Programme tibétain de la CIA

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Gyalo Thondup, frère de Lhamo Dhondup (14e dalaï-lama) ayant participé activement aux opérations.

Le programme tibétain de la CIA (ou Central Intelligence Agency) est une opération secrète (covert operation (en)) faite de complots politiques, de diffusion de propagande, ainsi que de support paramilitaire et d'accumulation d'informations basées sur l'engagement des États-Unis faits envers Lhamo Dhondup, connu sous le titre de Tenzin Gyatso ou 14e dalaï-lama, en 1951 et 1956[1].

Bien qu'il était formellement assigné uniquement à la CIA, il était également coordonné avec proximité à d'autres agences des États-Unis tels que le département d'État et le département de la Défense[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les opérations précédentes avaient pour but de renforcer un certain nombre de groupe de résistants tibétains isolés, qui a finalement aboutit à la création d'une force paramilitaire (le Chushi Gangdruk) à la frontière avec le Népal, comprenant environ 2 000 hommes. En février 1964, le coût annuel projeté de toutes les opérations tibétaines de la CIA à dépassé 1,7 million de dollar américain[2].

L'île de Saipan, ainsi que Camp Hale, dans le Colorado, aux États-Unis, étaient utilisé pour l'entraînement de la guérilla tibétaine du groupe paramilitaire Chushi Gangdruk, au sein du Programme tibétain de la CIA, et en particulier dans l'opération ST Circus[3].

Les trois principales opérations de ce programme sont :

  • ST CIRCUS — Nom de couverture pour l'entraînement de la guérilla tibétaine dans l'île de Saipan, ainsi qu'à Camp Hale au Colorado[4],[5],[6].
  • ST BARNUM — Nom de couverture pour le parachutage d'agents de la CIA, de fournitures militaires, et d'équipement de support au Tibet[7],[8].
  • ST BAILEY — Nom de couverture pour les campagnes classées dans la propagande[7].

Le programme a, officiellement, progressivement ralenti à la fin des années 1960 pour finalement cesser avec la visite de Richard Nixon en Chine en 1972[9].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Status Report on Tibetan Operations - 342. Memorandum for the 303 Committee1 », sur Office of the Historian (en),
  2. a et b (en) « Status Report on Tibetan Operations - 337. Memorandum for the Special Group1 », sur Office of the Historian (en),
  3. (en) Jehangir Pocha, « Tibet's Gamble - Can the Dalai Lama’s China talks succeed? », In These Times
  4. (en) Jehangir Pocha, « Tibet’s Gamble », In These Times,  : « The operation, code-named ST CIRCUS, was one of the CIA’s longest-running projects. »
  5. (en) Dinesh Lal, Indo-Tibet-China conflict, Delhi, Kalpaz Publications, (ISBN 8178357143), p. 152
  6. Tim Johnson, Tragedy in crimson how the Dalai Lama conquered the world but lost the battle with China, New York, Nation Books (ISBN 1-56858-649-3), p. 114
  7. a et b John B. Roberts II et A. Elizabeth, Freeing Tibet 50 years of struggle, resilience, and hope, New York, AMACOM, (ISBN 0-8144-1375-7), p. 82
  8. Jean-Dominique MERCHET, « Livre. Du Viêt-nam à Cuba, l'épopée clandestine des pilotes de la CIA. Les ailes de l'Amérique. Frédéric Lert, "les Ailes de la CIA". Histoire et collections. 512 pp., 145 F. », sur 'Libération',  : « Comme au Tibet, avec l'opération «ST Barnum», de 1957 à 1960. Des avions de transport «civils» franchissent l'Himalaya et s'aventurent sur les hauts plateaux tibétains pour aller parachuter des armes et des hommes à la résistance antichinoise. »
  9. Jonathan Mirsky, « Tibet: The CIA’s Cancelled War », sur 'The New York Review of Books' (consulté le 3 novembre 2013)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]