Constitution chilienne de 1980

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Constitution chilienne de 1980
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Constitución Política de la República de Chile de 1980, edición de la Editorial Jurídica de Chile.

Présentation
Titre Constitución Política de la República de Chile
Pays Drapeau du Chili Chili
Langue(s) officielle(s) Espagnol
Type Constitution
Branche Droit constitutionnel
Adoption et entrée en vigueur
Rédacteur(s) Jaime Guzmán
Entrée en vigueur
Version en vigueur Consolidée par la loi 20725 du .
Modifications En 1989, 1991, 1997, 1999, 2000, 2003, 2005, 2012 et 2014.

Lire en ligne

Bibliothèque du Congrès national : (es) texte consolidé ;
-
Wikisource : (es) texte original, version consolidée, (en) version consolidée

La Constitution politique de la République du Chili (en espagnol Constitución Política de la República de Chile) est le texte constitutionnel actuellement en vigueur au Chili. Il a été approuvé lors du plébiscite le 11 septembre 1980 et entre en vigueur, dans un régime transitoire, le 11 mars 1981 et, totalement, le 11 mars 1990. Cette constitution remplace celle de 1925 Son texte original contenait 120 articles, avec 29 dispositions transitoires. Elle a été réformée en 1989, 1991, 1994, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2005, 2007 et 2008. La dernière réforme constitutionnelle (de 2008), possède 129 articles et 21 dispositions transitoires.

La constitution de 1980 a été décidée et mise en place durant la dictature militaire d'Augusto Pinochet instaurée par un coup d'état de plusieurs généraux. Son contenu initial, qui comprend plusieurs mesures donnant un pouvoir important aux dirigeants militaires et freinant les tentatives de réforme, est largement amendé à la suite du retour à un régime démocratique en particulier dans le cadre de la réforme de 2005.

Contexte[modifier | modifier le code]

Élaboration et évolution[modifier | modifier le code]

Contenu de la Constitution[modifier | modifier le code]

Comme le précise la Constitution politique, le Chili est un État unitaire, avec un territoire divisé en 13 régions. La nation possède la souveraineté du pouvoir, qui s’exerce à travers l’élection des représentants par suffrage universel ou par référendum.

Le système politique du Chili est la démocratie républicaine. Les 3 pouvoirs sont séparés selon la Constitution, avec par exemple le tribunal constitutionnel, la banque centrale, le Conseil de sécurité nationale.

Le président de la République possède d’importants pouvoirs, comme de nommer les ministres ou de déclarer l’état de guerre. En vertu de la Constitution politique de 1980, l’État chilien est divisé entre les trois pouvoirs classiques[1] :

  • le pouvoir exécutif est tenu par le Président de la République, élu démocratiquement tous les quatre ans au suffrage universel direct, et qui ne peut pas excéder deux mandats successifs. Une fois élu, le président désigne un cabinet de ministres, dont le ministre de l’Intérieur ;
  • le pouvoir législatif est représenté par le Congrès national, dont le siège se trouve à Valparaíso depuis le retour de la démocratie en 1990. Il s’agit d’un congrès bicaméral, composé d’un sénat et d’une chambre de députés. Aujourd’hui, il compte trente-huit sénateurs élus pour huit ans, et cent-vingt députés élus pour quatre ans. Les parlementaires sont tous élus démocratiquement au scrutin binominal majoritaire à un tour ;
  • le pouvoir judiciaire connaît des affaires civiles et criminelles. Il est composé d’une Cour suprême, des cours d’appel et des tribunaux de première instance.

Révisions de la Constitution[modifier | modifier le code]

La Constitution chilienne de 1980 a été révisée en 1989, 1991, 1994, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2005, 2007, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2017.

Révision de 1994[modifier | modifier le code]

La durée du mandat du président passe de 8 à 6 ans.

Révision de 2005[modifier | modifier le code]

La réforme de 2005 élimine plusieurs éléments non démocratiques clés du texte initial ;

  • Pouvoir du président de la République. La durée du mandat du président de la République passe de 6 à 4 ans. Il peut démettre un des commandants militaires sans obtenir l'accord préalable du Conseil de sécurité nationale.
  • Sénat : Les 38 sénateurs sont désormais tous élus. La désignation de 9 des sénateurs par différents organes des armées et des anciens présidents est abandonnées : ces postes étaient 2 anciens membres de la Cour suprême, 1 ancien contrôleur général de la République, 1 ancien chef d'État-Major de chacune des trois armes, 1 ancien recteur d'Université et 1 ancien ministre) et les anciens Présidents de la République (qui étaient sénateurs à vie à la condition qu'ils aient occupé leur poste pendant 6 années ininterrompues)[2].
  • Rôle du Conseil de sécurité nationale : Le Conseil de sécurité nationale ne joue plus qu'un rôle consultatif. Celui-ci, composé pour les 4/10 de militaires, avait le pouvoir de nommer certains membre du Tribunal constitutionnel et du Sénat et surtout devait donner son accord pour tout limogeage d'un commandant des forces armées.
  • Acquisition de la nationalité chilienne : un enfant né de parents chiliens acquiert automatiquement cette nationalité lorsqu'il nait à l'étranger.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Texte de la Constitution de 1980.
  2. (en) « Chili: le Sénat », [[Sénat (France)|]] (consulté le 13 mai 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]