Fermes Lufa

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Les Fermes Lufa
logo de Fermes Lufa
Version française du logo des Fermes Lufa.
illustration de Fermes Lufa
Vue aérienne des serres de Montréal (Ahuntsic).

Création 2009
Dates clés 2011, inauguration de la 1ere serre.
Fondateurs Mohamed Hage
Slogan Frais, local, responsable.
Siège social Montréal, Drapeau : Québec Québec
Drapeau du Canada Canada
Direction Mohamed Hage (directeur général)
Kurt Lynn (vice-président)
Lauren Rathmell (directrice des serres)
Yahya Badran (directeur de l’ingénierie)
Dave Furneaux (président)
Activité Commerce électronique
Agriculture biologique
Effectif 200
Site web www.lufa.com

Les Fermes Lufa (anglais : Lufa Farms) est une entreprise agricole et technologique située dans le quartier Ahuntsic-Cartierville de Montréal au Québec. Fondée en 2009, elle est réputée pour avoir érigé la première serre commerciale du monde sur le toit d'un immeuble. Cette première serre fut inaugurée en à Montréal (Ahuntsic), elle sera suivie d'une seconde à l'automne 2013 à Laval puis d'une troisième en 2017 à Montréal (Anjou).

Description[modifier | modifier le code]

« Notre vision est celle d’une ville remplie de fermes sur les toits, de cultiver les aliments là où les gens vivent et de le faire durablement. »

— Lauren Rathmell, co-fondatrice des Fermes Lufa, 2017[1]

C’est cet énoncé de mission qui a poussé Les Fermes Lufa à construire la toute première serre commerciale sur un toit au monde à Montréal en 2011[2]. La compagnie tenait à démontrer qu’une polyculture à rendement élevé sur les toits, et ce à longueur d’année, était non seulement possible, mais viable d’un point de vue commercial[3].

L’entreprise croit que les systèmes alimentaires actuels sont insoutenables et que les villes nécessitent un nouveau modèle de production alimentaire autosuffisant afin de continuer à nourrir les populations urbaines grandissantes. La compagnie cherche à accomplir ceci en cultivant plus de nourriture en utilisant moins d’espace, en cultivant plus près des gens, en utilisant moins de ressources, en minimisant les impacts environnementaux le plus possible et en faisant preuve d’une transparence complète[4].

Avec trois serres sur les toits de la région métropolitaine de Montréal, l’entreprise dispose de 12 820 mètres carrés (138 000 pieds carrés) d’espaces cultivables où poussent des centaines de variétés de légumes au cœur de la ville. En 2017, plus de 10 000 familles par semaine sont nourries par Les Fermes Lufa[5].

Historique[modifier | modifier le code]

Construction de la première serre de Montréal, 2011.

Né au Liban, Mohamed Hage a grandi entouré de jardins sur les toits. En 2009, inspiré par ce concept simple et prenant conscience que manger des légumes ayant voyagé 2 200 km n’est pas une façon durable de nourrir les villes, le jeune entrepreneur a réuni l’équipe fondatrice des Fermes Lufa : Lauren Rathmell afin de gérer les serres et l’équipe des sciences botaniques, Kurt Lynn pour ses décennies d’expérience en marketing, Yahya Badran afin d’encadrer la planification et la construction des serres, et l’homme d’affaire Dave Furneaux pour aider au financement de l’entreprise[6].

En 2010, la compagnie a entrepris à Montréal la construction de la toute première serre commerciale sur un toit au monde[7].

Au début 2011, l’entreprise a récolté ses premiers légumes et a commencé à livrer des paniers hebdomadaires de légumes à une première cohorte de clients s’identifiant en tant que « Lufavores » (contraction de Lufa et locavore). Ces paniers sont livrés près des gens, directement dans leurs quartiers, grâce à un vaste réseau de points de cueillette (PDC) communautaires[8].

Vue aérienne des serres de Laval.

En 2013, la compagnie a construit une deuxième serre sur un toit[1] et s’est associée à des centaines de fermiers et de producteurs alimentaires locaux en vue de lancer sa plateforme de vente : le Marché[9]. Ce marché fermier en ligne offre les légumes cultivés en ville par Les Fermes Lufa, mais aussi des fruits et légumes locaux (quand ils sont en saison), et des milliers d’autres produits créés par de petits producteurs locaux comme des bouchers, fromagers, boulangers, et autres artisans alimentaires[5].

