Fosse n° 1 - 1 bis des mines de Ligny-lès-Aire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Fosse no 1 - 1 bis des mines de Ligny-lès-Aire
La fosse no 1 - 1 bis
La fosse no 1 - 1 bis
Puits n° 1
Coordonnées 50,585575, 2,307522[BRGM 1]
Début du fonçage
Profondeur 358 mètres
Étages des accrochages 140, 180, 230, 280, 320 et 350 mètres
Arrêt
Remblaiement ou serrement 1928
Puits n° 1 bis
Coordonnées 50,585575, 2,308242[BRGM 2]
Début du fonçage 1894
Profondeur 180 mètres
Arrêt 12 août 1928
Remblaiement ou serrement 1928
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Enquin-les-Mines
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de la Lys-Supérieure
Compagnie de Lières
Compagnie des mines de Ligny-lès-Aire
Groupe Groupe d'Auchel
Ressources Houille
Concession Fléchinelle
Protection Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2012)[note 1]

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 1 - 1 bis des mines de Ligny-lès-Aire

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 1 - 1 bis des mines de Ligny-lès-Aire

La fosse no 1 - 1 bis de la Compagnie des mines de Ligny-lès-Aire est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Enquin-les-Mines. Son fonçage commence à la fin de l'année 1855 par la Compagnie des mines de la Lys-Supérieure, qui fait faillite en 1884. La fosse est reprise par la Compagnie de Lières qui fait elle aussi faillite en 1894. C'est finalement la Compagnie des mines de Ligny-lès-Aire qui reprend la fosse et y adjoint un puits no 1 bis. Des corons sont bâtis à quelques centaines de mètres de la fosse, et deux terrils sont édifiés. La compagnie abandonne définitivement la fosse no 1 - 1 bis le pour commencer à exploiter en mai 1929 la fosse no 3.

La Compagnie des mines de Ligny-lès-Aire est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Auchel. Le petit terril no 245 est partiellement exploité.

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 1 et 1 bis, il subsiste plusieurs anciens bâtiments sur le carreau de fosse. Le terril no 244 a été inscrit le 30 juin 2012 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

La fosse de Fléchinelle est ouverte dans le hameau du même nom à Enquin-les-Mines à la fin de 1855[C 1], le 22 décembre[A 1]. Fléchinelle était jusqu'en 1822 une commune à part entière, elle a été absorbée par Enquin[1],[2]. Le niveau est difficile à franchir, il a exigé deux années de travail et d'efforts pour être traversé. La hauteur du cuvelage est de 80 mètres[C 1].

Exploitation[modifier | modifier le code]

Le terrain houiller est rencontré à 127,23 mètres en avril 1858[C 1]. Le cuvelage qui est en orme, à seize pans[A 1], a été revêtu, en 1866, d'une chemise en fonte ayant cinquante mètres de hauteur depuis la base dudit cuvelage. Ce revêtement qui a coûté 120 000 francs a réduit le diamètre utile du puits, de quatre mètres à 3,40 mètres[C 1]. Un enfoncement sous stoc, exécuté à la fin de 1877, a porté la profondeur de la fosse à 365 mètres. La quantité de charbon extrait depuis la mise en exploitation en 1858 jusqu'au 31 décembre 1878, est de 473 772 tonnes. L'exploitation donne du grisou[C 1]. Les accrochages sont établis aux profondeurs de 140, 180, 230, 280, 320 et 350 mètres[SA 1].

La Compagnie des mines de la Lys-Supérieure fait faillite en 1884. M. Ridoux tente de reprendre la fosse en créant une nouvelle société, mais celle-ci fait faillite dix ans plus tard[A 2]. La Compagnie des mines de Ligny-lès-Aire ajoute fin 1894[SA 1] le puits no 1 bis à 55 mètres à l'est[note 2] du puits no 1 afin de servir à l’aérage[SA 1]. Son diamètre est de 3,70 mètres, et sa profondeur de 180 mètres[SA 1]. Le niveau a été traversé par le procédé de congélation[SA 1]. Le cuvelage en fonte s'étend sur 77 mètres[SA 1]. La fosse no 1 - 1 bis produit 101 000 tonnes en 1918[A 3].

