Connaissance des temps

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La Connaissance des temps est une publication annuelle française d'éphémérides astronomiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la plus ancienne publication de ce genre au monde, publiée sans interruption depuis les premiers jours du mois de mars 1679, après que l'astronome Jean Picard eut obtenu du roi la permission de fonder la revue. Cet ouvrage, créé en 1678 par Joachim Dalencé, et dont la responsabilité est attribuée au Bureau des longitudes depuis 1795, est donc issu d'une longue lignée historique. Voici quelques auteurs ou rédacteurs en chef successifs (voir la bibliographie ci-dessous) :

L'institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE; CNRS UMR8028, Observatoire de Paris France) élabore annuellement la Connaissance des Temps depuis 1998.

Contenu actuel[modifier | modifier le code]

La Connaissance des temps est destiné aux astronomes, aux professeurs et aux étudiants. Chaque volume a deux parties :

  • La première partie donne l'état actuel des connaissances sur les constantes astronomiques fondamentales, les échelles de temps, les systèmes de référence, la rotation de la Terre, les changements de coordonnées, ainsi que les explications nécessaires au calcul des éphémérides. Ces articles sont souvent rédigés par des astronomes illustres
  • La deuxième partie contient, pour l'année en cours, des tables des positions du Soleil, de la Lune, des planètes et des principaux satellites.

Les éphémérides du Soleil, de la Lune, des planètes et de la planète naine Pluton sont issues de la solution INPOP06 (Astronomy & Astrophysics vol. 477, p. 315-327, 2008). Les éphémérides de la planète naine Cérès et des petits corps Pallas, Junon et Vesta sont issus d'une intégration numérique effectuée à l'IMCCE par l'astronome Patrick Rocher. Les éphémérides des satellites de Mars sont issues du modèle numérique NOE-4-06 (Astronomy & Astrophysics vol. 465, p. 1075-1084, 2007), les satellites de Jupiter par le modèle numérique L1 (Astronomy & Astrophysics vol. 427, p. 371-376, 2004), les satellites de Saturne par TASS1.6 (Astronomy & Astrophysics vol. 297, p. 588, 1995 et Astronomy & Astrophysics vol. 324, p. 366-380, 1997) et les satellites d'Uranus par le modèle numérique NOE-7-06 (Astronomy & Astrophysics vol. 456, p. 1173-1179, 2006).

Certains volumes anciens sont consultables en ligne : Volume de 1767, Volume de 1870

Références[modifier | modifier le code]

  • Lalande, Bibliographie astronomique: avec l'histoire de l'astronomie depuis 1781 jusqu'à 1802, 1803, p. 312, [1]
  • Cosmos, 2e série, tome II, 1865, page 375, [2]
  • Guy Boistel, 2003, L'astronomie nautique au XVIIIe siècle en France : tables de la Lune et longitudes en mer thèse de doctorat de l'Université de Nantes (octobre 2001), Atelier national de reproduction des thèses (A.N.R.T.), Lille-3, 2 vols., 1000 pages. La partie II est une histoire entièrement inédite de La Connaissance des temps, de 1678 à 1795. Lien ANRT [3]
  • Notice sur la Connaissance des temps : Françoise Bléchet, révisée par Guy Boistel en 2011, sur le site du Dictionnaire des Journaux, 1600-1789 sous la direction de Jean Sgard, avec une bibliographie. Lien-[4]
  • Guy Boistel, 2004, «Nicole Lepaute et l’hortensia», Cahiers Clairaut, 108 (Hiver 2004), 13-17 (Nicole Lepaute est la calculatrice en chef pour la Connaissance des temps, sous la direction de Jérôme Lalande. Lien C.L.E.A. [5]
  • Guy Boistel, Jérôme Lamy, Colette Le Lay, 2010, Jérôme Lalande (1732-1807). une trajectoire scientifique, Presses Universitaires de Rennes (plusieurs chapitres où il est question de la Connaissance des temps).
  • Conférence audio de Guy Boistel, Bureau des longitudes, février 2009 : "La Connaissance des Temps fut-elle vraiment un "bréviaire" pour les astronomes et les marins ?" - OnLine, sur CanalAcadémie. Lien [6]
  • Guy Boistel, 2014, "Un Bréviaire pour les astronomes et les marins : la Connaissance des temps et les calculateurs du Bureau des longitudes, de Lalande à Loewy (1772-1907)", Archives internationales d'Histoire des Sciences, vol. 64 (2014), no 172-173, 463-480. [Lien http://www.brepolsonline.net/doi/abs/10.1484/J.ARIHS.5.110298?journalCode=arihs]
  • Guy Boistel, 2017, "Profession calculateur du Bureau des longitudes et de la Connaissance des temps. Du (presque) bénévolat à la professionnalisation, 1795-1905" in M. Schiavon et L. Rollet (éds.), Pour une histoire du Bureau des longitudes, 1795-1932, Nancy, PUN-Editions Universitaires de Lorraine, 43-89.
  • Guy Boistel, 2018, "La propriété des calculs astronomiques en question. Une affaire de contrefaçon d'éphémérides nautiques et astronomiques à Saint-Brieuc et son influence sur la Connaissance des temps, publication phare du Bureau des longitudes (1870-1887)", Philosophia Scientae, 22(1), 2018, 81-98.
  • La Connaissance des temps à l'IMCCE, publication EDP sciences -[7]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Dictionnaire des Journaux au 18e siècle. », sur Dictionnaire des Journaux, (consulté le 22 février 2018)
  2. « Article de référence », sur Archives Internationales d'histoire des sciences, (consulté le 22 février 2018)
  3. « IMCCE - Page Patrimoine et Histoire pour la période postérieure à 1996 », sur IMCCE, 1996-2018 (consulté le 22 février 2018)
  4. « IMCCE - Histoire et Patrimoine »