Daniel Raoul

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Daniel Raoul
Illustration.
Fonctions
Sénateur de Maine-et-Loire
Élection 23 septembre 2001
Réélection 25 septembre 2011
Groupe politique SOC
Biographie
Date de naissance (79 ans)
Lieu de naissance Pléhédel (Côtes-du-Nord)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Profession Universitaire

Daniel Raoul, né le à Pléhédel (Côtes-du-Nord), est un homme politique français, membre du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enseignant dans le supérieur, il quitte la direction de l'Institut des sciences et techniques de l'ingénieur d'Angers en 2001. Daniel Raoul milite depuis 1977 au Parti socialiste.

Il a été élu sénateur de Maine-et-Loire le . C'est la première fois qu'un socialiste était élu à ce mandat dans le département. En septembre 2011, il est réélu sénateur de Maine-et-Loire. Avec le passage de cette institution pour la première fois à gauche lors de la Ve République, Daniel Raoul est élu par ses pairs président de la commission des affaires économiques du Sénat.

Après le renouvellement de 2014, il quitte la présidence de la commission des affaires économiques et rejoint la commission des finances.

Il est marié, père de trois enfants.

En , lors de la campagne interne du Parti socialiste pour l'investiture à l'élection présidentielle de 2007, il a été accusé par les partisans de Ségolène Royal d'être responsable de la diffusion sur Internet d'une vidéo de montrant la future candidate dans une réunion interne. Les propos qu'elle tenait sur les enseignants dans l'extrait diffusé sur Dailymotion ont engendré une polémique, au sein du PS comme avec des enseignants. Daniel Raoul, qui soutenait la candidature de Dominique Strauss-Kahn, a reconnu avoir demandé, quelques jours avant la fuite, la cassette enregistrée par la fédération socialiste de Maine-et-Loire, mais nie être responsable de la publication qui a suivi : « es amis politiques me l'ont demandé », déclare-t-il au Monde, sans citer de noms.

Dans son esprit, il s'agissait de préparer « des éléments de débats » pour la deuxième confrontation télévisée entre les candidats consacrée aux questions de société. « Jamais, dit-il, je n'aurais imaginé que ce document se retrouverait tronqué sur le Net. Quand je l'ai découvert, j'étais suffoqué. Pour moi, les propos de Ségolène Royal constituaient un axe de réflexion après les crises de la banlieue, une piste à explorer avec les contreparties dont elle parle ». Il jure ne pas avoir fourni la bande restée dans son bureau au Sénat à qui que ce soit[1].

Il parraine le candidat En marche ! Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle 2017[2].

Il est fait chevalier de la légion d'honneur le 1 janvier 2020 avec 487 autres personnalités.

Sénateur de Maine-et-Loire[modifier | modifier le code]

Au cours de son mandat, Daniel Raoul a été l’auteur de cinq propositions de loi (dont l’une adoptée à l’unanimité) :

  • proposition de loi visant à faire du droit de préemption urbain un véritable outil de politique foncière au service de l'aménagement des territoires déposée le [3] ;
  • loi no  2010-559 du pour le développement des sociétés publiques locales[4] ;
  • proposition de résolution sur le troisième paquet énergie déposée [5] ;
  • proposition de loi tendant à préserver le pouvoir d'achat des ménages en maintenant les tarifs réglementés de vente d'électricité et de gaz naturel du [6] ;
  • loi relative aux tarifs réglementés d'électricité et de gaz naturel du [7].

Il a aussi cosigné 168 propositions de loi dont certaines bipartisanes, été l’auteur de six rapports législatifs et de six rapports d’information, posé 61 questions écrites et orales au gouvernement dans le cadre du contrôle de son action et été classé 5e sénateur le plus actif parmi les 343 en 2009-2010 (classement multicritères de Lyon-Capital).

Daniel Raoul est membre de la commission des finances depuis le renouvellement du Sénat de septembre 2014 ainsi que de l'Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) depuis .

