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Constance Debré

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Constance Debré
En .
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (53 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Autres informations
Distinctions
Prix Contrepoint (en) ()
Prix Le Vaudeville (Play Boy (d)) ()
Prix Les Inrockuptibles du roman français (Love Me Tender) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Constance Debré, née le à Paris, est une romancière française, ancienne avocate[1].

Privilégiant d'abord l'autofiction, notamment dans Play Boy (2018), Love Me Tender (2020) et Nom (2022), elle s'en éloigne avec Offenses (2023) et un récit à la deuxième personne, Protocoles (2026).

Constance Debré est la fille du journaliste François Debré (1942-2020) et de l'ancien mannequin Maylis Ybarnégaray (1942-1988). Sa petite sœur est la journaliste Ondine Debré (* 1980)[2]. Elle perd sa mère en 1988, alors qu'elle avait 16 ans[3]. Par son père, elle est petite-fille de Michel Debré (1912-1996) et petite-fille par sa mère de Jean Ybarnégaray (1883-1956). Elle est, en outre, la nièce des anciens ministres Jean-Louis Debré[4] et Bernard Debré[5].

Jeunesse et formation

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Après une scolarité au lycée Henri-IV[6], Debré étudie le droit à l'université Paris-Panthéon-Assas[7]. Elle est diplômée de la promotion 99 (E99) de l'ESSEC[8].

Vie privée

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Mariée en 1993 à vingt ans, elle a un fils en 2008[9], quinze ans plus tard, en 2015, elle quitte son conjoint, sa « vie bourgeoise »[10] et son métier d’avocate. Elle se met en « cavale » en renonçant à la propriété d’un appartement et mène à plein temps une carrière d'écrivaine[11]. Elle a perdu la garde de son fils après avoir changé de vie et être (re)devenue homosexuelle[12].

Debré a vécu avec la styliste Camille Bidault-Waddington[13], ancienne épouse de Jarvis Cocker[14].

Vie professionnelle

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Avocate de profession en 2010[6], elle accompagne son père François Debré en 2011, mis en examen dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris[15], et défend notamment une dizaine de cas de djihadistes[16]. Reconnue pour son éloquence, elle est élue deuxième secrétaire de la Conférence des avocats du barreau de Paris en 2013[17].

Debré abandonne sa carrière d'avocate pénaliste pour devenir romancière. Elle a publié plusieurs livres à succès, au début principalement des œuvres autobiographiques, comme Play Boy ou Love Me Tender[18]. En 2024, Anna Cazenave Cambet adapte au cinéma Love Me Tender[19],[20]. Le film, sélectionné dans la section Un certain regard du festival de Cannes 2025, sort la même année. Après quelques livres d'autobiographie et d'autofiction, elle rejoint la fiction avec Offenses, où elle présente un jeune assassin de vieille voisine (sic) : pour tout paradis un enfer.[réf. nécessaire]

Au semestre d'été 2025, Constance Debré a été invitée à donner un séminaire intitulé Writing Against comme Samuel Fischer Guest Professor à l'Institut Péter-Szondi de l'université libre de Berlin[21],[22].

En janvier 2026 paraît Protocoles aux éditions Flammarion[23].

Plusieurs de ses textes ont été traduis en anglais et publiés par Semiotext(e)[24].

Mannequinat, actrice

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Fin 2020, elle défile sur le podium pour le couturier Paco Rabanne[25]. En , elle joue dans le film Mika Ex Machina[26].

