Ealhswith

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Ealhswith
Queen.png

Ealhswith dans le cartulaire de l'abbaye d'Abingdon, vers 1220 (manuscrit de la British Library, Cotton MS Claudius B VI, f.14).

Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
MercieVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Famille
Père
Æthelred Mucel (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Eadburh (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Æthelwulf (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Æthelflæd
Édouard l'Ancien
Ælfthryth (en)
Æthelweard (en)
Æthelgifu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ealhswith est une princesse anglo-saxonne née vers 852 et morte le . Elle est l'épouse du roi du Wessex Alfred le Grand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ealhswith est la fille d'Æthelred Mucel (en), ealdorman des Gaini (en), et de sa femme Eadburh[1]. Elle a un frère, Æthelwulf, qui occupe également le rang d'ealdorman en Mercie dans les années 890 et dont la mort, en 901, est mentionnée dans la Chronique anglo-saxonne. Le moine Asser, auteur d'une biographie d'Alfred, précise qu'Eadburh est issue de la lignée des rois de Mercie, et une charte émise par Æthelwulf suggère qu'elle est la descendante du roi Cenwulf, mort en 821[2].

Ealhswith épouse le prince Alfred en 868, trois ans avant qu'il monte sur le trône du Wessex. Le mariage semble avoir eu lieu à Sutton Courtenay (en), dans le Berkshire[2]. À en juger par les chartes de son mari, où elle ne figure jamais comme témoin, elle ne semble pas avoir joué de rôle politique majeur, et elle ne porte pas plus le titre de « reine » que les épouses des précédents rois des Saxons de l'Ouest. Asser ne cite même pas son nom[1].

Alfred meurt en 899. Il lègue à sa femme les domaines de Wantage, Lambourn et Edington, dans le Berkshire et le Wiltshire. Tous trois sont chargés d'une grande importance symbolique : le premier est son lieu de naissance, les deux autres les sites de victoires qu'il a remportées sur les Vikings (Ashdown en 871 et Ethandun en 878). C'est vraisemblablement après la mort de son mari qu'Ealhswith fonde l'abbaye Sainte-Marie de Winchester (en), plus communément appelée « Nunnaminster ». La construction du monastère n'est achevée qu'après sa mort[1].

Ealhswith meurt le . Elle est inhumée aux côtés de son mari à Winchester, dans le New Minster fondé par leur fils Édouard[1].

Descendance[modifier | modifier le code]

Asser mentionne cinq enfants d'Alfred et Ealhswith qui atteignent l'âge adulte, trois filles et deux fils :

Asser cite également des enfants morts jeunes, dont un fils nommé Edmond.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Costambeys 2004.
  2. a et b Abels 2013, p. 120-121.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]