Christian Bréchot

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Christian Bréchot
Naissance
Nationalité Drapeau : France française
Champs hépathologie, immunologie, biologie moléculaire
Institutions Inserm, hôpital Necker, Institut Pasteur
Renommé pour Travaux sur les hépatites

Christian Bréchot, né en 1952, est un médecin et chercheur français. Il a été le directeur général de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) de 2001 à 2007 et de l'Institut Pasteur à partir d'octobre 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Spécialiste des hépatites B et C et des mécanismes à l'origine des cancers du foie, il dirigeait l'unité Inserm U370 « Carcinogenèse hépatique et virologie moléculaire » depuis 1993, et depuis 1998 le Centre national de référence sur l'épidémiologie des hépatites virales. Christian Bréchot est aussi un professeur des universités – praticien hospitalier, chef du service d'hépatologie de l'hôpital Necker-Enfants malades de 1997 à 2001, et responsable du département de biologie cellulaire à la faculté de médecine Necker-Enfants Malades jusqu'en 2001.

Le , il devient directeur général de l'INSERM, succédant à Claude Griscelli. Le , Christian Bréchot démissionne de son poste de directeur général de l'INSERM pour assurer sa défense dans l'affaire Metagenex[1] pour laquelle il est accusé de conflits d'intérêt[2] à la suite d'un pré-rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas)[3] qu'il conteste[4]. En décembre 2009 le conflit entre sa femme, Patrizia Paterlini-Bréchot, cofondatrice de Metagenex, et Metagenex a pris fin par la signature d'un accord qui inclut une lettre officielle déchargeant Christian Bréchot dans le « contentieux [qui l']oppose aux investisseurs de Metagenex[5]. »

Depuis 2008, Christian Bréchot est vice-président de l'Institut Mérieux, chargé des Affaires médicales et scientifiques. Il est membre du conseil d'administration de la société BioMérieux[6], de Transgene et de la Fondation Marcel-Mérieux. Il est également responsable de la direction médicale et scientifique au sein de BioMérieux.

Le 8 mars 2013, l’Institut Pasteur a annoncé l'élection de Christian Bréchot au poste de directeur général pour un mandat de quatre ans à partir du 1er octobre 2013 succédant à Alice Dautry[7].

Apports scientifiques[modifier | modifier le code]

Les travaux de recherche de Christian Bréchot ont principalement porté sur les hépatites virales B (VHB) et C (VHC) et, en particulier, sur leur lien avec le cancer du foie (carcinome hépatocellulaire, CHC), ainsi qu’avec les mécanismes moléculaires qui conduisent à la régénération hépatique et au cancer (notamment la dérégulation du cycle cellulaire). Ces travaux ont associé recherche fondamentale et clinique en virologie moléculaire et biologie cellulaire.

Christian Bréchot a contribué à améliorer la compréhension des mécanismes à l’origine de la carcinogenèse hépatique chez les patients souffrant d’une infection chronique au VHB ou VHC (en particulier l’impact de l’intégration de l’ADN du VHB et les interactions entre les protéines du VHC et les principales voies de signalisation cellulaire, telles que les interférons et les TGF-b). Son groupe a également permis d’expliquer plusieurs aspects de la régulation du cycle cellulaire, notamment au travers de l’identification de la cycline A humaine sur le site d’insertion du génome du VHB d’un CHC[8].

Parallèlement, Christian Bréchot a dirigé plusieurs projets qui ont abouti à la conception d’un test diagnostique inédit de détection et de quantification de l’ADN du VHB dans le sérum. Son équipe a, par ailleurs, utilisé la microdissection laser sur des coupes de foie aux fins de la détection de l’ARN du VHC et de l’étude des quasi-espèces du VHC, mais également de l’analyse protéomique du foie. Christian Bréchot a travaillé sur l’impact clinique de la variabilité génétique du VHC, et les études cliniques de son groupe ont permis de démontrer l’efficacité de l’association interféron-ribavirine dans le traitement des infections au VHC. Il a, en outre, mené des études initiales portant sur l’efficacité de l’immunothérapie active spécifique contre le VHB chez les individus souffrant d’une infection chronique.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Christian Bréchot est également membre de plusieurs sociétés médicales de spécialité françaises et internationales et a reçu de nombreux prix, notamment le prix de l'Académie de médecine en 1996 et le prix Jean-Valade en 2000. Il a été également membre junior de l'Institut universitaire de France en 1991 pour une durée de cinq ans[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]