Composée de 18 sénateurs et 18 députés, cette institution « recueille des informations, met en œuvre des programmes d'études et procède à des évaluations » afin « d'informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin, notamment, d'éclairer ses décisions ». Il s’agit de mesurer les risques et les opportunités que soulèvent telle ou telle technologie, mais aussi les conséquences des décisions du gouvernement dans ce domaine.

Ancien professeur de physique à l’université, Daniel Raoul s’est donc naturellement investi dans un domaine pour lequel il avait quelques compétences et une réflexion préétablie. Ainsi, il a été l’auteur de quatre rapports : L'incidence éventuelle de la téléphonie mobile sur la santé, Nanosciences et progrès médical, ainsi que deux rapports relatifs aux impacts sur la santé et l’environnement des lignes à haute tension et des champs magnétiques.

Ces rapports doivent être directement utilisables pour le travail législatif ou pour la discussion budgétaire.

En , il rend en toute discrétion à la trésorerie du Sénat un chèque de 149 743€, reliquat, progressivement cumulé pendant 16 ans, de l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Il plaide « pour plus de transparence » au sujet de ces indemnités de manière générale[8].

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Conseiller délégué de la ville d’Angers de 1983 à 1989, adjoint aux sports de 1989 à 1995, vice-président du District d’Angers de 1995 à 2001 chargé des constructions scolaires, premier vice-président de la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole de 2001 à 2014, il a été Président du Pays Loire Angers de 2004 à 2014.

Rapports législatifs et rapports d’information dont Daniel Raoul a été l'auteur[modifier | modifier le code]

  • Avis numéro 115 Tome VI, sur le budget de la Recherche et de l’Enseignement supérieur au titre du Projet de loi de finances de 2011[9] ;
  • Rapport d'information relatif sur Les effets sur la santé et l'environnement des champs électromagnétiques produits par les lignes à haute et très haute tension du au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques[10] ;
  • Avis numéro 105 Tome VII, sur le budget de la Recherche et de l’Enseignement supérieur au titre du Projet de loi de finances de 2010[11] ;
  • Rapport d’information sur Les lignes à haute et très haute tension : quels impacts sur la santé et l'environnement ? du fait au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques[12] ;
  • Avis numéro 101 Tome VI, sur le budget de la Recherche et de l’Enseignement supérieur au titre du Projet de loi de finances de 2009[13] ;
  • Rapport d’information sur l’« Inde : un géant en apprentissage » fait au nom de la commission des Affaires économiques du [14] ;
  • Rapport d’information relatif au « XIe Cnuced : entre commerce sud / sud et négociations transatlantiques » du [15] ;
  • Rapport d’information relatif aux « Nanosciences et progrès médical » du fait au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques[16] ;
  • Avis numéro 75 Tome XXII, relatif à l’Outre-mer dans le cadre du Projet de loi de finances pour 2004[17] ;
  • Rapport d’information relatif à L'incidence éventuelle de la téléphonie mobile sur la santé du fait au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques[18] ;
  • Avis numéro 70 Tome XXII, relatif à l’Outre-mer dans le cadre du Projet de loi de finances pour 2003[19] ;
  • Avis numéro 89 Tome XXII, relatif à l’Outre-mer dans le cadre du Projet de loi de finances pour 2002[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. lemonde.fr
  2. [1]
  3. sénat.fr
  4. legifrance.fr
  5. sénat.fr
  6. sénat.fr
  7. [2]
  8. « Un sénateur rend (très discrètement) près de 150 000 euros au Sénat », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 12 février 2018)
  9. Lire en ligne
  10. Lire en ligne
  11. Lire en ligne
  12. Lire en ligne
  13. Lire en ligne
  14. Lire en ligne
  15. Notice du rapport
  16. Notice, 2003
  17. sénat.fr
  18. [3] notice, 2002
  19. Lire en ligne
  20. Lire en ligne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]