Col de l'Escrinet

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Col de l'Escrinet
Image illustrative de l'article Col de l'Escrinet
Le col de l'Escrinet et le serre de Suson vu de Blandine
Altitude 787 m
Massif Monts du Vivarais
(Massif central)
Coordonnées 44° 43′ 06″ N 4° 29′ 35″ E / 44.71833, 4.49306 ()44° 43′ 06″ Nord 4° 29′ 35″ Est / 44.71833, 4.49306 ()
Pays Drapeau de la France France
Vallée Vallée du Rhône
(est)
Vallée de l'Ardèche
(sud-ouest)
Ascension depuis Privas Aubenas
Déclivité moy. 3,9 % 4,2 %
Déclivité max. 5,6 % 7,5 %
Kilométrage 12,8 km 14 km
Accès RD 104 RD 104

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col de l'Escrinet

Le col de l'Escrinet (altitude 787 mètres) se situe en Ardèche, dans les monts du Vivarais. Une stèle à la mémoire de Jacques de Sugny est présente au sommet. C'est un lieu important pour l'observation des oiseaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le col est situé à une altitude de 787 mètres et se situe sur la Route nationale 304 entre Aubenas et Privas, dans le département de l'Ardèche. Il ouvre sur la vallée de l'Ardèche et les plaines du Languedoc au sud-ouest, et sur la vallée du Rhône au nord-est. Le col se place au triple point de rencontre des communes de Gourdon, Saint-Étienne-de-Boulogne et Saint-Priest.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le col de l'Escrinet est traversé par un étroit dyke volcanique qui émerge du substrat marno-calcaire. Il forme l'extrémité nord du massif du Coiron, massif caractérisé par une inversion de relief spectaculaire : il y a quelques millions d'années, des coulées volcaniques ont envahi des vallées creusées dans un substrat marno-calcaire. Ces coulées se trouvent aujourd'hui bien au-dessus des terrains environnants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mémorial Jacques de Sugny[modifier | modifier le code]

Escrinet : stèle à la mémoire de Jacques de Sugny
Au col de l'Escrinet

Au col, sur la butte de la Tourrasse, une stèle rappelle, lapidairement, la mémoire de Jacques de Sugny et ses trois identités. Né à Lyon, originaire du nord de l'Ardèche, Jacques de Sugny (1910-1986) fut en effet résistant au nazisme sous le nom de Loyola et premier préfet de l'Ardèche lors de la libération de Privas par la résistance. Puis sous le nom de Jacques Trémolin, il devint écrivain et chroniqueur naturaliste sur France Inter vers 1970. Ses chroniques pleines de vie sont à l'origine de plus d'un engagement en faveur de la protection de la nature. Ses cendres ont été épandues en 1986 au col de l'Escrinet, lieu d'un affrontement avec l'occupant en 1944.

Activités[modifier | modifier le code]

Conservation ornithologique[modifier | modifier le code]

L'Escrinet est un site exceptionnel pour l'observation de la migration des oiseaux au printemps (de février à la mi-mai) du fait de la faible altitude de vol imposée aux oiseaux lorsque souffle le mistral. Plus de 140 espèces peuvent y être observées, du vautour moine au roitelet huppé. Le col est classé en zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO).

Le col constitue le passage le moins élevé pour franchir le massif du Coiron. Son échancrure est encadrée au nord par le serre (montagne) de Suson (altitude 990 m) et au sud par la crête de Blandine (relais de télévision, altitude 1 017 m).

Les ornithologues du centre ornithologique Rhône-Alpes (CORA) y décomptent toutes les espèces de migrateurs diurnes du 15 février à la fin mars au moins. Ce comptage visuel a commencé en 1982 mais a dû s'interrompre complètement en 1992 et 1994 du fait des violences et des menaces de la part des braconniers.

Escrinet : observation des migrateurs par un froid polaire en mars 2006.

Une parcelle proche du col est propriété de la fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA) depuis 1987. Une petite parcelle au centre du col, la butte de la Tourrasse, a été acquise en 2001 par la Fondation Franz Weber pour permettre l'observation des oiseaux. Tous les terrains environnants sont détenus par la Fédération des Chasseurs de l'Ardèche qui y a laissé perdurer le braconnage jusqu'en 2005.

Pigeons ramiers luttant contre le vent pour franchir le col.

La pratique du tir au vol des pigeons ramiers, mais aussi celui des grives et des alouettes, bonne occasion de destruction des rapaces, s'y était développée à partir du milieu du XXe siècle (développement de l'automobile et raréfaction de tout autre gibier) pendant la période prénuptiale (février-mars). Ce tir, en contradiction avec la Directive oiseaux (1979) qui protège les espèces en période prénuptiale, fait l'objet d'un conflit depuis le début des années 1990 entre les chasseurs et les associations de protection de la nature.

Un sentier de découverte de la nature et de la faune locale, a été réalisé par la Fédération Départementale des Chasseurs de l'Ardèche tout près du col. L'accès est libre et gratuit.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Sur la route du col de l'Escrinet juste après le col de l'Arénier

Le col a été franchi lors de la 19e étape du Tour de France 2009 reliant Bourgoin-Jallieu à Aubenas et a été classé en 2e catégorie. L'Italien Alessandro Ballan est passé en tête.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]