Manifestations de 2019 au Chili

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Manifestations chiliennes de 2019
Description de l'image Protestas en Chile 20191022 07.jpg.
Informations
Date Depuis le
(1 mois et 6 jours)
Localisation Drapeau du Chili Chili
Caractéristiques
Organisateurs Aucun (mouvement sans structuration hiérarchique)
Revendications Tarif des transports en commun à Santiago puis accès à la santé et à l'éducation, lutte contre les inégalités sociales.
Types de manifestations Manifestations non déclarées, manifestations déclarées, émeutes, grèves
Bilan humain
Morts 23
(données au 6 novembre 2019)
Blessés 2459
(données au 6 novembre 2019)
Arrestations 5012
(données au 6 novembre 2019)

Des manifestations chiliennes en 2019 ont lieu depuis le en réaction à des mesures d’augmentation des prix de services publics. Bien que relativement faibles, ces augmentations déclenchent l'expression d'un profond ressenti de la population à l'encontre des importantes inégalités sociales que connait le pays.

Contexte[modifier | modifier le code]

Chilien[modifier | modifier le code]

Les bus, trains et notamment le métro de Santiago ont vu leurs tarifs augmentés de $30 pesos chiliens pour les billets en heure de pointe depuis le [1], selon un décret du « Panel de Expertos » (l'organisme qui détermine les tarifs des transports en commun pour la province de Santiago et les communes de San Bernardo et Puente Alto)[2] annoncé au début du même mois[3]. Ce fut la deuxième modification au tarif dans l'année, après une augmentation des prix en janvier 2019[4],[5].

Tarifs des transports en commun à Santiago en 2019
Type de billet Tarif au 26 janvier[5] Tarif au 6 octobre[3]
CLP CLP USD[6]
Bus Adulte $700 $710 $0,99
Étudiants (lycée et enseignement supérieur) $230 $230 $0,32
Métro et trains Adulte (heure de pointe) $800 $830 $1,16
Adulte (heure normale) $720 $750 $1,05
Adulte (heure creuse) $670 $640 $0,89
Personnes âgées et étudiants (lycée et enseignement supérieur) $230 $230 $0,32
Les étudiants de primaire et collège ont accès gratuit au système.

Bien que ces augmentations ne dépassent pas le 4%, le tarif du système de transports en commun de Santiago était déjà l'un des plus élevés de la région, ayant presque doublé de son tarif initial à 12 ans de son inauguration ($380 CLP en 2007)[7]. En moyenne, le coût mensuel par personne est de 13,8 % du salaire minimum, bien supérieur à celui d'autres villes comme Buenos Aires, Mexico ou Lima, où il ne dépasse pas 10 %[8].

Le pays est miné par un néolibéralisme extrême qui favorise la fracture sociale[9].

Étranger[modifier | modifier le code]

Les manifestations chiliennes se produisent dans un contexte plus général d’essor des manifestations d'ampleur à l'échelle internationale depuis la fin de l’année 2018.

En Amérique latine, elles ont lieu deux mois après une contestation féministe au Mexique et sensiblement en même temps que des manifestations en Équateur (en réaction à des mesures d'austérité), en Bolivie (à la suite de la réélection contestée d’Evo Morales), au Honduras (contre les liens entre le narcotrafic et le gouvernement) et qu’un mouvement de moindre ampleur en Argentine (contre la politique économique et sociale du gouvernement)[10]. Au-delà du continent américain, des manifestations se déroulent en Catalogne, au Liban, en Irak, à Hong Kong (dont les manifestations chiliennes s'inspirent en partie dans son organisation reposant sur la fluidité et l'absence de structure solide[10]), en Algérie, en Indonésie, alors qu'une révolution a fait chuter le régime du Soudan en . Des manifestations relativement modestes mais inattendues ont également eu lieu à Moscou et au Caire[10]. Le mouvement des Gilets jaunes a secoué plusieurs pays fin 2018 et début 2019, principalement la France[10].

