Dépression de Qattara

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Dépression de Qattara
Vue de la dépression de Qattara
Vue de la dépression de Qattara
Administration
Pays Drapeau de l'Égypte Égypte
Gouvernorat Gouvernorat de Marsa-Matruh
Géographie
Coordonnées 30° 00′ N 27° 30′ E / 30, 27.530° 00′ Nord 27° 30′ Est / 30, 27.5
Type Dépression
Superficie 19 605 km2

Géolocalisation sur la carte : Égypte

(Voir situation sur carte : Égypte)
Dépression de Qattara

La dépression de Qattara (en arabe: منخفض القطارة Munḫafaḍ al-Qattarah) est une dépression située dans le nord-ouest de l'Égypte, dans le gouvernorat de Marsa-Matruh et fait partie du désert Libyque.

Présentation[modifier | modifier le code]

La dépression de Qattara se trouve en dessous du niveau de la mer est un désert de sel couvert de Schorres avec des dunes de sable.
En raison de sa taille et sa proximité de la côte de la mer Méditerranée, il a été étudié pour son potentiel à produire de l'hydroélectricité .

Carte de la dépression de Qattara

Situation[modifier | modifier le code]

Elle se situe 133 m en dessous du niveau de la mer. C'est le point le plus bas de l'Afrique après la Dépression de l'Afar.
La région s'étend entre les latitudes de 28 ° 35 'et 30 ° 25' Nord et les longitudes 26 ° 20 'et 29 ° 02' Est. Une vingtaine de kilomètres à l'ouest de la dépression se trouvent les oasis de Siwa et Jaghbub.

Géographie[modifier | modifier le code]

La dépression, qui a la forme d'une goutte d'eau, à son point le plus bas dans une vaste zone profonde situé au Sud-Ouest. Le côté Nord de la dépression se caractérise par escarpements qui atteignent jusqu'à 280 mètres de haut et qui marquent le bord du plateau El Diffa. Au sud de la dépression descend en pente douce jusqu'à la Grande mer de sable.

Dans la Dépression , il y a des schorres sous les bords de l'escarpement du Nord-Ouest et du Nord et de vastes lacs salés asséchés qui sont parfois inondés. Les schorres occupent environ 300 kilomètres carrés. Environ un quart de la région est occupée par des lacs salés asséchés composées de croûte dure et de boue collante, parfois rempli d'eau.

La dépression a été formé par le travail combiné de l'altération de sel et de l'érosion éolienne. Des monticules de sels constituent le plancher de la dépression, puis le vent balayant les sables il en résulte une altération du sel et une érosion éolienne.

On trouve, comme seule végétation, des bosquets d'acacia raddiana, dans les sables peu profond, et des phragmites, dans les marécages, qui survivent grâce aux eaux de ruissellement de pluie et aux eaux souterraines.

L'oasis Moghra, située dans le Nord-Est de la dépression, est situé au bord d'un lac saumâtre de 4 km2 et d'un marécage couvert de phragmites.
La partie Sud-Ouest de la dépression fait partie de la zone protégée de l'oasis sauvage de Siwa.

Faune[modifier | modifier le code]

La dépression est un habitat important pour le guépard, en particlier dans les zones situées dans les parties Nord, Ouest et Nord-Ouest de la dépression de Qattara, y compris les oasis très sauvages et isolées d'Ain Al Qattara et d'Ain Al Ghazzalat ainsi que dans les nombreux bosquets d'acacias raddiana tant à l'intérieur et à l'extérieur de la dépression.
Des gazelles dorcas et des gazelles leptocère habitent cette dépression et sont une source importante de nourriture pour le guépard. La plus grande population gazelle se situe dans la partie Sud-Ouest de la dépression de Qattara, dans une vaste zone de terres humides et de sable mou, qui correspond à une zone de 900 km2, située dans les oasis sauvages d'Hatiyat Tabaghbagh et d'Hatiyat Umm Kitabain, région qui est une mosaïque de lacs, de schorres, de garrigues avec des fruticées, de plantations de palmiers sauvages et de Desmostachya bipinnata.
Comme autres faune communs on y trouve le lièvre du Cap (Lepus capensis) , le loup d'Égypte (Canis aureus de hupstar) , le renard famélique (Vulpes rueppellii), plus rarement le fennec (Vulpes zerda) et également le mouflon à manchettes (Ammotragus lervia).

