Interculturalisme

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L'interculturalisme est une philosophie d'échange entre les groupes culturels d'une société.

La notion d'interculturalisme intervient comme moyen privilégié de sensibilisation à la diversité culturelle. Elle suppose une participation active de la société d'accueil à l'intégration des nouveaux arrivants en même temps qu'une connaissance et une compréhension mutuelles des différences culturelles. Plus précisément, l'interculturalisme suggère l'adoption de la culture dominante du pays ou de la région d'adoption associée à la recherche de points communs tout en préservant les différences individuelles.

La société d’aujourd’hui se définit par la pluralité des aspects de la socialisation, de l’éducation, mais aussi par la diversité des langues et des modes de communication. L’approche entre les civilisations et les différences culturelles s’impose dans les faits : l’étranger appartient au monde quotidien. Il en découle donc beaucoup de questions quant à notre aptitude à vivre ensemble. D’ou le terme de l’interculturalisme, qui peut se définir comme une construction, un ensemble de relations entre les diverses cultures. Ce phénomène découle des échanges réciproques entre les civilisations tous en préservant un respect mutuel afin de protéger l’identité culturelle de chacun.

De plus l’interculturalisme est au cœur de notre société d’aujourd’hui. Un certains nombres de films évoquent ce sujet, comme le film « Entre les murs » (film) de Laurent Cantet. Qui raconte l’histoire de François, un jeune professeur de français dans un collège difficile. Il n'hésite pas à affronter ses élèves d’une classe de quatrième, dans de stimulants débats, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l'apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.    

Interculturalisme et multiculturalisme[modifier | modifier le code]

Une distinction peut être établie entre l'interculturalisme et le multiculturalisme, mais il convient surtout de ne pas confondre ceux-ci avec le communautarisme.

L'interculturalisme est une idéologie n'offrant pas spontanément de valeur à chacune des cultures à l'intérieur d'une même société. L'objectif visé est plutôt le développement d'un ensemble commun de valeurs sociétales basé le plus souvent sur des modèles associés à la « civilisation occidentale », parmi lesquels les droits humains étendus. Par ailleurs, cette homogénéisation des valeurs requiert des interactions accrues entre les membres d'une société et ne peut se produire que dans un contexte de démocratie et de respect des droits humains. Ce dernier prérequis n'est pas explicitement énoncé dans l'idéologie du multiculturalisme.

La promotion des droits individuels sans discrimination fait l'objet d'une promotion active par l'interculturalisme. Ce faisant, les individus sont libres de conserver une affiliation avec un groupe ethnique donné, tout comme ils peuvent afficher publiquement leurs attributs culturels et religieux dans l'aire publique. Par ailleurs, il reste nécessairement que l'ensemble des individus adhère à un ensemble de valeurs et de droits enchassé dans une constitution; aucune exception n'est admise. De ce fait, les différences culturelles ne constituent pas une raison valide pour diminuer les droits de certains groupes (ethniques ou non) si cela contrevient aux valeurs de la société. Il découle de cette approche une tolérance élevée aux choix individuels et une tolérance minimale à l'application de principes totalitaires, dogmatiques ou théocratiques susceptibles de mettre en péril les bases de la société démocratique.

Interculturalisme au Québec[modifier | modifier le code]

Au Québec, l’interculturalisme, apparu en réaction au multiculturalisme canadien, a été soutenu par tous les gouvernements québécois.[réf. souhaitée] Toutefois, « cette notion aujourd’hui très répandue n’a jamais reçu de définition formelle et officielle »[1], alors que le multiculturalisme canadien « a été défini dans un énoncé de politique dès 1971, puis par une loi en 1988 »[1]. En 1982, le multiculturalisme a été inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés (art. 27) où il est stipulé que la Charte doit être interprétée afin de promouvoir le multiculturalisme. Devant ce constat, la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles a recommandé au gouvernement du Québec qu’il « fasse une loi, un énoncé de principe ou une déclaration » soumis à un vote de l'Assemblée nationale du Québec après consultations publiques[2]

Interculturalisme en France[modifier | modifier le code]

Dans cette recherche de modèle sur l’interculturalité, on va pouvoir comparer deux modèles qui s’opposent : Le modèle Français et Québécois.  Les pays en général ont chacun une façon différente d’aborder l’interculturalité dans leur institution politique, éducative ou encore sociale.  Dominique SCHNAPPER, sociologue et politologue Française a définit la communauté Française comme un ensemble de citoyens qui ont dépassé toutes leurs appartenances sociales (ethnique, religieuse ou culturelle). La France a volontairement construit son modèle sur un « espace neutre ». Cet espace neutre permet une considération homogène de la population Française. Le modèle Français préconise pour y parvenir, un ensemble de règles et de principes autour des valeurs républicaines essentiellement. En ce sens, contrairement aux politiques communautaires du Canada ou encore de l’Angleterre, la France a choisi de considérer ses individus en tant que citoyen unique français avant de les apprécier en tant qu’individu dans sa communauté particulière. L’école a le rôle en France, de former l’individu aux valeurs républicaines et mettre de côté ses différentes appartenances. On pourrait même dire qu’elle joue le rôle de « passeur culturel » entre le milieu de l’élève et l’école, lieu de neutralité et de transmission des valeurs symboliques républicaines.

Education à l'interculturalité[modifier | modifier le code]

L’éducation à l’interculturalité signifie créer des situations pédagogiques pour que les élèves échangent, collaborent et respectent les mêmes normes.

Il faut savoir que l’interculturalité ne s’enseigne pas théoriquement il faut plutôt mettre les élèves en situation pratique. Pour pratiquer l’interculturalité le mieux possible il faut être capable de dépasser ses cultures familiales, échanger avec les autres pour essayer de partager des valeurs communes.

C’est dans d’autres mots accepter de construire ensemble des valeurs communes que chaque composante culturelle est amenée à soutenir qui guideront notre société.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gérard Bouchard et Charles Taylor, FONDER L’AVENIR. Le temps de la réconciliation. RAPPORT, Québec, Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, 2008, page 118.
  2. Ibid., 269.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]