Bien qu’ayant des revendications différentes, ces manifestations ont en commun de démarrer sur des épiphénomènes (la hausse du prix du ticket de métro au Chili, ou du prix de l'essence en France ou en Équateur), pour aboutir sur des dénonciations plus larges des inégalités socio-économiques[10].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Premières manifestations à Santiago[modifier | modifier le code]

Le mécontentement des utilisateurs est presque immédiat, particulièrement des étudiants de l’Instituto Nacional qui s’organisent dans des « evasiones masivas » (fraudes dans le métro sautant par-dessus les tourniquets) pendant 5 jours, depuis le 7 octobre à la station Universidad de Chile. Les autorités du métro réagissent avec des fermetures partielles et des accès contrôlés par les forces de l'ordre[4].

Les « evasiones masivas » ont continué au cours de la semaine suivante. Le 14 octobre, la ligne 5 ferma les stations de Cumming, Quinta Normal et Irarrázaval dû aux protestes[11]. Puis, le 16 octobre, ce fut le tour de Santa Ana[12] et Plaza de Armas[13]. Jeudi 17, des « evasiones » ont eu lieu aux lignes 1, 2, 3, et 5, provoquant des confrontations plus fortes avec les forces de l'ordre et la fermeture de plusieurs stations[14].

Mouvement national et répercussions[modifier | modifier le code]

Un large mouvement de blocage du métro, ainsi que des revendications liées à la criminalité, à la corruption, à la santé ou à l'éducation ont paralysé le pays.

Le pays est déclaré en état d’urgence depuis samedi [15]. L'armée est déployée dans les rues de plusieurs villes[16] et un couvre-feu est décrété dans 10 villes du pays, dont la capitale[17].

Le 22 octobre, lors d'une manifestation à San Pedro de la Paz (dans la province de Concepción), un homme et un enfant de 4 ans sont morts renversés par un conducteur non-identifié[18].

Des manifestations gigantesques ont lieu le 25 octobre dans les grandes villes du Chili contre les inégalités économiques et pour la démission du président Piñera : dans la seule Santiago, de 1 200 000 manifestants, selon les autorités[19], à plus d'un million, selon les manifestants eux-mêmes[20] sur une population chilienne totale de presque 18 millions d'habitants, se rassemblent en ce qui sera surnommé comme La marcha más grande de Chile (« La plus grande manifestation au Chili »). Le même jour, des manifestations ont eu lieu à Rancagua, Coquimbo, Concepción, Arica, Punta Arenas entre autres. Le 27 octobre, plus de 100 000 personnes marchent de Viña del Mar à Valparaiso[21].

Le 28 octobre, l'état d'urgence est levé et un tiers du gouvernement est remanié : sont notamment remplacés, pour tenter de satisfaire les manifestants, le ministre de l'Intérieur et celui de l'Économie et des Finances[22]. Malgré ces mesures, un rassemblement pacifique de plusieurs milliers de personnes se tient sur la Plaza Italia, devenue l'épicentre de la contestation, tandis que des affrontements ont lieu entre des manifestants plus violents et la police à côté du palais présidentiel de la Moneda (Santiago) et du Parlement (Valparaíso)[22]. Le 29 octobre, les mineurs de la mine d'Escondida, la plus importante mine de cuivre au monde, déclenchent une grève de 24 heures en soutien au mouvement[23].

Le 4 novembre, un séisme de magnitude 6 secoue le centre du Chili, provoquant une brève panique chez les manifestants[24]'[25]. Certains d’entre eux tentent de se diriger vers le palais présidentiel, ce qui provoque des heurts avec la police, au cours desquels une policière est blessée. Le même jour, le président Piñera s'exprime : malgré d’importantes manifestations quotidiennes et sa cote de popularité la plus basse dans les sondages depuis le retour à la démocratie en 1990, il exclut de démissionner[26]. Il se dit toutefois ouvert aux négociations, y compris pour une éventuelle modification de la Constitution[26]'[27]. Il annonce également des aides financières et un assouplissement des impôts pour les 6 800 entreprises touchées par des destructions, des pillages ou des incendies[27].

Deux lycéennes sont blessées le 5 novembre par des tirs de plomb de chasse commis par des policiers[28]. L'un d'eux est arrêté et doit être traduit en justice[28].

