David H. Koch

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David H. Koch
David Koch by Gage Skidmore.jpg
David H. Koch en 2015.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
SouthamptonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
David KochVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Deerfield Academy (en) (jusqu'en )
Massachusetts Institute of Technology (baccalauréat) (jusqu'en )
Massachusetts Institute of Technology (maîtrise) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Père
Fred C. Koch (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Mary Clementine Koch (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Frederick R. Koch (en)
Charles G. Koch
Bill Koch (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Julia Koch (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Partis politiques
Idéologie
Équipe
MIT Engineers men's basketball (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sites web

David Hamilton Koch, né le à Wichita (Kansas) et mort le à Southampton (État de New York)[1], est un homme d'affaires, homme politique et ingénieur chimiste américain. Frère de Charles G. Koch, il est propriétaire avec lui à égalité de Koch Industries.

En 2017, selon le magazine Forbes, sa fortune était estimée à 48,3 milliards de dollars américains. Il était alors placé huitième sur la liste des milliardaires du monde du magazine Forbes, titre qu'il partageait avec son frère Charles G. Koch[2].

En 1980, il a été candidat à la vice-présidence des États-Unis pour le Parti libertarien (États-Unis). En 1984, il quitte le parti pour rejoindre le Parti républicain (États-Unis).

Biographie[modifier | modifier le code]

David H. Koch est diplômé du Massachusetts Institute of Technology en génie chimique[3].

Son père, Fred Koch, élève ses quatre fils dans un esprit de rivalité qui conduira à l'éclatement de la famille. Après la mort de celui-ci en 1967, Charles et David prennent le contrôle de l’entreprise familiale. Leurs deux frères, Frederick et William, les accusant de spoliation, mènent pendant plus de quinze ans une guérilla judiciaire, sans obtenir de résultat[4].

Influence politique[modifier | modifier le code]

Il met en place avec son frère le réseau de lobbying politique Americans for Prosperity. Présent dans 35 États et employant 600 personnes, American for Prosperity est considéré comme un des appareils politiques les plus influents de la scène politique nationale et de la majorité des États des États-Unis[5] .

En 2012, celui-ci a dépensé 110 millions de dollars en faveur du Parti républicain.

Entre janvier 2013 et août 2014, les principales officines liées aux frères Koch ont diffusé plus de 43 900 publicités électorales, soit près d’un dixième du volume total de publicités[6].

Les deux frères financent également le Tea Party et des think tanks conservateurs (Heritage Foundation, Cato Institute). Ils ont d'autre part financé plus de 4000 études visant à convaincre des bienfaits de la suppression du salaire minimum[6].

En 2015, leur lobby annonce une dépense de 889 millions de dollars au titre de l'année électorale 2016[7]. David Koch semble ne pas avoir financé la campagne de Trump en 2016, parce que lui et son frère étaient opposés au protectionnisme du candidat.

Ils sont connus pour leur engagement en faveur d'une économie dérégulée, leur défiance envers les syndicats et leur opposition à toute préoccupation environnementale. Ils ont également lutté contre toute forme d’organisation des transports urbains, qu'ils associent à de l'étatisme[4].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Il s’est positionné contre des lois visant à protéger les patients et donner à tous un accès aux soins de santé ainsi que contre des lois visant à modérer les pouvoirs de Wall Street et protéger les consommateurs[8].

Il s’affirme d’abord sceptique face à l’attribution du réchauffement climatique aux activités humaines et considère par ailleurs qu’une planète plus chaude serait une bonne chose parce « la Terre serait alors en mesure de soutenir énormément plus de personnes, du fait qu’une superficie bien plus grande serait disponible pour produire de la nourriture »[8].

La journaliste Jane Mayer a consacré un livre à dénoncer le financement pléthorique de la droite radicale américaine par les deux milliardaires. Elle a recensé les multiples organisations mises sur pied par les frères Koch pour défendre leurs intérêts et influencer le Parti républicain[9].

David Koch se considérait comme un libéral social[10] qui soutenait le droit des femmes à disposer de leur corps[11] , les droits des homosexuels, le mariage homosexuel et la recherche sur les cellules souches[8]. Il s'est opposé à la guerre contre la drogue.

Controverses et critiques[modifier | modifier le code]

À la suite des Paradise Papers, il est révélé que le cabinet d’avocats Appleby lui a monté un système de sociétés écrans dans des paradis fiscaux pour réduire ses impôts[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) « David Koch, billionaire philanthropist and prolific GOP donor, dead at 79 », sur Fox News, (consulté le )
  2. (en) « David Koch ».
  3. (en-US) « Photo Shop: David and William Koch », New Republic,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. a et b « Le milliardaire David Koch, soutien financier de la droite américaine, est mort », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. (en-US) Robert Farley, « Americans for Prosperity », sur FactCheck.org, (consulté le )
  6. a et b « David et Charles Koch, les milliardaires anti-Obama », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. (en-US) Eric Bradner, « Koch brothers set staggering 2016 spending goals », sur cnn.com, (consulté le )
  8. a b et c (en-US) « How Oil Heir and New York Arts Patron David Koch Became the Tea Party's Wallet -- New York Magazine - Nymag », sur New York Magazine (consulté le )
  9. « L’héritage des frères Koch », sur La Presse, (consulté le )
  10. Benjamin Bell, « Billionaire David Koch Says He's a Social Liberal », ABC News, (consulté le )
  11. Sara Fischer, « David Koch is pro-choice, supports gay rights; just not Democrats », CNN,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Elisabeth II, entourage de Trump, de Trudeau… les premières révélations des « Paradise Papers » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jane Mayer, Dark Money : The Hidden History of the Billionaires Behind the Rise of the Radical Right, Doubleday, 2016.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]