la fin de la guerre. Durant son incarcération, il fut élu comme président par les autres prisonniers politiques.

Détail de la carrière politique[modifier | modifier le code]

Niveau régional[modifier | modifier le code]
  • Conseiller communal à la ville de Mons de 1894 à 1888.
  • Echevin de l'Instruction publique à partir du 24 janvier 1888.
  • Conseiller provincial pour le canton de Dour, de 1880 à 1894.
  • Conseiller provincial pour le canton de Mons, de 1896 à 1900.
Niveau national[modifier | modifier le code]
  • Élu député à la Chambre des Représentants de 1904 à 1933.
  • Ministre de la Guerre du 24 novembre 1918 au 4 février 1920.
  • Ministre de la Justice du 16 décembre 1921 au 13 mai 1925.

Autres carrières[modifier | modifier le code]

  • Il enseigna aussi le droit constitutionnel et administratif à l'École normale de l'État à Mons et l'économie politique à l'Institut supérieur de Commerce de Mons.
  • Il fit aussi du journalisme. Il écrivait régulièrement des articles dans de nombreux journaux : La Chronique, L'Etoile Belge, Le Petit Bleu, La Flandre Libérale, La Gazette, La Réforme, Libra Illustré, Le Flambeau et Le Soir. En outre, il fut l'un des fondateurs du journal La Province.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notoriété[modifier | modifier le code]

Il existe un Boulevard Fulgence Masson à Mons, une place Fulgence Masson à Montignies-sur-Roc et des rues Fulgence Masson à Thulin et Dour.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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1918-1920
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Aloys Van de Vyvere
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ministre de la justice
1921-1925
Léon Théodor