Le 6 novembre, les manifestations commencent à s'étendre aux quartiers aisés de Santiago[28]. La police bloque les manifestants au niveau du quartier de Providencia, entrée du secteur financier et des zones les plus aisées de la capitale chilienne, ce qui entraîne des heurts[28]. Un rassemblement beaucoup plus calme a également lieu sur la Plaza Italia[28]. Une caserne de police de Renca, un quartier populaire du nord de Santiago, est attaquée par une vingtaine de personnes, ce qui blesse cinq policiers[28]. Des routes sont aussi bloquées par des automobilistes[28].

À Santiago, le 8 novembre, 75 000 personnes manifestent sur la Plaza Italia, renommée par les manifestants Plaza de la Dignidad (« Place de la Dignité »)[29]. Ailleurs dans la capitale, le rectorat de l'université privée Pedro de Valdivia est incendié par des émeutiers cagoulés[29], qui vont ensuite récupérer le mobilier de l'église Parroquia de La Asunción pour construire des barricades auxquelles ils mettent le feu, au cours de heurts contre la police anti-émeutes[30]. Dans la nuit, des groupes de manifestants bloquent des rues dans les quartiers centraux de Providencia et de Las Condes, construisent des barricades avec des détritus et du mobilier urbain, puis les incendiéent en criant des slogans contre le gouvernement[30]. Policiers et manifestants confondus, 400 personnes sont arrêtées et 100 sont blessées à Santiago[31]. Des manifestations ont lieu dans plusieurs autres villes du Chili : elle se passent sans heurts, à l'exception de la ville de Viña del Mar, où éclatent des affrontements sur des barricades entre des manifestants et des policiers[30].

Des manifestations moins nombreuses et plus calmes ont lieu à Santiago le 9 novembre[31]. Dans le quartier chic de Las Condes, des familles défilent sous des drapeaux chiliens et mapuche — principale minorité indienne du pays — en criant le slogan de la protestation sociale, « Chile despertó » (« Le Chili s’est réveillé »)[31]. Une manifestation de protestation, qui a lieu dans le quartier de Providencia après qu'un jeune manifestant a été gravement blessé aux yeux, est réprimée par la police avec des gaz lacrymogènes[31]. Une manifestation de motards se tient également devant le palais présidentiel de la Moneda[31].

Le 10 novembre, Sebastián Piñera annonce une modification de la Constitution, souhaitant ainsi satisfaire l'une des principales revendications des contestataires[31]. Le même jour, des hackeurs mettent en ligne les données personnelles et professionnelles de 29 000 carabineros[32]. Le gouvernement exclut cependant la convocation d'une assemblée constituante, comme réclamé par les manifestants[33].

Revendications[modifier | modifier le code]

Au début, les manifestations réclament la non-augmentation du prix du ticket de métro, qui est accordée. Mais ensuite, les manifestants réclament la démission du président Piñera à cause de la répression violente présente dès le début du mouvement, et l'adoption d'une nouvelle Constitution[26]'[27]'[34], ainsi qu'une réforme du système des retraites, tous les deux étant hérités de la dictature militaire d'Augusto Pinochet[26]'[27]. De manière plus générale, ils demandent des réformes profondes du système économique chilien ultralibéral[26].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Selon le sous-secrétaire d’État du Chili, au 23 octobre, 18 personnes sont mortes pendant les contestations[35]. Au 6 novembre, après le décès d'un homme à la suite de son « passage à tabac » par des policiers, ce chiffre était de 23 morts, et plus de 2000 personnes étaient blessées[36] (1659 manifestants et 800 policiers[37]). Les données de l'Instituto Nacional de los Derechos Humanos (« Institut national des droits de l'homme » ou INDH) détaillent en plus le nombre d'arrestations et de blessés :

Bilan humain des manifestations chiliennes de 2019[38],[39],[36]'[37]'[40],[41]
Morts 23
Par les forces de l'ordre 5
Enfants 1
Arrestations 5012
Femmes 786
Hommes 3524
Enfants et adolescents 549
Blessés 2459
Par arme à feu 1 093
Blessures oculaires 197

