Demain les chats

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Demain les chats
Auteur Bernard Werber
Pays Drapeau de la France France
Préface Bernard Werber
Genre Roman d'anticipation
Éditeur Albin Michel
Lieu de parution Paris
Date de parution
Type de média Livre papier
ISBN 978-2-2263-9205-3

Demain les chats est un roman d'anticipation écrit par Bernard Werber, publié le aux éditions Albin Michel. Son objet principal consiste à présenter le monde du point de vue des chats et à proposer une réflexion sur l'évolution de l'humanité, le bien et le mal, et les relations entre les espèces.

Le livre est paru dans Le Livre de poche le .

Résumé[modifier | modifier le code]

L'histoire est racontée à la première personne par une chatte nommée Bastet[1] qui vit à Montmartre avec sa maîtresse célibataire Nathalie (qu'elle appelle sa « servante »). Bastet désire profondément communiquer avec les autres espèces d'animaux ainsi qu'avec les humains, mais toutes ses tentatives se soldent par un échec. Tout au plus arrive-t-elle éventuellement à calmer sa servante, lorsqu'elle la sent triste, préoccupée ou stressée, par son ronronnement (qu'elle teste à différentes fréquences).

Bastet est convaincue de la supériorité des chats sur les autres espèces animales, y compris l'humain. Pour elle, la bipédie ne confère que déséquilibre aux humains (sa servante trébuche souvent sur elle lorsqu'elle passe la porte d'entrée ou lui sert à manger), et les chats dépassent nettement les humains pour ce qui est de détecter les humeurs et les ambiances, sans compter qu'ils sont nettement plus souples, courent plus vite, entendent un spectre de sons plus vaste, ont l'odorat plus développé et voient mieux dans l'obscurité.

Toutefois, Bastet connaît très peu le monde des humains. Elle assiste à des scènes de violence devant chez elle dont elle ne comprend pas les tenants et aboutissants. Elle constate que sa servante, avec angoisse, visionne des scènes similaires à la télé. Le lecteur comprend indirectement que Paris, durant le récit, vit une vague de terrorisme qui dégénérera en guerre civile.

C'est par hasard que Bastet fait la connaissance de Pythagore, le chat mâle de la voisine de Nathalie. Celui-ci, beaucoup plus instruit qu'elle, connaît tout sur le monde des humains et sur leur histoire, grâce à un « troisième œil » qui lui a été greffé sur le front par sa servante à lui, une scientifique qui cherche aussi à communiquer avec les espèces animales. Grâce à ce « troisième œil » (une prise USB reliée à son cerveau), Pythagore peut carrément se brancher sur Internet, ce qui lui a permis d'accumuler toutes les connaissances dont il éblouit Bastet. Tout au long du roman, par bribes, Pythagore enseignera d'ailleurs entre autres à Bastet l'histoire des relations entre les chats et les humains, depuis les origines jusqu'à nos jours.

Pendant ce temps, la situation civile dégénère. Les chats ne voient qu'indirectement ce qui se passe, mais on comprend que c'est la guerre, une guerre dévastatrice qui mène à un état de famine et de violence généralisée qui force les deux « servantes » à la réclusion. La ville est décimée et, profitant du chaos, de la peste qui s'est installée ainsi que de la mort ou de la fuite de la quasi-totalité des humains, les rats prolifèrent et montent une armée pour dominer la ville, voire le monde.

Au terme de diverses péripéties, Bastet et Pythagore réussissent de leur côté à monter une armée de chats et d'humains (surtout des femmes et des enfants) qu'ils réunissent sur l'île aux Cygnes, seul endroit où les rats ne peuvent débarquer par voie souterraine. Après une formidable attaque des rats arrivant en masse à la nage, ils sortent victorieux mais savent que leurs ennemis reviendront. Au fil de leurs discussions philosophiques sur le bien et le mal et sur l'évolution en dents de scie de l'humain et des espèces animales, Bastet et Pythagore font des projets pour tenter de refonder le monde sur des bases saines grâce à l'éducation mutuelle des espèces humaine et féline.

Le roman se termine sur cette note d'espoir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bastet est le nom d'une déesse égyptienne à tête de chat, ce qui sera révélé au protagoniste par le chat Pythagore au cours du roman.

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