François-Xavier d'Entrecolles

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François-Xavier d'Entrecolles
Naissance 25 févier 1664
Limoges Drapeau de la France France
Décès
Pékin Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Nationalité française
Pays de résidence Chine
Profession
Activité principale
Formation
Lettres, philosophie et théologie

Compléments

D'Entrecolles introduisit la technique de fabrication de la porcelaine en France

François-Xavier d'Entrecolles ou François-Xavier Dentrecolles[1], né à Limoges (France) le et décédé à Pékin le , est un prêtre jésuite français, missionnaire en Chine impériale. Dans une lettre de 1712 il révéla la manière dont la porcelaine chinoise était fabriquée. Il est de ce fait à l'origine de la production de la porcelaine en Europe, aux côtés d'Ehrenfried Walther von Tschirnhaus et Johann Friedrich Böttger.

Il révéla la technique de la fabrication de la porcelaine chinoise dans deux lettres publiées dans la collection des Lettres édifiantes et curieuses du père Jean-Baptiste Du Halde, la première en date du , et la seconde en date du [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Lettre du père d'Entrecolles de 1712, publiée par Du Halde en 1735, exposant les détails de la production de porcelaine chinoise à Jingdezhen.

Né à Limoges le 25 février 1664[3]. François Xavier d’Entrecolles entre au noviciat jésuite d'Avignon le 16 septembre 1682. Il reçoit toute sa formation spirituelle et intellectuelle en France et est ordonné prêtre en 1693.

Arrivé en Chine en 1698 d'Entrecolles est d'abord missionnaire à Yangxi, où il fut rapidement apprécié de tous pour son excellente connaissance de la langue chinoise, son caractère amical, sa compréhension des coutumes chinoises et son esprit apostolique.

Son apostolat l'appele ensuite à Jingdezhen, au cœur de la capitale chinoise de la porcelaine, où son esprit d'observation s'intéressa à la fabrication de la porcelaine. Son action est parfois considérée comme un des premiers exemples d'espionnage industriel[Quoi ?] par certains, comme l'historien Robert Finlay[4],[5] ou le criminologue Hedieh Nasheri[6].

En complément à l'envoi de ses deux lettres célèbres sur la fabrication de la porcelaine chinoise, tout au long du XVIIIe siècle arrivèrent en France nombre d’albums illustrés reproduisant les différentes étapes de fabrication[7].

Mais il fit aussi connaître en Europe d'autres aspects de la culture chinoise : Médecine, botanique, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette dernière forme est celle qui est retenue par le catalogue de la BNF.
  2. Deux lettres écrites par le père François Xavier d'Entrecolles (Ceramics Today.com).
  3. Daniel Boussin, Les Billanges au fil du temps, 2013, Naves, p. 145, selon les Archives départementales de la Haute-Vienne.
  4. (en) Robert Finlay, The Pilgrim Art: Cultures of Porcelain in World History, University of California Press, (ISBN 0520945387 et 9780520945388), p. 49 [compte-rendu du livre, Études Chinoises, vol. xxix (2010), p. 486-489] : « Dentrecolle’s superiors plainly sent him to Jingdezhen on a mission of industrial espionage, no doubt with the pious hope he would save some souls along the way. His letters represent one of the earliest and most calculated cases of an effort to implement mercantilist economic strategies of technology transfer, import substitution, and product innovation. ».
  5. Cara Giaimo, « One of the Earliest Industrial Spies Was a French Missionary Stationed in China », Atlas Obscura [en ligne], 28 avril 2017 (page consultée le 29 avril 2017) [vulgarisaion de l'ouvrage de Finlay].
  6. (en) Hedieh Nasheri, Economic Espionage and Industrial Spying, Cambridge University Press, (ISBN 0521543711 et 9780521543712), p. 18 « In the eighteenth century, China again lost a secret because of economic espionage. After China had spent centuries making high-quality porcelain through a process known only to its alchemists, the French Jesuit, Father d’Entrecolles, visited the royal porcelain factory in China, where he learned the secrets of porcelain production and described the process in writings he sent to France. ».
  7. Musée Guimet, Note sur la collection de céramiques chinoises d'Ernest Grandidier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Xavier Dentrecolles (Yin Hong-Siu Ki-Tsong) et l'apport de la Chine à l'Europe du XVIIIe siècle, par Mme Yves de Thomaz de Bossierre, avant-propos du P. Joseph Dehergne (coll. « La Chine au temps des Lumières », 5), Paris, Belles lettres, 1982, XVII-192 p., ill. (ISBN 2-251-35208-2) L'ouvrage contient un choix de texte du père Dentrecolles.