Entre 2015 et 2016, la compagnie a subi une poussée de croissance. Le nombre de livraisons de paniers hebdomadaires a passé le cap des 10 000, et l’entreprise a dû doubler ses effectifs en quelques mois à peine afin de subvenir à la demande[10],[11]. C’est aussi au cours de cette année que le service de livraison à domicile écolo par voiture électrique des Fermes Lufa a été lancé[11].

En 2017, la troisième serre sur un toit des Fermes Lufa voit le jour. L’ajout de cette serre, qui est la plus grande et la plus avancée de leurs fermes urbaines d’un point de vue technologique, a permis à l’entreprise d’augmenter sa production à plus de cent variétés de légumes cultivés en ville, à longueur d’année, même au cœur de l’hiver[12].

La compagnie croit que ce nouveau modèle composé de serres urbaines sur les toits, de partenariats locaux, d’une plateforme de vente en ligne, et d’un réseau de points de cueillette est une façon plus intelligente et plus durable de nourrir les villes et de créer de nouveaux systèmes alimentaires locaux plus sains[9].

Avantages de l’agriculture sur les toits[modifier | modifier le code]

Les fermes urbaines sur les toits n’utilisent pas de nouvelles terres et servent à réhabiliter des espaces inutiles, voire gaspillés : les toits. Ceci a pour effet d’atténuer le problème des îlots de chaleur, de filtrer le CO2, et d’oxygéner la ville[13]. La collecte de l’eau de pluie et de fonte de la neige afin d’alimenter un système d’irrigation hydroponique en boucle fermée où l’eau est recyclée permet de réduire la consommation d’eau à un strict minimum. Une installation agricole sur un toit consomme beaucoup moins d’énergie parce qu’elle profite de l’énergie de chauffage résiduelle s’échappant de l’édifice en-dessous[14]. Par exemple, les serres des Fermes Lufa consomment 50 % moins d’énergie de chauffage qu’une serre de superficie équivalente située au sol[15]. Les propriétaires des édifices où sont installées Les Fermes Lufa profitent eux aussi d’économies énergétiques puisque les serres agissent comme tampon isolant entre le bâtiment et l’extérieur[16],[15]. La gestion parasitaire à l’aide de biocontrôles (sans pesticides, herbicides ou fongicides synthétiques)[17],[18] et le compostage de tous les déchets verts sont aussi des avantages non-négligeables[19],[18].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b YESMontreal (23 mars 2017). “Career Spotlights: Lauren Rathmell, Greenhouse Director & Co-Founder of Lufa Farms”.
  2. Dr Dominique Hes, University of Melbourne (14 juillet 2017). “Changing the way we think about ecocities”.
  3. Marie des neiges Magnan, Vins d’Alsace, cultiver son jardin (11 juillet 2017). “De la serre locale à l’assiette : dans les coulisses de l’agriculture urbaine aux Fermes Lufa”.
  4. Marc-Yvan Hébert, La semaine verte, Radio-Canada (23 septembre 2017). “Agriculture urbaine : des fermes en ville”.
  5. a et b Stereokroma (15 juin 2017). “Montreal’s state of the art urban greenhouses”.
  6. Lufa Farms. “Our team”.
  7. Lufa Farms. “Our story”.
  8. Lufa Farms. “PUPs”.
  9. a et b Brooke N. Bates, Produce Grower Magazine (31 mai 2017). “Taking greenhouses to new heights”.
  10. Mohamed Hage (11 octobre 2017). “Entrevue Les Fermes Lufa Une économie pleine de vies - Fonds de solidarité FTQ”.
  11. a et b Mohamed Hage (18 octobre 2017). “Les dérangeants - Épisode 12 - Mange santé l’gros !”
  12. DCN News Service (31 mars 2017). “Completion of high-tech greenhouse earns Lufa a Trudeau tour”.
  13. Karen Liu, National Research Council Canada (mars 2002). “Energy efficiency and environmental benefits of rooftop gardens”.
  14. Georges Renaud, Real Estate Manager (novembre 2016). “IREM ITALK 2016”.
  15. a et b Benoîte Labrosse, Ordre des architectes du Québec (12 juin 2017). “Les nouveaux pionniers”.
  16. Armi De Francia & Pauline Lambton, School of Urban Planning McGill University (16 avril 2012). “Edible Rooftops Project Proposal”.
  17. L. Pundt, College of Agriculture, Health & Natural Resources University of Connecticut (2007). “Biological Controls for Greenhouse Pests”.
  18. a et b Lufa Farms. “The Farms”.
  19. Marie des neiges Magnan, Vins d’Alsace, cultiver son jardin (11 juillet 2017). “Dans les coulisses de l’agriculture urbaine aux Fermes Lufa : la suite”.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]