François Debré

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François Debré
Naissance (75 ans)
Toulouse, Haute-Garonne, France
Nationalité Drapeau de la France française
Profession reporter
Autres activités écrivain
Récompenses prix Albert-Londres (1977)

François Debré, né le à Toulouse, est un journaliste et écrivain français. Prix Albert-Londres 1977, il est aujourd'hui membre de la Société des gens de lettres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Second fils de l'homme politique Michel Debré, François Debré est le frère de Jean-Louis Debré, magistrat et homme politique, et de Bernard Debré, professeur de médecine et homme politique[1]. Il est par ailleurs le petit-fils du pédiatre Robert Debré et le neveu du peintre Olivier Debré.

Après des études de droit et de langues orientales, il entre en 1966 à la revue Afrique avant de devenir en 1968 journaliste indépendant. Il couvre, entre 1968 et 1977, de nombreux conflits à travers le monde. Il est notamment au Biafra pour le journal Le Monde, au Viêt Nam et au Cambodge pour le Nouvel Observateur et le Point. Il reçoit en 1968 le prix de la critique indépendante pour son essai sur la guerre du Biafra publié aux éditions Julliard.

Reconnu comme l'un des reporters de guerre les plus talentueux de sa génération, il tourne au début des années 1970 de nombreux reportages pour TF1, Antenne 2 et FR3 au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Ouganda et au Pakistan. Il intègre le service de politique étrangère de TF1 en 1977. Il est grand reporter pour la chaîne jusqu'en 1985. Il couvre les grands évènements mondiaux: la guerre de Kippour, la naissance de Solidarność en Pologne ou encore la destitution de l'empereur Bokassa en Centrafrique.

Il reçoit en 1977 le prix Albert-Londres pour son essai sur les Khmers rouges, Cambodge, la révolution de la forêt aux éditions Flammarion.

En 1988, il prend en charge les magazines de la chaîne Antenne 2, où il est nommé rédacteur en chef adjoint.

François Debré a par ailleurs écrit de nombreux livres : son roman Le Livre des égarés qui retrace le destin d'une famille juive d'Alsace, est sélectionné pour le prix Goncourt en 1981. Son dernier roman, Trente ans avec sursis, paru chez Denoël en 1998, dans lequel il évoque le combat personnel qu'il a mené contre l'héroïne, a été unanimement salué par la critique.

Il a été condamné à deux mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris[1],[2]

Vie privée[modifier | modifier le code]

François Debré a épousé Maylis Ybarnegaray avec laquelle il a eu deux filles, Constance et Ondine[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

  • Éthiopie, les dernières années du Negus
  • Le Petit Livre rouge, rencontre avec le président Mao et le premier ministre Zhou Enlai
  • Les Chinois de la diaspora
  • La Remontée du Mekong, Viêt Nam, Laos, Cambodge, trois guerres
  • Les Trottoirs de Manille, le tourisme sexuel aux Philippines
  • La Quadrature des cercles, les jeux clandestins à Paris
  • Les Narcotiques anonymes

Scénarios[modifier | modifier le code]

  • L'Amiral aux pieds nus, A2
  • La Ballade de Menardeau, A2
  • L'Homme de pouvoir, A2
  • Possession vaut titre, A2

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1968 : La Vingt-et-unième Chinoise, Christian Bourgois
  • 1968 : Biafra an II
  • 1975 : Premier crime, Grasset
  • 1976 : Les Chinois de la diaspora, Olivier Orban
  • 1977 : Cambodge, la révolution de la forêt, Flammarion
  • 1981 : Le Livre des égarés, Flammarion (sélection du Goncourt)
  • 1983 : Les Fêtes d'automne, Flammarion
  • 1998 : Trente ans avec sursis, Denoël

Prix de journalisme[modifier | modifier le code]

  • 1968 : Prix de la critique indépendante pour Biafra, an II, Julliard
  • 1977 : Prix Albert-Londres pour Cambodge, la révolution de la forêt, Flammarion
  • 1981 : Grand prix du festival international de Monte-Carlo, prix ONDASS pour Les Trottoirs de Manille

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Pascale Robert-Diard, « Constance Debré : de l'autre côté du nom », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. http://rue89.nouvelobs.com/2011/12/15/emplois-fictifs-chirac-condamne-deux-ans-de-prison-avec-sursis-22754.