Fermes Lufa

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Les Fermes Lufa
logo de Fermes Lufa
Version française du logo des Fermes Lufa.
illustration de Fermes Lufa
Vue aérienne des serres de Montréal (Ahuntsic).

Création 2009
Dates clés 2011, inauguration de la 1ere serre.
Fondateurs Mohamed Hage
Slogan Frais, local, responsable.
Siège social Montréal, Drapeau : Québec Québec
Drapeau du Canada Canada
Direction Mohamed Hage (directeur général)
Kurt Lynn (vice-président)
Lauren Rathmell (directrice des serres)
Yahya Badran (directeur de l’ingénierie)
Dave Furneaux (président)
Activité Commerce électronique
Agriculture biologique
Effectif 200
Site web www.lufa.com

Les Fermes Lufa (anglais : Lufa Farms) est une entreprise d'agriculture urbaine située dans l’arrondissement Saint-Laurent de Montréal au Québec. La mission de l’entreprise est de cultiver de la nourriture là où les gens vivent, de façon durable[1]. Pour y arriver, l’entreprise, fondée en 2009, a érigé des serres sur toit dans la région de Montréal, dont la première serre commerciale du monde sur le toit d'un immeuble, située dans le quartier Ahuntsic de Montréal[2],[3][réf. non conforme].

Description[modifier | modifier le code]

L’entreprise croit que les systèmes alimentaires actuels sont insoutenables et que les villes nécessitent un nouveau modèle de production alimentaire autosuffisant afin de continuer à nourrir les populations urbaines grandissantes. L’entreprise cherche à accomplir ceci en cultivant plus de nourriture tout en utilisant moins d’espace, en cultivant plus près des gens, en utilisant moins de ressources, en minimisant les impacts environnementaux le plus possible et en faisant preuve d’une transparence complète[2],[3].

Avec trois serres sur les toits de la région métropolitaine de Montréal, l’entreprise dispose actuellement de 12 820 mètres carrés (138 000 pieds carrés) d’espaces cultivables où poussent des centaines de variétés de légumes au cœur de la ville. L’entreprise livre maintenant environ 20 000 paniers par semaine à plus de 500 points de cueillette à travers le Québec[3]. En 2020, à l’achèvement de leur quatrième serre de 15 200 mètres carrés (près de 164 000 pieds carrés) leur production de légumes doublera, leur permettant ainsi de nourrir jusqu’à 2 % des familles de Montréal[3],[4][réf. non conforme].

Historique[modifier | modifier le code]

Construction de la première serre de Montréal, 2011.

2009[modifier | modifier le code]

Né au Liban, Mohamed Hage a grandi entouré de jardins sur les toits. Après son arrivée au Canada, il fut surpris d’apprendre que les légumes parcourent souvent plus de 2 200 km avant d’être consommés. Inspiré par ce fait et par l’accessibilité et la simplicité des fermes sur toit, le jeune entrepreneur a réuni une équipe pour accomplir la mission d’encourager les villes à manger localement et durablement : Lauren Rathmell afin de gérer les serres et l’équipe des sciences botaniques, Kurt Lynn pour ses décennies d’expérience en marketing et Yahya Badran afin d’encadrer la planification et la construction des serres[1],[5][réf. non conforme].

2010[modifier | modifier le code]

Les Fermes Lufa ont entrepris à Montréal la construction de la toute première serre commerciale sur un toit au monde, dans le quartier Ahuntsic de Montréal. Mesurant 2 880 mètres carrés (31 000 pieds carrés), la serre se trouvait alors directement au-dessus du siège social et du centre de distribution de l’entreprise. En ce moment, des concombres, des herbes, des micropousses et des piments forts y poussent, dans des systèmes de culture horizontaux et verticaux[1],[2].

2011[modifier | modifier le code]

L’entreprise a récolté ses premiers légumes de toit et a commencé à livrer des paniers hebdomadaires de légumes à une première cohorte de clients s’identifiant en tant que « Lufavores » (contraction de Lufa et locavore). Ces paniers sont alors livrés près d’où les gens habitent, à environ 200 clients, directement dans leurs quartiers, grâce à un vaste réseau de points de cueillette (PDC) communautaires[1].

2013[modifier | modifier le code]

L’entreprise a construit une deuxième serre sur un toit dans la ville voisine de Laval, mesurant 3 995 mètres carrés (43 000 pieds carrés). Des tomates et aubergines y sont cultivées[2]. De plus, l’entreprise s’est associée à des centaines de fermiers et de producteurs alimentaires locaux en vue d’offrir des fruits et légumes locaux (quand ils sont en saison), et des milliers d’autres produits créés par de petits producteurs locaux comme des bouchers, fromagers, boulangers, et autres artisans alimentaires. Ces partenariats ont également poussé l’entreprise à lancer sa plateforme de vente, un marché fermier en ligne appelé le Marché[1].

