Louis Viardot

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Louis Viardot
Description de l'image LouisViardot.jpg.
Naissance
Décès (à 82 ans)
Activité principale
Critique, traducteur, littérateur, collectionneur

Louis Viardot, né le à Dijon et mort le , est un écrivain, critique d'art et traducteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

À 18 ans, Louis Viardot quitte Dijon pour faire des études de droit à Paris, et exerce le métier d'avocat jusqu'en 1821. Entre 1823 et 1824, lors des campagnes militaires françaises en Espagne, il se rend pour la première fois à Séville. A son retour, il collabore à divers journaux, comme Le Globe (à partir de 1828), où il se lie avec Pierre Leroux, mais aussi avec Le National (de 1830 à 1836) et Le Siècle (à partir de 1836). En 1837, il devient secrétaire du Comité Radical.

En 1838, il devient directeur du Théâtre des Italiens. Mais il abandonne ce poste après son mariage avec Pauline Garcia (1821-1910) en 1840, afin de se consacrer à la carrière de son épouse et de la suivre dans ses tournées à travers l'Europe et jusqu'en Russie.

En 1841, Viardot fonde la Revue indépendante avec Pierre Leroux et George Sand, revue à l'esprit "démocratique à tendance socialisante et républicaine". En 1842, il accompagne son épouse dans sa tournée espagnole.Il se lance dans une étude sur le musée de Madrid pour la Revue Indépendante (1843). Entre 1843 et 1844, il voyage à Vienne, en Russie (1843-1846 puis 1852-1853) et en Allemagne dès 1846. Il séjourne à Bade de 1863 à 1870 et retourne définitivement en France en 1871[1].

En 1848, Louis Viardot se présente comme député du département de Seine-et-Marne, avec le soutien de François Arago.

Féru de littérature et d'art, passionné par l'Espagne, il traduit en français Cervantes (Don Quichotte, Les Nouvelles Exemplaires). Louis Viardot conserve un rôle important dans la « découverte » de la peinture espagnole du Siècle d'or et la diffusion des connaissances en France sur ce sujet. Son écriture de l’histoire de l’art espagnol s’explique par un certain nombre de facteurs, étroitement liés à son environnement intellectuel et ses opinions politiques : conception de l’histoire de l’art selon des phases historiques précises (à la manière des saint-simoniens), parallèle entre l’histoire politique et sociale et l’histoire artistique et littéraire, déterminismes, classement en écoles, lien entre la vie des peintres et leur « style » (Vélasquez, Murillo, Ribera, Alonzo Cano, Zurbaran) exposé dans de savantes vies d’artistes (Notices sur les principaux peintres de l'Espagne, ouvrage servant de texte aux gravures de la Galerie Aguado, Paris, Gavard, 1839), la diffusion des savoirs et images de « chefs-d’œuvre » au travers des guides de musées européens.

Il a également traduit des auteurs russes (Nicolas Gogol et Alexandre Pouchkine) en collaborant avec Ivan Tourguéniev et contribué à faire connaître la littérature russe en France, quoique ne connaissant pas la langue : Fait à Saint-Pétersbourg, ce travail m’appartient moins qu’à des amis qui ont bien voulu me dicter en français le texte original. Je n’ai rien fait de plus que des retouches sur les mots et les phrases ; et si le style est à moi en partie, c’est à eux seuls qu’est le sens. (Préface du recueil de Nouvelles Russes de Nicolas Gogol, Paulin, 1845.)