Droits de l'homme[modifier | modifier le code]

En dix-neuf jours, l’Institut national des droits de l’homme (INDH), un organisme public indépendant, fait état de plus de 145 plaintes devant les tribunaux pour tortures et traitements inhumains et dégradants de la part des forces de l’ordre[36], soit presque autant qu’en ses neuf années d’existence[36]. Pour Nancy Yañez, directrice du centre des droits de l’homme de l’université du Chili, à Santiago, « le caractère massif de ces violations des droits de l’homme, en à peine trois semaines, montre la gravité de cette situation sans précédent depuis le début de la transition vers la démocratie » en 1990[36]. De plus, selon Yañez, l'instauration de l'état d'urgence, et la désignation des indigènes Mapuches comme des terroristes et des manifestants comme des ennemis intérieurs par le président Piñera auraient donné à l'armée et à la police chilienne un sentiment de protection de leurs actions les ayant poussé à violer les droits de l'homme, et à tirer sur les manifestants avec des balles en plastique et des billes en plomb[36].

La justice chilienne annonce le 6 novembre 2019 l'ouverture d'enquête contre 14 policiers accusés de tortures contre deux personnes, dont un mineur[42]'[37].

Au 7 novembre 2019, l'INDH a entrepris 181 actions judiciaires pour homicide, tortures, violences sexuelles possiblement commises par des membres des forces de l'ordre[28].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

L'état d'urgence est déclaré le 19 octobre, et levé le 28 octobre. Le même jour, un tiers du gouvernement est remanié.

Le 10 novembre, le président Piñera annonce au quotidien El Mercurio qu'il prépare un projet de modification de la Constitution, ce qui est l'une des principales revendications des manifestants[31]. Parmi les modifications envisagées figurent « une meilleure définition des droits de la personne et les modalités pour faire respecter » ces droits[31]. Les amendements prévus précisent également « les obligations de l’État » et établissent « de meilleurs mécanismes de participation »[31]. Il annonce également que sera examiné un autre projet de modification de la Constitution, soumis par la précédente présidente Michelle Bachelet (depuis devenue Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme) qui prévoyait l’inviolabilité des droits de l’homme, le droit à la santé et à l’éducation, et l’égalité salariale entre hommes et femmes[31]. Des référendums locaux sur la modification de la Constitution seront organisés début décembre dans la très grande majorité des communes du pays[31].

Évènements politiques et sportifs internationaux[modifier | modifier le code]

Plusieurs événements diplomatiques et sportifs sont annulés en raison de l'agitation. Le 30 octobre, le président Piñera annonce que le Chili n'accueillera pas la COP 25, transférée à Madrid, en Espagne, ni le sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique, qui étaient prévus à Santiago[27]'[43]. Le 5 novembre, le lieu prévu de la finale de la Copa Libertadores est transféré à Lima, au Pérou[44].

Réactions[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps, le président chilien Sebastián Piñera adopte une attitude de fermeté en déclarant le 19 octobre 2019 l'état d'urgence et le couvre-feu, et en faisant déployer l'armée à Santiago et dans les principales villes du pays[45]. Le lendemain, 20 octobre, il déclare : « Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, qui est prêt à faire usage de la violence sans aucune limite »[46]. Le 22 octobre, le président chilien s'exprime à nouveau pour tenter de résoudre la crise. Après avoir déjà renoncé à l'augmentation des tarifs des transports en commun à Santiago, il annonce une augmentation du minimum retraite ainsi qu'un gel des tarifs de l'électricité. Le président déclare aussi : « Je reconnais ce manque de vision et je demande pardon à mes compatriotes »[47]. Le 26 octobre, il annonce la levée de l'état d'urgence et un remaniement d'ampleur du gouvernement[48].

Le 5 novembre, alors qu'il voit sa cote de popularité tomber au plus bas pour un président depuis le retour de la démocratie, Piñera exclut toute démission, déclarant que le vote de ses électeurs doit être respecté[49].