La fosse ferme définitivement le [A 1]. Les deux puits sont abandonnés la même année[3],[4]. L'année suivante, au mois de mai, c'est la fosse no 3 qui commence à extraire, aidée de sa fosse d'aérage no 3 bis[A 4]. La Compagnie des mines de Ligny-lès-Aire est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Auchel[B 1]. Les fosses nos 2 - 2 bis, 3 et 3 bis sont définitivement arrêtées en 1950[B 1].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 1 et 1 bis. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[5]. De nombreux bâtiments ont été conservés, comme une remise, une bascule, les écuries et les bureaux.

Les terrils[modifier | modifier le code]

Deux terrils résultent de l'exploitation de la fosse[6].

Terril no 244, Fléchinelle Ouest[modifier | modifier le code]

Le terril Fléchinelle Ouest.
Le terril Fléchinelle Est.
50° 35′ 10″ N, 2° 18′ 23″ E

Le terril no 244, Fléchinelle Ouest, situé à Enquin-les-Mines, est le terril conique de la fosse de Fléchinelle de la Compagnie des mines de la Lys-Supérieure, ensuite devenue la fosse no 1 - 1 bis des mines de Ligny-lès-Aire, dont l'exploitation a cessé en 1928. Le terril, jamais exploité, est boisé[7]. Il fait partie des 353 éléments répartis sur 109 sites qui ont été inscrits le 30 juin 2012 sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Il constitue le site no 109, le dernier de la liste[8].

Terril no 245, Fléchinelle Est[modifier | modifier le code]

50° 35′ 08″ N, 2° 18′ 38″ E

Le terril no 245, Fléchinelle Est, situé à Enquin-les-Mines, est l'autre terril de la fosse précédemment décrite. Plat, il est situé à l'est de la fosse et du terril conique, de l'autre côté de la route[9].

Les cités[modifier | modifier le code]

Les corons de la Cité de Fléchinelle.

Cité de Fléchinelle[modifier | modifier le code]

Google Maps

Une cité de corons a été bâtie quelques centaines de mètres à l'est de la fosse, elle est située sur les hauteurs de la commune d'Enquin-les-Mines[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. L'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco concerne le terril no 244.
  2. Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
Références
  1. « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui - Enquin-les-Mines », sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales
  2. « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui - Fléchinelle », sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales
  3. Jérémy Jännick, « Photographie de la plaque d'identification apposée par Charbonnages de France sur la tête de puits matérialisée no 1 », sur Wikimedia Commons
  4. Jérémy Jännick, « Photographie de la plaque d'identification apposée par Charbonnages de France sur la tête de puits matérialisée no 1 bis », sur Wikimedia Commons
  5. [PDF] Bureau de recherches géologiques et minières, « Article 93 du Code minier - Arrêté du 30 décembre 2008 modifiant l’arrêté du 2 avril 2008 fixant la liste des installations et équipements de surveillance et de prévention des risques miniers gérés par le BRGM - Têtes de puits matérialisées et non matérialisées dans le Nord-Pas-de-Calais », sur http://dpsm.brgm.fr/Pages/Default.aspx,
  6. Liste des terrils du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, fournie par la Mission Bassin Minier, voir Terrils du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.
  7. « Fiche du terril no 244 », sur http://www.chainedesterrils.eu/, La Chaîne des Terrils
  8. « Bassin Minier Nord-Pas de Calais », sur https://whc.unesco.org/, Unesco
  9. « Fiche du terril no 245 », sur http://www.chainedesterrils.eu/, La Chaîne des Terrils
  10. « Le périmètre du bien inscrit », sur http://www.missionbassinminier.org/, Mission Bassin Minier
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,
Références à Émile Vuillemin, Le Bassin Houiller du Pas-de-Calais. Tome I, Imprimerie L. Danel,
  1. a b c d et e Vuillemin 1880, p. 340
Références à Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique de Béthune, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a b c d e et f Soubeiran 1898, p. 393

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 165-168. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, . 
  • Émile Vuillemin, Le Bassin Houiller du Pas-de-Calais. Tome I : Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans ce nouveau bassin, Imprimerie L. Danel, Lille, , 348 p. (lire en ligne), p. 340. 
  • Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique de Béthune, Imprimerie nationale, Paris, , 399 p., p. 393.