Ellen Willmott

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Ellen Ann Willmott
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
Warley Place (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Brentwood Roman Catholic Cemetery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en botanique
E.Willm.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Angleterre, Tresserve, Warley Place (en), VintimilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Gumley House Convent School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Frederick Willmott (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions

Ellen Ann Willmott, née le à Spring Grove, Heston, dans le Middlesex, et morte le , à Warley Place, près de Brentwood, dans l'Essex, est une jardinière britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ellen Willmott est la fille aînée de Frederick Willmott, avocat, et d'Ellen Fell son épouse[1]. La famille est catholique, et les trois filles sont élevées dans une école religieuse, à Isleworth. La plus jeune sœur d'Ellen meurt de la diphtérie, en 1872, puis la famille s'installe à Warley Place, à Great Warley, dans l'Essex, en 1876. La famille aménage le jardin, avec l'aide de James Backhouse qui crée une mare, des grottes, des cascades et des rocailles[1]. La famille voyage en Europe, et Ellen fait ses premiers achats de plantes, d'une façon à la fois avisée pour leur qualité et inconsidérée, achetant à l'étranger des plantes qu'elle aurait pu trouver en Angleterre[1]. Elle achète en 1890 une propriété en Savoie, le château de Tresserve, près d'Aix-les-Bains. Après le mariage de Rose, sa dernière sœur, en 1891, puis la mort de leurs parents, Ellen Willmott vit seule à Warley dont elle hérite[1].

Ellen Willmott acquiert en 1905 la villa Piacenza Boccanegra, près de Vintimille[2], propriété voisine du jardin botanique Hanbury créé par Thomas Hanbury, qui vient de donner le jardin botanique de Wisley à la Royal Horticultural Society[1]. Elle donne libre cours à son intérêt pour le jardinage dans ses propriétés, faisant des essais d'acclimatation de différentes plantes. Elle finance la troisième expédition d'Ernest Henry Wilson en Chine, et se fait envoyer des plantes d'Asie et du Moyen-Orient[2]. Plusieurs de ces nouvelles espèces sont nommées en son honneur Ceratostigma willmottianum, Rosa willmottiae et Corylopsis willmottiae[3].

Ellen Willmott acquiert une renommée dans le domaine du jardinage. Elle devient ainsi membre de la Royal Horticultural Society en 1894 et est élue membre de plusieurs comités de cette société, le comité des narcisses en 1897, le comité des fleurs (groupe B) en 1903, et le comité des lys en 1933[2],[4]. En 1897, lorsque la Royal Horticulural Society crée la médaille Victoria de l'honneur décernée à 60 jardiniers, elle est l'une des deux femmes récompensées, avec Gertrude Jekyll[1]. Elle est également l'une des premières femmes élues à la Linnean Society of London, en 1905. Elle est administratrice (trustee) du jardin botanique de Wisley en 1903. Elle gagne plusieurs prix pour ses fleurs, dans des expositions florales[2]. Elle est spécialiste de la jonquille, dont elle cultive 600 espèces et hybrides, et de l'iris[1]. Elle donne aux jardins botaniques royaux de Kew un herbier de 15 000 pages d'espèces végétales et cultive 100 000 espèces et variétés de plantes et d'arbustes, entretenues par une centaine de jardiniers[1].

Elle publie en 1910-1914, The Genus Rosa, en trois volumes, avec des aquarelles d'Alfred Parsons, et un livre de photographies de ses jardins de Warley, Warley Garden in Spring and Summer en 1909. Elle s'intéresse également à la photographie et a une chambre noire pour les développements des photos, joue du piano et du violon sur son Stradivarius, participe à des concerts et manifestations musicales. Elle reçoit plusieurs personnalités à Warley, notamment la reine Alexandra, et elle voyage entre ses trois propriétés.

La fin de vie d'Ellen Willmott est assombrie par des difficultés financières, et elle meurt dans une assez grande solitude, probablement d'un infarctus, le , à l'âge de 76 ans[2]. Son domaine de Warley Place est vendu[1],[5],[6]. Il devient ensuite une ceinture verte et une réserve naturelle[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Rose 'Ellen Willmott'.

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i Brown 1999.
  2. a b c d et e Le Lièvre 2004.
  3. a et b (en) « Country Notebook: Ellen Willmott »
  4. (en) Challenger, « Book Reviews: Miss Willmott of Warley Place », Royal New Zealand Institute of Horticulture (consulté le )
  5. (en) « Ellen Ann Willmott gardener and botanical rosarian », Garden, vol. 104(6),‎ , p. 241-246
  6. (en) « A Short History of Warley Place », Warleyplace.org, Essex Wildlife Trust (consulté le )

E.Willm. est l’abréviation botanique standard de Ellen Willmott.

Consulter la liste des abréviations d'auteur ou la liste des plantes assignées à cet auteur par l'IPNI

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]