Institut national des droits de l'homme[modifier | modifier le code]

L'Institut national des droits de l'homme dénonce l'augmentation des actes de tortures, des détentions illégales et des abus sexuels commis par des militaires et des policiers chiliens[35].

Communauté internationale[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : le 19 octobre 2019, une centaine de citoyens chiliens manifestent à Berlin pour soutenir les manifestations au Chili[50]
  • Drapeau de la France France : le 28 octobre 2019, des universitaires et chercheurs latino-américanistes de France publient une déclaration commune sur Mediapart dans laquelle ils expriment leur « plus profonde inquiétude face à la situation dramatique des droits humains au Chili », où ils rejettent « la vague de répression en cours », et où ils expriment leur « solidarité avec le peuple chilien, en particulier avec les étudiant.e.s et les jeunes, victimes de la répression » [35].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cooperativa.cl, Subir al Metro en horario punta costará ahora 830 pesos, cooperativa.cl, 4 octobre 2019
  2. Qué es el Panel de Expertos, paneldeexpertostarifas.cl
  3. a et b Panel de expertos ley n° 20.378, 1er octobre 2019
  4. a et b Angélica Baeza, Evasión masiva de alumnos del Instituto Nacional en el Metro termina con denuncia en Fiscalía y medidas de contención, latercera.com, 11 octobre 2019
  5. a et b Fernanda Villalobos D., Precio del Transantiago aumenta $20 en todas sus tarifas: Metro en horario punta llegará a los $800, emol.com, 25 janvier 2019
  6. Calculé au 6 octobre 2019 : $1.00 USD = $715.30 CLP, US Dollar (USD) to Chilean Peso (CLP) exchange rate history, exchangerates.org.uk
  7. C. Vargas, I. Morgan et A. González, Tarifa del Transantiago suma aumento de $200 desde su inicio en 2007, latercera.com, 1er février 2012
  8. Pablo Cádiz, ¿El metro más caro de sudamérica? Esto gastan los chilenos en transporte, y qué pasa en el mundo, t13.cl, 18 octobre 2019
  9. Chili : les limites de l’ultralibéralisme, Le Monde, 23 octobre 2019
  10. a b c d et e Anthony Bellanger, « "Sois comme l'eau", jeune manifestant du monde », sur franceinter.fr, (consulté le 13 novembre 2019)
  11. Metro cierra varias estaciones de la Línea 5 por manifestaciones, eldinamo.cl, 14 octobre 2019
  12. Constanza García Tironi, Las evasiones masivas no paran: estación Santa Ana registra graves disturbios, publimetro.cl, 16 octobre 2019
  13. Dannae Arias, Evasión masiva en Metro Plaza de Armas: pasajeros botaron la reja de acceso y difundieron el caótico registro, publimetro.cl, 16 octobre 2019
  14. Nueva jornada de evasión en metro por alza de pasajes obliga a empresa a cerrar estaciones, t13.cl, 17 octobre 2019
  15. Le Monde, AFP, Chili : état d’urgence après de violentes manifestations dues à la hausse du prix du métro, lemonde.fr, 19 octobre 2019
  16. « [VIDEO] État d'urgence au Chili : sept morts lors des émeutes, le pays est "en guerre" », sur midilibre.fr (consulté le 21 octobre 2019)
  17. La Rédaction et Mis à jour le 21/10/19 23:50, « Direct - Emeutes au Chili : des images dures, le ton monte », sur www.linternaute.com (consulté le 22 octobre 2019)
  18. Chili : 18 morts dont un enfant de 4 ans, le président annonce des mesures, leprogres.fr, 23 octobre 2019
  19. « Chili : des centaines de milliers de personnes manifestent à Santiago et dans plusieurs villes du pays », sur francetvinfo.fr, (consulté le 25 octobre 2019)
  20. « Chili : plus d'un million de personnes ont défilé contre les inégalités, le président Piñera assure avoir "entendu le message" », sur francetvinfo.fr, (consulté le 26 octobre 2019)
  21. Alcalde Sharp cifra en más de 100 mil personas los asistentes a marcha entre Viña del Mar y Valparaíso, 24horas.cl, 27 octobre 2019
  22. a et b « Chili: le président remanie son gouvernement, nouvelles violences », sur boursorama.com, (consulté le 28 octobre 2019)
