Recyclage des véhicules

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Le recyclage des véhicules est le processus de récupération des matériaux contenu dans les véhicules hors d'usage (VHU). Lors du démantèlement des VHU, certaines pièces sont réemployées, à défaut certains matériaux sont recyclés. La matière qui ne peut être ni réemployée ni recyclée est en partie valorisée pour produire de l'énergie, et le reste est mis en décharge[1]. En Europe, la législation impose depuis 2015 que plus de 85 % de la masse d'un véhicule soit réemployée ou recyclée, et que moins de 5 % du poids d'une voiture termine en décharge[2], mais seulement la moitié des véhicules hors d'usage sont traités dans les centres agréés appliquant la réglementation[3].

Processus de recyclage[modifier | modifier le code]

Une fois les véhicules hors d'usage collectés, la première étape consiste à retirer les matières et composants pouvant présenter un danger (batteries, huiles, airbagsetc.), et à recycler ou réutiliser ce qui peut l'être[3]. Dans un second temps, les pièces pouvant être revendues d'occasion sont retirées (vitres, pièces moteurs, pare-chocs, etc.)[3]. Ce qui reste du véhicule après cette étape est alors broyé et trié : les métaux ferreux (acier...) et non-ferreux (aluminium...) sont séparés pour être recyclés, tandis que les plastiques et autres résidus sont majoritairement incinérés et mis en décharge[3].

Règlementation[modifier | modifier le code]

En Europe, la directive 2000/53/CE impose depuis 2015 un taux minimum de réemploi, de recyclage et de valorisation (article 7.b) : « au plus tard le 1er janvier 2015, pour tous les véhicules hors d'usage, le taux de réutilisation et de valorisation est porté à un minimum de 95 % en poids moyen par véhicule et par an. Dans le même délai, le taux de réutilisation et de recyclage est porté à un minimum de 85 % en poids moyen par véhicule et par an. »[2],[4].

En 2021, une consultation publique a été organisée par la commission européenne dans le but de recenser les limites de la législation de 2000, pour la faire évoluer[5]. Parmi les limitations, on recense la non-prise en compte des camions et motos (45 millions de véhicules), l'absence d'objectifs concernant le réemploi seul, la non-prise en compte du recyclage d'éléments précieux (or, argent, palladiumetc.), ou encore les défauts dans le suivi des immatriculations à l'échelle européenne[6].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Chaque année dans l'Union européenne, environ 12 millions de véhicules arrivent en fin de vie, mais seulement la moitié est démantelée dans des centres agréés[3]. En effet, la traçabilité est perdue pour un tiers des véhicules (décharge sauvage, exportation), et un sixième des véhicules est démantelé de façon non-autorisée[3].

En 2019, 6.1 millions de véhicules hors d'usage ont été démantelés dans des centres agréés de l'Union européenne, pour un poids total de 6.9 millions de tonnes[1]. Environ 90 % de la matière a été réemployée ou recyclée, et 5 % (350 000 tonnes) a fini en décharge[1].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) « End-of-life vehicle statistics », sur ec.europa.eu (consulté le )
  2. a et b (en) « End-of-Life Vehicle Recycling in the European Union », JOM: the journal of the Minerals, Metals & Materials Society,‎ (lire en ligne)
  3. a b c d e et f (en) « End-Of-Life Vehicles: Final Destination », sur eu.boell.org, (consulté le )
  4. « Directive 2000/53/CE du Parlement européen et du Conseil du 18 septembre 2000 relative aux véhicules hors d'usage - Déclarations de la Commission : Journal officiel n° L 269 », (consulté le )
  5. (en) « End-of-life vehicles – revision of EU rules », sur ec.europa.eu (consulté le )
  6. (en) « Upcoming new EU legislation on end-of-life vehicles », sur www.interregeurope.eu, (consulté le )