Congrès de la jeunesse tibétaine

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Le Congrès de la jeunesse tibétaine (Tibetan Youth Congress, TYC) est une organisation non gouvernementale tibétaine qui revendique plus de 70 000 Tibétains en exil à travers le monde, très active pour la défense de la cause du Tibet[1]. Cette ONG a été fondée à Dharamsala le en présence du 14e dalaï-lama.

Le Congrès compte 77 branches régionales, situées en Inde, au Népal, au Bhoutan, en Norvège, au Canada, en France, au Japon, à Taïwan, en Australie, aux États-Unis et en Suisse.

Buts et objectifs[2][modifier | modifier le code]

Les membres du TYC s'engagent à exécuter les tâches suivantes :

1. Servir le Tibet et son peuple sous l’égide du dalaï-lama, chef spirituel et temporel du Tibet,

2. Promouvoir et protéger l’unité et l’intégrité nationales en mettant un terme à toutes les distinctions d’origines religieuses, régionales ou de statut,

3. Œuvrer pour la préservation et la promotion de la religion et de la culture unique du Tibet, ainsi que de ses traditions,

4. Combattre pour l’indépendance du Tibet, même au coût de sa vie.

En raison de la l'absence de progrès dans le dialogue entre Pékin et le gouvernement tibétain en exil, le TYC a organisé plusieurs grèves de la faim illimitées à New Delhi en Inde du Nord, notamment en 1998 à New Delhi du 10 mars au 15 mai avec pour objectif la réouverture par les Nations unies de la question tibétaine, la nomination d'un envoyé spécial et d'un rapporteur spécial de l'ONU pour le Tibet. Après 49 jours, le groupe composé de 6 personnes dont une femme âgée de 62 ans, fut évacué de force par la police indienne, le jour précédent la visite en Inde d’un chef de l'armée chinoise. C'est alors que Thupten Ngodup s'est immolé. Un deuxième groupe composé de cinq hommes devait prendre la suite le 28 avril. Mais au 18e jours, le TYC suspendait la grève de la faim après l'engagement de la Norvège, de la Pologne, de la Hongrie, du Costa Rica et de l'Union européenne d'intervenir auprès du gouvernement chinois et de l'ONU[3]. Cet évènement inspire Les Guerriers de l'esprit, un film de Pierre Anglade[4]. Une autre grève de la faim fut organisé plus récemment en juillet-août 2007. Le frère du dalaï-lama, Gyalo Dhondup a rendu visite aux 14 Tibétains le 24e jour de leur grève de la faim pour les enjoindre de cesser leur grève pour de ne pas mettre leur vie en danger, les assurant qu'il défendrait leur cause auprès du gouvernement chinois par l'intermédiaire de l'ambassade de Chine à New Delhi[5].

Le gouvernement de la République populaire de Chine définit le Congrès de la jeunesse tibétaine[6],[7] comme un groupe terroriste. En réponse, le Congrès de la jeunesse tibétaine affirme que les leaders de la Chine communiste tentent depuis longtemps de saper sa réputation, il affirme avoir toujours utilisé la non-violence[8],[9].

Selon Kelsang Gyaltsen, un membre officiel de l'administration tibétaine en exil, le Congrès de la jeunesse tibétaine demeure une organisation aux activités fondamentalement non violentes[10].

Le président du Congrès de la jeunesse tibétaine, Tsewang Rigzin, a déclaré en janvier 2009 lors d'une cérémonie en présence du dalaï-lama : « nous réaffirmons l'engagement absolu du Congrès de la jeunesse tibétaine envers l'approche non-violente du dalaï-lama dans notre lutte pour la liberté. »[11]

Présidence[modifier | modifier le code]

Tsewang Rigzin, 2e en partant de gauche, lors d'une manifestation à Washington en 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]