Elke Van den Brandt

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Elke Van den Brandt
Illustration.
Fonctions
Ministre bruxelloise de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière
En fonction depuis le
(3 ans, 6 mois et 13 jours)
Ministre-président Rudi Vervoort
Gouvernement Vervoort III
Législature 7e législature
Prédécesseur Pascal Smet (Mobilité et Travaux publics)
Bianca Debaets (Sécurité routière)
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Borgerhout (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Groen
Diplômée de Vrije Universiteit Brussel
Site web https://elkevandenbrandt.be/

Elke Van den Brandt

Elke Van den Brandt, née le à Borgerhout, est une femme politique belge écologiste, membre de Groen. Elle est ministre de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière au sein du gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Elke Van den Brandt est née le 21 février 1980 à Borgerhout[1].

Elle est licenciée en sciences de l'information et de la communication de la Vrije Universiteit Brussel en 2002. Elle est collaboratrice scientifique depuis 2004 dans la même université où elle étudie les obstacles que les hommes et les femmes peuvent rencontrer au cours de leur carrière académique [1],[2].

De septembre 2009 à juillet 2014, elle préside l'organisation non gouvernementale UCOS spécialisée dans la coopération au développement[3].

Elke Van den Brandt est mariée, a deux enfants et vit à Ganshoren.

Parlementaire[modifier | modifier le code]

Militante d'Agalev, devenu Groen, elle accède au Parlement bruxellois en 2009, à la suite de Bruno De Lille, devenu ministre du gouvernement bruxellois[1]. Elle est réélue en 2014.

Au Parlement bruxellois, elle se spécialise dans les dossiers liés au logement, au travail, à l'éducation et à la pauvreté.

Entre 2014 et 2019 elle choisit d'abandonner son mandat au parlement bruxellois et est députée au parlement flamand[4]. Aux élections régionales du , elle figure en tête de la liste Groen à la Région bruxelloise[5]. La liste obtient quatre sièges, devenant la première formation néerlandophone de la capitale. Élue avec 4 320 voix[6], Elke Van den Brandt devient formatrice régionale chargée de trouver une majorité du côté néerlandophone[7].

Groen[modifier | modifier le code]

Depuis 2013, elle est vice-présidente de Groen avec Wouter Van Besien à la présidence.

En 2014, elle se présente à la présidence de Groen avec Wouter De Vriendt. Elle obtient 40% des votes et c'est Meyrem Almaci qui est finalement élue[8],[1].

Conseillère communale[modifier | modifier le code]

En 2018, elle est également élue conseillère communale de Ganshoren[1]. Elle abandonne cette fonction en devenant ministre régionale.

Ministre régionale[modifier | modifier le code]

Le , elle devient ministre de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière dans le gouvernement bruxellois dirigé par Rudi Vervoort[1]. Elle est la « numéro 2 » du gouvernement[9].

Le plan de mobilité mis en œuvre au sein du gouvernement bruxellois prévoit notamment la création de 40 km de pistes cyclables, la limitation de la vitesse à 30km/h sur la plupart des axes, des transports en commun quasi gratuit pour les jeunes[10],[11],[12]. La politique de diminution du trafic routier déplaît à des organisations de défense de la voiture comme Touring et Mautodéfense qui introduit sans succès, une action en justice[13],[14],[15]. Des conflits éclatent également au sein du gouvernement avec ses partenaires de majorité, à propos du nouveau plan taxi ou d'une augmentation des tarifs de stationnement[16]. Dans une interview en septembre 2021 elle affirme que la réduction de la vitesse a rapidement eu un impact positif en réduisant le nombre d'accidents graves et la pollution sonore[17].

En novembre 2020, elle fait l'objet de menaces de mort sur les réseaux sociaux et porte plainte. Pour cette raison, elle fait l'objet d'une protection policière[18],[19]. La plainte contre Mautodéfense est classée sans suite le 3 mars 2022[20].

À l'échelle régionale son plan de mobilité nommé GoodMove provoque des réactions de soutient et d'opposition au sein d'une partie de la population, fin 2022, avec des manifestations de riverains et des pétitions[21],[22]. À la suite de ces évènements, Elke Van Den Brandt prévoit la poursuite de la mise en œuvre du plan de manière plus participative[23].