2016[modifier | modifier le code]

La compagnie a subi une poussée de croissance. Le nombre de livraisons de paniers hebdomadaires a passé le cap des 10 000, et l’entreprise a dû doubler leur équipe en quelques mois à peine afin de subvenir à la demande. C’est aussi au cours de cette année que le service de livraison à domicile écolo par voiture électrique des Fermes Lufa a été lancé et que les flux de trésorerie de l’entreprise sont positifs pour la première fois[1].

2017[modifier | modifier le code]

La troisième serre sur un toit des Fermes Lufa voit le jour dans l’arrondissement d’Anjou, à Montréal. L’ajout de cette serre, qui est la plus grande et la plus avancée de leurs fermes urbaines d’un point de vue technologique, a permis à l’entreprise d’augmenter sa production à plus de cent variétés de légumes cultivés en ville, à longueur d’année, même au cœur de l’hiver. Avec un espace cultivable total de 12 820 mètres carrés (138 000 pieds carrés), Lufa nourrit alors plus de 10 000 familles[1].

2019[modifier | modifier le code]

Les Fermes Lufa ont déménagé leurs bureaux et leur centre de distribution à Ville Saint-Laurent, où ils ont entamé la construction de la plus grande ferme sur toit au monde dans l’arrondissement Saint-Laurent à Montréal[1],[6].

2020[modifier | modifier le code]

L'entreprise prévoit la fin de la construction de sa serre de Saint-Laurent au printemps 2020. Une fois achevée, cette quatrième serre deviendra la plus grande serre urbaine sur toit au monde grâce à son espace cultivable de 15 200 mètres carrés (164 000 pieds carrés), l’équivalent de trois terrains de football. Cette serre, qui servira à la culture de tomates et d’aubergines, doublera l’espace cultivable de l’entreprise, qui pourra maintenant fournir des légumes frais et locaux à l’équivalent de 2 % des familles de Montréal[1],[4],[7].

Vue aérienne des serres de Laval.


Avantages de l’agriculture sur les toits[modifier | modifier le code]

Aucune nouvelle terre[modifier | modifier le code]

Les fermes urbaines sur les toits n’utilisent pas de nouvelles terres et servent à réhabiliter des espaces inutiles, voire gaspillés : les toits. Ceci a pour effet d’atténuer le problème des îlots de chaleur, de filtrer le CO2, et d’oxygéner la ville[2].

Économie d’eau[modifier | modifier le code]

La collecte de l’eau de pluie et de fonte de la neige afin d’alimenter un système d’irrigation hydroponique en boucle fermée où l’eau est recyclée permet de réduire la consommation d’eau à un strict minimum[2].

Économie d’énergie[modifier | modifier le code]

Une installation agricole sur un toit consomme beaucoup moins d’énergie parce qu’elle profite de l’énergie de chauffage résiduelle s’échappant de l’édifice en-dessous. Par exemple, les serres des Fermes Lufa consomment 50 % moins d’énergie de chauffage qu’une serre de superficie équivalente située au sol. Les propriétaires des édifices où sont installées Les Fermes Lufa profitent eux aussi d’économies énergétiques puisque les serres agissent comme tampon isolant entre le bâtiment et l’extérieur[2].

Lutte anti-parasitaire[modifier | modifier le code]

L’entreprise n’utilise aucun pesticide, herbicide ou fongicide synthétique dans ses serres. La lutte biologique est la méthode principale de gestion parasitaire dans les serres, soit à l’aide d’insectes prédateurs[2].

Moins de gaspillage[modifier | modifier le code]

Les déchets verts sont compostés et vendus sur le Marché des Fermes Lufa, ou envoyés aux sites de compostage municipaux[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i « Les fermes Lufa », sur https://montreal.lufa.com (consulté le 9 mars 2020).
  2. a b c d e f g h et i « Nos fermes », sur https://montreal.lufa.com (consulté le 9 mars 2020).
  3. a b c et d (en) Bill Brownstein et Montreal Gazette Updated: November 21, « Brownstein: Montreal’s Lufa Farms reaches new heights | Montreal Gazette », (consulté le 9 mars 2020).
  4. a et b (en) Lufa Farms, « Lufa Farms breaks ground on their fourth greenhouse, making Montreal home to the world's largest rooftop farm », sur www.newswire.ca (consulté le 9 mars 2020).
  5. Zone radio- Radio-Canada.ca, « La générosité de la serre Lufa | C'est bien meilleur le matin », sur La générosité de la serre Lufa | C'est bien meilleur le matin | ICI Radio-Canada Première (consulté le 9 mars 2020).
  6. « Nous déménageons! », sur https://montreal.lufa.com (consulté le 9 mars 2020).
  7. « Photoreportage : la plus grande serre sur toit au monde », sur La Presse, (consulté le 9 mars 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]