  23. Le Figaro avec AFP, « Chili: grève à la plus grande mine de cuivre au monde, en soutien à la contestation », sur Le Figaro.fr, (consulté le 29 octobre 2019)
  24. « Séisme de magnitude 6 au Chili », sur tvanouvelles.ca, (consulté le 7 novembre 2019)
  25. « Chili: affrontements entre forces de l’ordre et manifestants », sur lapresse.ca, La Presse, (consulté le 7 novembre 2019)
  26. a b c d et e « VIDÉO. Après trois semaines, la colère ne se dissipe pas au Chili », sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le 7 novembre 2019)
  27. a b c d et e « Chili: le président exclut de démissionner, malgré la crise sociale », sur lapresse.ca, La Presse, (consulté le 7 novembre 2019)
  28. a b c d e f g et h « Chili: les manifestations s'étendent aux quartiers aisés de Santiago », sur nouvelobs.com, L'Obs, (consulté le 7 novembre 2019)
  29. a et b « Chili : la contestation ne faiblit pas, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Santiago », sur francetvinfo.fr, (consulté le 10 novembre 2019)
  30. a b et c « Chili: après trois semaines de protestation, la colère sociale ne faiblit pas », sur nouvelobs.com, L'Obs, (consulté le 10 novembre 2019)
  31. a b c d e f g h i j et k « Face à la crise sociale, le président chilien accepte de modifier la Constitution », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 10 novembre 2019)
  32. « Chili : les données personnelles de milliers de policiers piratées et diffusées », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  33. « Les Chiliens maintiennent la pression et demandent une nouvelle Constitution - Amériques - RFI », sur RFI (consulté le 13 novembre 2019)
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  36. a b c d e et f Justine Fontaine, « Répression au Chili : «Je n’ai jamais pensé que ce seraient ses derniers mots» », sur liberation.fr, Libération, (consulté le 7 novembre 2019)
  37. a b et c « Au Chili, le Parquet va enquêter sur la répression des manifestations », sur france24.com, (consulté le 7 novembre 2019)
  38. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées dinamo 28oct
  39. D'après les données de l'INDH, au 29 octobre 2019 : INDH, Bilan du INDH au 29 octobre, 29 octobre 2019
  40. Données de l'INDH au 6 novembre 2019 https://mobile.twitter.com/inddhh/status/1192232332561960963
  41. Le Point magazine, « Au Chili, les innombrables éborgnés de la mobilisation sociale », sur Le Point, (consulté le 13 novembre 2019)
  42. « Chili: les manifestations s'étendent aux quartiers aisés de Santiago », sur france24.com, (consulté le 7 novembre 2019)
  43. Marion Esnaut, « Chili : bousculé par la révolte, le président abandonne la COP25 », sur reporterre.net, Reporterre, (consulté le 7 novembre 2019)
  44. « Crise au Chili: la finale de la Copa déplacée de Santiago à Lima », sur lapresse.ca, La Presse, (consulté le 7 novembre 2019)
  45. « Chili : état d’urgence après de violentes manifestations dues à la hausse du prix du métro », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 26 octobre 2019)
  46. « Fractures sociales, déception politique, répression de l'armée... Pourquoi le Chili s'embrase-t-il ? », sur Franceinfo, (consulté le 26 octobre 2019)
  47. « Le président du Chili demande « pardon » et propose des mesures sociales pour calmer la colère », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  48. « Face à une mobilisation historique, le président chilien choisit de remanier le gouvernement », sur France 24, (consulté le 26 octobre 2019)
  49. « Chili: le président exclut de démissionner, malgré trois semaines de crise sociale », sur lepoint.fr (consulté le 6 novembre 2019)
  50. Chilenos en Alemania realizan masiva protesta: "Evadir es otra forma de luchar", 24horas.cl, 19 octobre 2019

Voir aussi[modifier | modifier le code]