Louis Viardot est aussi familier de la pensée socialiste naissante et des doctrines qui s’y rattachent, notamment la branche « dissidente »[2] de la pensée saint-simonienne, dont son ami Pierre Leroux est un représentant. Viardot s’inscrit véritablement dans son temps par ses adhésions aux courants de pensée ambiants.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • "Musée de Madrid", extrait de la Revue Républicaine, décembre 1834.
  • Etudes sur l'histoire des institutions, de la littérature, du théâtre et des beaux-arts en Espagne, Paris, Paulin, 1835.
  • Notices sur les principaux peintres de l'Espagne, Paris, Gavard & Paulin, 1839.
  • Des origines traditionnelles de la peinture moderne en Italie, Paris, Paulin, 1840.
  • Catalogue des musées d'Italie, Paris, Paulin, 1842.
  • Catalogue des musées d'Espagne, d'Angleterre et de Belgique, Paris, Paulin, 1843.
  • Catalogue des musées d'Allemagne et de Russie, Paris, Paulin, 1844.
  • Aux électeurs de Seine-et-Marne, Paris, 20 III 1848 (prospectus politique).
  • Souvenirs de chasse, 1846 ; Paris, Paulin & Le Chevalier, 1849, 2e éd. augmentée de 5 chapitres ; 1853, 5e éd. ; 1854, 6e éd. ; 1859, 7e éd. contenant 3 nouveaux chapitres. Réédité chez Pygmalion en 1985 sous l'intitulé : Souvenirs de chasse de toute l'Europe.
  • Les Musées d'Europe. Guide et Memento de l'artiste et du voyageur, 5 volumes
    • Musées d'Italie, Paris, Hachette, 1852, rééd. 1859.
    • Musées d'Espagne, Paris, Hachette, 1852, rééd. 1855, 1860.
    • Musées d'Allemagne, Paris, Hachette, 1852, rééd. 1855, 1860, 1886.
    • Musées d'Angleterre, de Belgique, de Hollande et de Russie, Paris, Hachette, 1852, rééd. 1855, 1860.
    • Musées de France. Paris, Paris, Maison, 1855 ; Hachette, 1860, 2e éd. revue & très augmentée.
  • Espagne et Beaux-Arts, Paris, Hachette, 1866.
  • Apologie d'un incrédule, Paris, Lacroix, 1868 ; trad. angl., 1869.
  • Les Merveilles de la peinture, Paris, Hachette, coll. « La Bibliothèque des merveilles », 1868-69 (nombreuses rééditions) ; trad. esp. 1873-74 ; trad. ital. 1875.
  • Libre examen [version très augmentée de l'Apologie, supra], Paris, 1871 ; rééditions 1872, 1874, 1877, 1881, 1907.
  • Les Merveilles de la sculpture, Paris, Hachette, coll. « La Bibliothèque des merveilles », 1869 (nombreuses rééditions, la 4e en 1886) ; trad. esp. 1872.
  • La Science et la conscience, Librairie de la Bibliothèque démocratique, 1873.

Généalogie[modifier | modifier le code]

x  Manuel Garcia (1775-1832) et Maria Joachina SITCHES dit BRIONES (1780-1864)
│  Chanteur - Compositeur - Chef d'orchestre
│                           
│
├──> Manuel Garcia Junior (1805-1906)
│    Chanteur - Compositeur - Professeur de chant
│    x  Cécile Maria "Eugénie" MAYER (1814-1880)
│       dont postérité
│   
│    
│
├──> Maria Malibran (Maria Félicita GARCIA dite) (1808-1836)
│    x 1 Eugène MALIBRAN (1765- )
│    x 2 Charles-Auguste de Bériot (1802-1870)             
│    │ Compositeur - Violoniste
│    │ 
│    ├──> Charles Wilfrid de Bériot
│         Pianiste - Compositeur
│         Professeur à l'école Niedermeyer
│
├──> Pauline Viardot ( Pauline Michèle Ferdinande GARCIA dite) (1821-1910)
     Cantatrice
     x Louis Viardot (1800-1883)
     │
     ├──> Louise Héritte-Viardot (1843-1918)
     │     Compositrice - Pianiste - Cantatrice
     │    x Ernest HERITTE
     │    
     │      ├──> Paul Viardot (1857- ) 
     │    Violoniste - Musicologue
     │  
     │
     ├──> Claudie VIARDOT (21 of May, 1852  - )[3]
     │    x Georges Chamerot
     │      Éditeur
     │      dont postérité
     │    
     │
     ├──> Marianne VIARDOT (1859- )
     │    Peintre
     │    se fiance avec Gabriel Fauré
     │    x Victor Alphonse Duvernoy
     │    Pianiste - Compositeur

Portrait[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michèle Beaulieu, « Louis Viardot, collectionneur et critique d'art (1800-1883) », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français,‎ , p. 243-262
  2. Paul Bénichou, Le Temps des Prophètes, Paris, Gallimard,
  3. Журнальный зал >> Ирина ЧАЙКОВСКАЯ: "Полина Виардо: возможность дискуссии".

Liens externes[modifier | modifier le code]

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