Commission communautaire[modifier | modifier le code]

Depuis 2019, elle est également responsable de l'intégration sociale et de la santé au sein de la Commission communautaire commune et présidente et du collège de la Commission communautaire flamande chargée du budget, des finances, du bien-être, de la garde d'enfants et de la politique urbaine.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

  • 2009-2014: Députée au Parlement Bruxellois
  • 2014-2019: Députée au Parlement Flamand
  • 2018-2019: Conseillère Communale à Ganshoren
  • 2019- : Ministre bruxelloise de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Elke Van den Brandt devient ministre de la Mobilité et des Travaux Publics », BX1,‎ (lire en ligne)
  2. Alice Dive, « Elke Van den Brandt ou l'art de tracer sa piste », sur La Libre.be (consulté le )
  3. (en) « Jaarverslag UCOS 2014 by UCOS vzw - Issuu », sur issuu.com (consulté le )
  4. Cumuleo, « La fiche détaillée des mandats, fonctions et professions de Elke Van Den Brandt (Groen) » Accès libre, sur Cumuleo
  5. (nl-BE) « Elke Van den Brandt en Tinne Van der Straeten kopvrouwen voor Groen in Brussel », sur Het Nieuwsblad (consulté le )
  6. « Résultats officiels : Votes nominatifs - Région de Bruxelles-Capitale », sur le site du SPF Intérieur (consulté le ).
  7. Gr.I., « Groen, Open VLD et One.Brussels veulent former une coalition néerlandophone en Région bruxelloise », sur BX1, (consulté le ).
  8. (nl-BE) « Meyrem Almaci nieuwe voorzitter Groen », sur De Standaard (consulté le )
  9. Himad Messoudi, « Voici le casting complet du nouveau gouvernement bruxellois », sur RTBF.be, (consulté le ).
  10. « Découvrez la carte interactive des nouvelles pistes cyclables créées à Bruxelles », sur RTBF (consulté le )
  11. « Bilan zone 30 à Bruxelles : le nombre de victimes sur les routes divisé par deux », sur RTBF (consulté le )
  12. « La Stib à un euro par mois pour les jeunes Bruxellois », sur Le Soir, (consulté le )
  13. « Guerre entre automobilistes et cyclistes : « les autorités sont dans l’erreur » », Paris Match,‎ (lire en ligne Accès libre)
  14. « Elke Van den Brandt: "Une ville moderne, c’est une ville où les riches prennent les transports en commun" », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne Accès payant)
  15. « L’action en justice contre les pistes cyclables du déconfinement a été déboutée », BX1,‎ (lire en ligne)
  16. « Elke Van den Brandt claque la porte d’une réunion du gouvernement bruxellois », BX1,‎ (lire en ligne)
  17. « Bilan positif pour Bruxelles Ville 30 », sur RTBF (consulté le )
  18. DH Les Sports+, « Menacée de mort sur les réseaux sociaux, la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt va porter plainte », sur DH Les Sports +, (consulté le )
  19. « Elke Van den Brandt, Marc Van Ranst : de plus en plus de personnalités menacées, un danger pour la démocratie ? », sur RTBF (consulté le )
  20. DHnet, « La plainte d’Elke Van den Brandt pour "menaces de mort" contre Mauto Défense classée sans suite » Accès payant, sur dhnet.be,
  21. « Mobilité à Bruxelles: la guerre des pétitions largement en faveur des pro-Good Move », sur moustique.be, (consulté le )
  22. RTBF, « La revue de presse : Good move, bad move ? La mobilité bruxelloise est à la peine » Accès libre, sur rtbf.be,
  23. source Belga auteur inconnu, « Elke Van de Brandt veut poursuivre le plan Good Move de manière plus étroite et participative », sur 7su7.be, (consulté le )
  24. « Elke Van den Brandt - Ecolo-Groen », sur Sénat belge
  25. « Elke Van den Brandt reçoit un prix de la promotion du vélo à Lisbonne », sur Le Soir, (consulté le )