Claude-Agnès Reynaud

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Reynaud.
Claude-Agnès Reynaud
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (66 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Claude-Agnès Reynaud, née à Paris le 6 mars 1953, est directeur de recherche au CNRS et immunologiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la petite fille de Charles-André Julien, historien spécialiste du Maghreb et figure politique anticolonialiste, et fille de Jean-Daniel Reynaud, professeur de sociologie du travail.

Elle entre à l’École normale supérieure de jeunes filles en 1972[1], en section Sciences Physiques et s'oriente vers la biologie. Elle réalise une thèse de 3ème cycle sous la direction de Klaus Scherrer, à l'Institut Jacques Monod sur la maturation des ARN nucléaires précurseurs des ARN messagers. Après sa thèse en 1981, elle s'oriente vers l'immunologie et commence un partenariat scientifique avec Jean-Claude Weill, encore en activité aujourd'hui. Elle séjourne 4 ans à l'Institut d'immunologie de Bâle (1987-1991), puis retourne en France à la Faculté de Médecine Necker-Enfants Malades, dans l'unité Inserm "Développement du système immunitaire", dirigée par Jean-Claude Weill (1992-1996 et 1999-2000), Harald von Boehmer (1997-1999), puis elle-même (2001-2013). L'équipe "Développement du système immunitaire est depuis 2014 intégrée à l'Institut Necker-Enfants Malades.

Travaux scientifiques[modifier | modifier le code]

Avec Jean-Claude Weill, elle s'intéresse aux mécanismes de formation du répertoire des immunoglobulines, mettant en évidence des mécanismes nouveaux comme la conversion génique chez les oiseaux[2], ou l'utilisation chez les ruminants du processus d'hypermutation somatique dans la formation du répertoire pré-immun[3]. Ces stratégies s'accompagnent d'une différenciation lymphocytaire localisée essentiellement dans les tissus lymphoïdes associés à l'intestin[4]. Leurs travaux plus récents ont porté sur les mécanismes moléculaires du processus d'hypermutation des gènes des immunoglobulines, par la description du rôle joué par les ADN polymérases mutagènes dans ce processus[5], ainsi que sur les mécanismes de formation de la mémoire immunitaire[6], et la description de sous-populations lymphocytaires chez l'homme présentant des analogies dans leur mode de formation avec celui des cellules B décrites chez les oiseaux ou les ruminants[7].

Claude-Agnès Reynaud est l'auteur et co-auteur de très nombreux articles scientifiques[8].

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  1. https://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Claude-Agn%C3%A8s+Reynaud.
  2. Reynaud, C.A., Anquez, V., Grimal, H. and Weill, J.C., « A hyperconversion mechanism generates the chicken light chain preimmune repertoire », Cell,‎ 48, (1987), p. 379-388
  3. Reynaud, C.A., Garcia, C., Hein, W.R., and Weill, J.C., « Hypermutation generating the sheep Ig repertoire is an antigen-independent process », Cell,‎ 80, (1995), p. 115-125
  4. Weill J.-C. and Reynaud, C.-A., « GALT versus bone marrow models of B cell ontogeny », Develop. Comp. Immunol.,‎ 22, (1998), p. 379-385
  5. Weill, J.-C. and Reynaud, C.-A., « DNA polymerases in adaptive immunity », Nature Reviews Immunol.,‎ 8, (2008), p. 302-312
  6. Dogan, I., Bertocci, B., Vilmont, V., Delbos, F., Mégret, J., Storck, S., Reynaud, C.-A. and Weill, J.-C., « Multiple layers of B cell memory with different effector functions », Nature Immunol.,‎ 10, (2009), p. 1292-1299
  7. Weill, J.-C., Weller, S. and Reynaud, C.-A, « Human marginal zone B cells. », Annu. Rev. Immunol.,‎ 27, (2009), p. 267-285
  8. « Google scholar »
  9. « Interview pour le Prix d'honneur de l'Inserm (2017), avec Jean-Claude Weill »
  10. « interview pour le Sanofi Senior Award (2018), avec Jean-Claude Weill »