Cyprien Ntaryamira

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Cyprien Ntaryamira
Fonctions
Président de la République du Burundi

(2 mois et 1 jour)
Premier ministre Sylvie Kinigi
Anatole Kanyenkiko
Prédécesseur Sylvie Kinigi (intérim)
Successeur Sylvestre Ntibantunganya
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Province de Bujumbura rural
Date de décès (à 39 ans)
Lieu de décès Kigali
Nature du décès Assassinat
Nationalité burundaise
Parti politique FRODEBU

Cyprien Ntaryamira
Présidents de la République du Burundi

Cyprien Ntaryamira né le sur la colline Gitwe, dans la zone Mageyo, commune de Mubimbi, province de Bujumbura, Burundi et mort assassiné le , à Kigali, au Rwanda, était un homme politique burundais, président de la République du Burundi pendant tout juste deux mois, du 5 février au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Cyprien Ntaryamira a fait l'école primaire à Rushubi jusqu'en 1968, et puis le secondaire au collège du Saint-Esprit de Bujumbura. En 1972 il se réfugie au Rwanda où il continue l'école secondaire de 1973 à 1976, à Kigali. C'est en 1982 qu'il obtient son diplôme d'ingénieur agronome à l'université nationale du Rwanda, à Butare.

C'est en mars 1983 qu'il rentre dans son pays natal, le Burundi, pour travailler au ministère de l'Agriculture. En 1985, il est emprisonné pour des motifs politiques, sous le régime de Jean-Baptiste Bagaza.

En août 1986, à Gitega, il devient un des membres fondateurs du parti Front pour la démocratie du Burundi (FRODEBU), avec Melchior Ndadaye. Il devient membre du bureau politique.

Lors des premières élections démocratiques du pays, en 1993, son parti gagne les élections en battant l'Union pour le progrès national (UPRONA), avec un pourcentage de 64 contre 32 de l'UPRONA. Cyprien Ntaryamira est alors nommé ministre de l'Agriculture dans le gouvernement de Sylvie Kinigi, sous la présidence de Melchior Ndadaye.

Président de la République du Burundi et mort[modifier | modifier le code]

Le 5 février 1994, il devient président de la République du Burundi, succédant à Sylvie Kinigi.

Le 6 avril 1994, il participe aux accords de paix d'Arusha, en Tanzanie où il tente de mettre un terme à la guerre civile burundaise débutée l'année précédente suite à l'assassinat de Melchior Ndadaye durant un coup d'état. Son avion étant en maintenance, il se voit proposer par le président rwandais Juvénal Habyarimana d'embarquer dans l'avion présidentiel rwandais pour rentrer à Kigali puis ensuite vers le Burundi. C'est ainsi de manière inopportune que Cyprien Ntaryamira a péri dans l'événement initial du génocide au Rwanda, l'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana. La piste d'un attentat dont il aurait été la cible réelle a été étudiée mais n'a pas été jugée crédible[1] en raison du concours de circonstance qui l'a conduis a utiliser l'avion présidentiel rwandais[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ordonnance de soit-communiqué, p. 7 et 8
  2. Jean-François Dupaquier Rwanda : Retour sur l’attentat qui fit un million de morts (5)- Afrikarabia, 9 janvier 2012 « Pour le président Juvénal Habyarimana et son staff, ça n’avait pas été une mince affaire d’obtenir pour le 6 avril, dans l’urgence, une réunion des chefs d’État de la région, compte tenu de l’agenda de chacun et des problèmes de protocole. Mal entretenu, le Falcon 50 de Cyprien Ntayiramira, le jeune président du Burundi, était en panne. Pour le convaincre de venir, Habyarimana avait promis de lui envoyer son propre avion le matin du 6 avril, de bonne heure. Il le déposerait à Dar-es-Salaam avant de revenir à Kigali. Et comme l’autre hésitait, le président rwandais avait prétendu que l’ordre du jour portait conjointement sur les problèmes du Burundi et du Rwanda. À cet effet, Habyarimana avait fait rédiger un ordre du jour ambigu. »
    L'ordonnance de Bruguière révèle aussi que le commandant de bord de cet appareil burundais avait passé la frontière franco-suisse le 5 avril 1994

Annexes[modifier | modifier le code]