Parmi les espèces disparues de la région on peut citer l'oryx algazelle (oryx dammah), l'addax (Addax nasomaculatus) et le bubale du Nord (alcelaphus buselaphus buselaphus) mais également la droseridites baculatus (en), une plante seulement connu par les fossiles de son pollen, qui a été retrouvé à l'oasis de Ghazalat .

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la dépression de Qattara est très aride avec des précipitations annuelles située entre 25 à 50 mm sur la rive Nord et à moins de 25 mm dans le Sud de la dépression.
Les moyennes journalières moyennes de température oscillent entre 36,2 et 6,2 °C pendant les mois d' été et d'hiver.
Le vent dominant est celui du Nord qui varie entre directions Est et Ouest au Nord. La vitesse moyenne du vent est d'environ 5-6 m/s. Les vitesses du vent sont maximales en mars avec de 11,5 m/s et minimale en décembre avec 3,2 m/s.

Utilisation[modifier | modifier le code]

La dépression de Qattara contient de nombreuses concessions pétrolières et plusieurs champs d'exploitation, qui ont été découverts dans les années 1970, dont les principaux foreurs sont la Royal Dutch Shell et la société Apache Corporation.
Outre l'oasis Moghra qui est inhabitée, mais qui est très importante lors de la saisons sèches étant donné la rareté de l'eau , l'oasis de Qara (en), qui est située dans la partie la plus occidentale de la dépression, est habitée par environ 300 personnes. La dépression est également habité par les nomades bédouins et leurs troupeaux.

Historique[modifier | modifier le code]

L'altitude de la dépression a été mesurée en 1917, à l'aide d'un baromètre anéroïde par un officier de l'armée britannique effectuant une patrouille en voiture légère dans la région, qui a découvert que l'endroit ou il se situait était à environ 60 mètres en dessous du niveau de la mer. Par la suite, d'autres mesures ont indiquées qu'une vaste zone était située en dessous du niveau de la mer avec des lieux profonds de -133 m.

Ralph Alger Bagnold, un explorateur militaire, a permis de faire de grandes avancées sur connaissances géologique de la dépression de Qattara à travers ses nombreux voyages dans les années 1920 et 1930 et en particulier en 1927, voyage au cours duquel il a traversé la dépression d'Est en Ouest, visitant également les oasis de Siwa et de Qara (en). Lors de ces voyages il utilisait plus particulièrement des véhicules Ford Model-Ts avec des techniques spéciales pour la conduite dans des conditions désertiques qui ont été plus tard utilisés par Long Range Desert Group.

Carte de la dépression de Qattara avec les différents projets (tunnels et canaux) pour relier la mer Méditerranée vers la dépression de Qattara

En octobre 1927, après la découverte de la dépression, le docteur John Ball publie ses résultats de triangulation sur la région dans The Geographical Journal. Le nom, Qattara, qui a été donné signifie littéralement « égoutement » en arabe.
En 1933, dans son article The Qattara Depression of the Libyan Desert and the possibility of its utilisation for power-production, le docteur John Ball est le premier à imaginer et à publier une proposition d'inondation de la région afin de produire de l'énergie hydroélectrique.

Pendant la Seconde Guerre mondiale la dépression marque la limite Sud des 1re et 2e batailles d'El Alamein, car elle était infranchissable et impraticable par les chars et la plupart des autres véhicules militaires en raison de ses caractéristiques spécifiques telles que la présence de lacs salés, de hautes falaises, d'escarpements et de fech-fech. Les falaises, en particulier, ont agi comme une muraille infranchissable, ce qui signifiait la position britannique ne pouvait pas être débordé. On trouve encore, en 2015, dans cette zone plusieurs millions de mines terrestres toujours enfouies[1]
Les forces de l'Axe et celles des Alliés ont ainsi construit leurs défenses sur une ligne qui allait de la mer Méditerranée à la dépression de Qattara. Ces défenses, nommées par Erwin Rommel jardins du diable (en), se composaient d'enchevêtrements défensives de mines terrestres et de barbelés protégeant ses positions.
Si aucune grandes unités armées ne sont entrés dans la dépression, quelques patrouilles de l'Afrika Korps et du Long Range Desert Group, qui avaient une longue expérience du désert, se sont aventurés à dans cette zone inhospitalière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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