Notes et références

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  1. Pascale Robert-Diard, « Constance Debré : de l'autre côté du nom », Le Monde, (consulté le ).
  2. Voir sur gala.fr.
  3. Marianne Bliman« Constance Debré : un "Nom" qui claque comme un "non" », Les Échos, 17 mars 2022.
  4. Ludovic Perrin, « Constance Debré », Le Journal du dimanche,‎ , p. 47.
  5. Solenn de Royer, « Constance Debré, écrivaine : « Des enfances comme la mienne, dures, vous constituent » », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  6. a et b « Portrait : Constance Debré, la prometteuse avocate métamorphosée par la littérature », Vanity Fair, (consulté le ).
  7. « Constance Debré : "Dans Love me tender, il y a un désir de table-rase et de faire le vide." », France Inter, 13 janvier 2020.
  8. Louis Armengaud Wurmser, « Livre : Play Boy », sur ESSEC Alumni, (consulté le ).
  9. Luc Le Vaillant, « Constance Debré, maître ès femmes », Libération, (consulté le ).
  10. « Sylvain Prudhomme, Constance Debré, Jean-Pierre Abraham : la chronique "poches" de Véronique Ovaldé », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. Gaspard Dhellemmes, « L'important d'être Constance », Vanity Fair no 68, mai 2019, pp. 78-85.
  12. « Le magazine Les Inrocks couronne Constance Debré et Eric Reinhardt pour la première édition de son prix littéraire », sur Franceinfo, (consulté le )
  13. Aurélie Raya, « Constance Debré : "Papa-maman-et-mes-traumas est une religion qui m’ennuie" », Paris Match,‎ (lire en ligne).
  14. Louis-Henri de La Rochefoucauld, « Le génie de sa famille », Technikart,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. Rémi Duchemin, « François Debré, le fils maudit », Europe 1, (consulté le ).
  16. Lucie Soullier, « Profession : avocats de djihadistes », Le Monde, (consulté le ).
  17. Nathalie Segaunes, « Constance, François, Jean-Louis, etc. : les Debré et la France », L'Opinion, (consulté le ).
  18. « Constance Debré : "Je ne suis pas celle que vous croyez" », sur Franceinfo, (consulté le )
  19. « Love Me Tender », sur Tandem (consulté le ).
  20. [vidéo] « Love Me Tender », AlloCine (consulté le ).
  21. (de) « Constance Debré », sur Samuel Fischer Gastprofessur (consulté le )
  22. [vidéo] « Constance Debré on literary aesthetics | S.Fischer Gastprofessur », Holtzbrinck Berlin, , 71:18 min (consulté le )
  23. Constance Debré, « Protocoles de Constance Debré », sur editions.flammarion.com (consulté le )
  24. (en-US) « Constance Debré », sur Semiotext(e) (consulté le )
  25. Sophie Abriat, « Les écrivaines, nouvelles influenceuses mode », Le Monde, (consulté le ).
  26. [vidéo] « Mika Ex Machina de Mika Tard & Déborah Saïag aux cinémas les 400 Coups » (consulté le ).
  27. Françoise Le Corre, « Recensions », Études, S.E.R., vol. Tome 402, no 1,‎ , p. 121-143 (122-123) (ISSN 0014-1941, sur cairn.info, lire en ligne).
  28. Elisabeth Philippe, « "J'aime les filles" : le bras d'honneur littéraire de Constance Debré », L'Obs, (consulté le ).
  29. Gérard Lefort, « “Play Boy”, le jeu de massacre de Constance Debré », Les Inrocks, (consulté le ).
  30. Claire Devarrieux, « Vues sur la mère : la dépossession selon Constance Debré », Libération, (consulté le ).
  31. Nathalie Crom, « Quand Constance Debré dit “Nom” », Télérama, (consulté le ).
  32. Amandine Schmitt, « Constance Debré contre la Justice », L'Obs, .
  33. Isabelle Beaulieu, « Constance Debré remporte le prix de La Coupole », sur Revue Les libraires, (consulté le ).
  34. « Entretien avec Constance Debré et Eric Reinhardt, lauréats du Prix des Inrockuptibles », sur lesinrocks.com (consulté le ).

Bibliographie

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  • Trahir et venger. Paradoxes des transfuges de classe de Laélia Véron, 2018.

Article connexe

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Liens externes

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